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Histoire globale du temps présent programme 2020

Histoire globale du temps présent programme 2020

Armelle ENDERS
Malika RAHAL

PROGRAMME 2020

Cette année, le séminaire porte sur les années 1980, et en particulier les années 1980 vues depuis le Sud. Il est désormais organisé par Natalya Vince, Armelle Enders et moi-même, avec l’IHTP, l’Université de Portsmouth et Europe in the Middle East, the Middle East in Europe (EUME) à Berlin. 

La première séance a lieu  28 janvier 2020, à 15h (heure française), à Portsmouth.

Elle porte sur « La fin des années 1970, la fin d’une époque ? », avec deux interventions (en anglais) :

Reem Abou El Fadl, Senior Lecturer, SOAS: 

"Egypt, 1978: Students who opposed Camp David"

et

Olivia Rutazibwa, Senior Lecturer, University of Portsmouth:

"Thomas Sankara and alternative North-South solidarity (Olaf Palme) against a background of neoliberalism"

 

La 2ème séance parisienne a lieu mardi 4 février de 10h à 12h, en salle 4.001, bâtiment de recherche Nord, 4e étage, Campus Condorcet. Il s'agira d'une présentation du programme, qui verra l'alternance d'interventions de chercheurs et de séances consacrées aux travaux et à la formation des étudiants.

La 3ème séance a lieu mardi 25 février de 10h à 12h, non sur le Campus Condorcet, mais à l’université Paris 8, bâtiment B2, salle 136 (métro Saint-Denis université, ligne 13).

Elle sera consacrée à la transition démocratique de l’Argentine, à partir de l’ouvrage de Marina Franco, El final del silencio (2018).

 

 

 

PROGRAMME 2019

Armelle Enders (université Paris 8) et Malika Rahal (CNRS/Institut d’histoire du Temps Présent)

Mercredi 12h-15h
Toutes les séances ont lieu à l’Institut d’histoire du temps présent, 59 rue Pouchet, 75017 Paris. Métro Guy Môquet ou Brochant (ligne 13) Salle 124.

L’« histoire du temps présent », appelé aussi, dans d’autres contextes, « histoire immédiate » ou « histoire récente », constitue un domaine spécifique de l’histoire contemporaine, dont elle se distingue par ses sources, ses méthodes et ses problématiques. En Europe, son émergence et son institutionnalisation sont directement le produit de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah.

Ce séminaire se propose d’examiner la période qui s’étend des années 1950 aux années 2010, depuis les sociétés qui n’ont pas été l’épicentre de ces catastrophes fondatrices du second vingtième siècle en Europe occidentale et aux États-Unis. À partir de quelles expériences s’est formé le rapport à la contemporanéité en Amérique latine, en Afrique subsaharienne, au Maghreb, en Asie, au sein des minorités et des diasporas ? Quelle place tient le passé dans des États, souvent issus des indépendances, considérés comme de jeunes nations ou des « pays du futur » ? Quelles formes y prennent les revendications et les politiques mémorielles ?

La question se pose d’autant plus que ces régions et leur historiographie sont le plus souvent négligées, voire carrément absentes, des synthèses récentes d’histoire globale, plus nombreuses sur le dix-neuvième siècle que sur le monde d’après 1945, et principalement centrées sur l’Europe et la Chine. Il s’agit donc, dans ce séminaire, de mettre à profit les deux sens de l’« histoire globale », expression qui désigne à la fois le processus de mondialisation, l’un des thèmes dominants de ces trente dernières années, et un outil intellectuel, une focale transnationale qui permet de faire apparaître de nouveaux questionnements.

Les séances de l’année 2018-2019, ouvertes à tous les étudiants de master et de doctorat intéressés par l’histoire contemporaine extra-européenne, mettront particulièrement l’accent sur les formes d’émancipation, collective ou individuelle, la décolonisation comme le développementalisme, les « transitions démocratiques », les entreprises révolutionnaires et les résistances à l’oppression…

Les mercredis de 12h à 15h

Contact : contact

Séminaire 2018-2019

1. mercredi 3 octobre : Armelle Enders et Malika Rahal : Introduction

2. mercredi 24 octobre : Armelle Enders et Malika Rahal : "Réflexions sur une chronologie d’histoire globale"

3. mercredi 7 novembre : Emmanuelle Sibeud (université Paris 8/IDHES) : « Une postcolonisation sans histoire ? De la controverse autour des études postcoloniales à l’histoire intellectuelle de la décolonisation en France »

4. mercredi 21 novembre : Guillermo Augusto Múnera Dueñas (doctorant EPHE) : « Entre "développement" et "libération" : naissance et circulation de la théologie de la libération entre l'Europe et l'Amérique latine (1965-1975) »

5. mercredi 5 décembre : Atelier de lecture

6. mercredi 19 décembre : Françoise Blum (CNRS/CHS) :  "Afrique subsaharienne francophone : temporalités dé-coloniales »

7. mercredi 23 janvier 2019 : Eugenia Palieraki (Université Cergy-Pontoise) : "Pour une histoire décentrée de la Guerre froide : Les circulations révolutionnaires entre l'Amérique latine et la Méditerranée sud et orientale (années 1950-1970)"

8. mercredi 6 février : Armelle Enders : «  Entre la ‘’fin de l’histoire’’ et retour du passé. Les débuts de la ‘’Nouvelle République’’. Brésil, 1988-1989 »

9. mercredi 20 février : Atelier de lecture

10. mercredi 6 mars : Victor Pereira (université de Pau et des Pays de l’Adour/ITEM) : « Les échos internationaux de la Révolution des Œillets »

11. mercredi 20 mars : Ana Lúcia Araújo (Howard University) sur les politiques de mémoire de l’esclavage.

12. mercredi 3 avril : James McDougall (Trinity College, Oxford University) : "Historiographie de la décolonisation"

13. mercredi 15 mai : Conclusion