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Directeur de recherche - IHTP
Contact : peter.schoettler@ihtp.cnrs.fr
Né en 1950, Peter Schöttler a d’abord orienté ses recherches vers l’histoire sociale et soutenu une thèse sur les « Bourses du travail » à la fin du XIXe siècle. Il s’est ensuite consacré à l’histoire allemande où il a notamment travaillé sur les conflits sociaux en Rhénanie vers 1840-48. Depuis son recrutement au CNRS, il a consacré de nombreux travaux aux transferts culturels franco-allemands, avant de se tourner de plus en plus vers l’histoire du « Troisième Reich » et du nazisme. Après avoir été rattaché au laboratoire « Transferts. Histoire interculturelle du monde germanique » de l’Ecole Normale Supérieure (URA 1999) et au « Centre Marc Bloch » de Berlin (URA 1795), Peter Schöttler a rejoint l’IHTP en 2004 où il poursuit plusieurs projets dont une édition des textes de Marc Bloch sur l’Allemagne et une étude sur les frontières franco-allemandes au XXe siècle. A moyen terme, il prépare un travail sur la division-SS « Charlemagne ». Un livre sur l’épistémologie de Marc Bloch est également en cours de rédaction.
Peter Schöttler a enseigné dans plusieurs universités allemandes et en 2000 il a été nommé professeur associé (« Honorarprofessor ») à l’Université Libre de Berlin. Durant le semestre d’été 2004 il a enseigné comme professeur invité au département d’histoire du temps présent de l’Université de Vienne. De 2003 à 2006, Peter Schöttler a animé, avec Florent Brayard et Pieter Lagrou, un séminaire à l’EHESS sur :
Histoire et historiographie du nazisme.

En 2011-2012, Peter Schôttler est chercheur associé au Centre Marc Bloch de Berlin.
Principales publications
Ouvrages
Naissance des Bourses du travail. Un appareil idéologique d’Etat à la fin du XIXe siècle, Paris, Presses Universitaires de France, 1985 (trad. all.).
Lucie Varga. Les autorités invisibles. Une historienne autrichienne aux « Annales » dans les années trente, Paris, Editions du Cerf, 1991 (trad. all.).
Le nazisme et les savants, dossier de la revue Genèses, no. 21, décembre 1995.
(éd.) Lucien Febvre, Le Rhin. Histoire, mythes et réalités, Paris, Librairie Académique Perrin, 1997 (trad. all., ital., esp., port., chin.).
(éd.) Geschichtsschreibung als Legitimationswissenschaft 1918-1945, Francfort, Suhrkamp-Verlag, 1997 (trad. japon.).
(éd.) Marc Bloch - Historiker und Widerstandskämpfer, Francfort, Campus-Verlag, 1999.
(éd. avec Philippe Despoix) Siegfried Kracauer, penseur de l’histoire, Paris, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme ; Laval, Presses Universitaires Laval, 2006.
(éd. en coll. avec Hans-Jörg Rheinberger) Marc Bloch et les crises du savoir, Berlin, Max Planck Institut für Wissenschaftsgeschichte, 2011.
Articles récents
« De l’histoire régionale à ‘l’histoire du peuple’ nazie - ou la ‘voix inaudible du sang’ » , Sociétés contemporaines, no. 39, 2000, pp.61-78.
« Lucie Varga ou la face cachée des Annales », in : Femmes de culture & de pouvoir. Liber amico/arum Andrée Despy-Meyer, Bruxelles, Sextant, 2000, pp. 227-245.
« Lucien Febvre, Luther et les Allemands », Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, 147, 2001, pp. 9-66.
« Marc Bloch et Allemagne », Revue d’Allemagne, 33, 2001, pp. 113-130.
« Marc Blochs Testament », in : Marc Bloch, Apologie der Geschichtswissenschaft oder Der Beruf des Historikers, Stuttgart, Verlag Klett-Cotta, 2002, pp. 215-280.
« Die intellektuelle Rhein-Grenze. Wie lassen sich die französischen Annales und die NS-Volksgeschichte vergleichen ? », in : Christoph Conrad/Sebastian Conrad (éds.), Die Nation schreiben. Geschichtswissenschaft im internationalen Vergleich, Göttingen, Verlag Vandenhoeck & Ruprecht, 2002, pp. 271-295.
« Eine Art ‚Generalplan West’. Die Stuckart-Denkschrift vom 14. Juni 1940 und die Planungen für eine neue deutsch-französische Grenze im Zweiten Weltkrieg », Sozial.Geschichte. Zeitschrift für historische Analyse des 20. und 21. Jahrhunderts, 18, 2003, 3, pp. 83-131.
« Versäumte Fragen - aber welche ? Die deutsche Historikerzunft und ihre dunkle Vergangenheit », in : Tobias Kaiser et al. (éds.), Historisches Denken und gesellschaftlicher Wandel, Berlin, Metropol-Verlag, 2004, pp. 125-147.
« French and German Historians’ Networks : the Case of the Early Annales », in : Christophe Charle et al. (éds.), Transnational Intellectual Networks. Forms of Academic Knowledge and the Search for Cultural Identities, Francfort, Campus-Verlag, 2004, pp. 115-133.
« Henri Pirennes Kritik an der deutschen Geschichtswissenschaft und seine Neubegründung des Komparatismus im Ersten Weltkrieg », Sozial.Geschichte. Zeitschrift für historische Analyse des 20. und 21. Jahrhunderts, 19, 2004, 2, pp. 53-81.
« La continuation des Annales sous l’occupation - une ‘solution élégante’ ? », in : Albrecht Betz/Stefan Martens (éds.), Les intellectuels et l’Occupation, 1940-1944. Collaborer, partir, résister, Paris, Editions Autrement, 2004, pp. 243-261.
« 13 rue du Four - die ‚Encyclopédie Française’ als Mittlerin französischer Wissenschaft in den 1930er Jahren », in : Elisabeth Nemeth/Nicolas Roudier (éds.), Paris – Wien. Enzyklopädien im Vergleich, Wien, Springer-Verlag, 2005, pp. 179-204.
« Marc Bloch, die Lehren der Geschichte und die Möglichkeit historischer Prognosen », in : Österreichische Zeitschrift für Geschichtswissenschaften, 16, 2005, 2, pp. 104-125.
« Henri Pirenne face à l’Allemagne de l’après-guerre ou la (re)naissance du comparatisme en histoire », in : Serge Jaumain et al. (éds.), Une guerre totale ? La Belgique dans la Première Guerre Mondiale. Nouvelles tendances de la recherche historique. Actes du colloque international organisé à l’ULB du 15 au 17 janvier 2003, Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 2005, pp. 507-517.
« La Westforschung allemande : de la défensive à l’offensive territoriale », in : Christian Baechler, François Igersheim, Pierre Racine (éds.), Les Reichsuniversitäten de Strasbourg et de Poznan et les résistances universitaires 1941-1944, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2005, pp. 35-46.
« Marc Bloch (1886-1944) », in : Lutz Raphael (éd.), Klassiker der Geschichtswissenschaft, t. I, Munich, Beck-Verlag, 2006, pp. 232-250.
« Robespierre als Erinnerungsfigur », in : Max Gallo, Robespierre, Stuttgart, Klett-Cotta, 2007, pp. 268-285 (avec Daniel Schönpflug).
« Deutsche Historiker auf vermintem Terrain », in : Ulrich Pfeil (éd.), Das Deutsche Historische Institut Paris und seine Gründungsväter. Ein personengeschichtlicher Ansatz, Munich, Oldenbourg-Verlag, 2007, pp. 15-31.
« Le Centre International de Synthèse et l’Autriche. Notes pour une enquête », in : Ute Weinmann (éd.), Autriche/ France. Transferts d’idées – histoires parallèles ?, Mont-Saint-Aignan, PURH, 2006 (= Austriarca 31, 2006, no. 63), pp. 99-117.
« Die autobiographische Versuchung », in : Alf Lüdtke/Reiner Prass (éds.), Gelehrtenleben. Wissenschaftspraxis in der Neuzeit [Mélanges Hans Medick], Cologne, Böhlau, 2008, pp. 131–140.
« Die deutsche Geschichtswissenschaft und Marc Bloch », in : Ulrich Pfeil (éd.), Die Rückkehr der deutschen Geschichtswissenschaft in die „Ökumene der Historiker“. Ein wissenschaftsgeschichtlicher Ansatz, Munich, Oldenbourg, 2008, pp. 155–185.
« Zone Interdite : Vergangenheiten einer Zunft », in : Belinda Davis/Thomas Lindenberger/Michael Wildt (éds.), Alltag, Erfahrung, Eigensinn. Historisch-anthro-pologische Erkundungen [Mélanges Alf Lüdtke], Frankfurt/Main, Campus, 2008, pp. 389–402.
« Traduire Braudel », in : 24e Assises de la traduction littéraire (Arles 2007). Traduction/Histoire, Arles, Actes Sud, 2008, pp. 33–62.
« Wie weiter mit - Marc Bloch ? », Sozial.Geschichte - online, 23, n° 1, 2009, pp. 11-50.
lire
« After the Deluge : The Impact of the Two World Wars on the Historical Work of Henri Pirenne and Marc Bloch », in : Stefan Berger/Chris Lorenz (éds.), Nationalizing the Past. Historians as Nation Builders in Modern Europe, Houndmills, Palgrave-Macmillan, 2010, pp. 404–425.
« Marcel Boll, physicien-philosophe et critique d’Émile Meyerson », in : Corpus. Revue de philosophie, no. 58, 2010, pp. 143–157.
- Curriculum vitae
- Bibliographie complète
Publications en ligne
- « Le Rhin comme enjeu historiographique dans l’entre-deux-guerres. Vers une histoire des mentalités frontalières »
- Peter Schöttler/Hans-Jörg Rheinberger (éds.), Marc Bloch et les crises du savoir, Berlin, Max Planck Institut für Wissenschaftsgeschichte (Preprint no 418), 2011, 127 pp., avec des contributions de Françoise Balibar, Christian Bonnet, Enrico Castelli-Gattinara, Philippe Despoix, Jean-Louis Fabiani, Massimo Mastrogregori, Bertrand Müller, Peter Schöttler, Hans-Jörg Rheinberger.
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 | CV de Peter Schöttler 2011 - 136.3 ko
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 | P. Schoettler, bibliographie mars 2012 - 402.2 ko
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