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(page mise à jour le 24 septembre 2009)
Toutes les séances se déroulent à l’IHTP, salle 159, de 14 heures à 17 heures.


Guy Pervillé, Professeur à l’Université Toulouse II Le Mirail et directeur du Groupe de recherche en histoire immédiate.
Henry Rousso, Directeur de recherche au CNRS (IHTP).
Jean-François Sirinelli, Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et directeur du centre d’histoire de Sciences Po.
Le débat sera animé par Philippe Bourdin, Professeur d’histoire moderne à l’Université Blaise-Pascal de Clermont Ferrand.
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Eli Zarestsky, professeur invité à l’IHTP, Professeur d’histoire contemporaine à la New School for Social Research de New York.
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Bogumil Jewsiewicki, Professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire comparée de la mémoire, Université Laval, Québec, Canada.
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Thomas Lindenberger, directeur du Ludwig Boltzmann Institute for European History and Public Spheres, Vienne, Autriche.
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Anne Pérotin-Dumon, Archives nationales (Paris) et Université jésuite du Chili (Santiago)
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Patrick Garcia, Université de Cergy Pontoise - IHTP
À intervalles réguliers les présidents de la République se font les locuteurs de l’histoire nationale. « Dire l’histoire » apparaît, à bien des égards, comme une contrainte structurelle que renforce la logique de la Vème République qui fait du Président « l’homme de la nation » (Ch. de Gaulle).
Néanmoins au-delà des différences de sensibilité et de culture quelle valeur est effectivement dévolue à ces énonciations du passé collectif ? Peut-on distinguer, de 1958 à nos jours, des évolutions du statut dévolu à l’histoire qui s’imposeraient aux acteurs et relèveraient d’une mutation globale du rapport au passé ? L’histoire énoncée dans ce cadre est-elle un simple variable d’ajustement du discours politique ou engage-t-elle des choix fondamentaux ?
C’est à ces questions ouvertes que s’attachera l’intervention de Patrick Garcia dans le prolongement des travaux qu’il a déjà publiés sur ce chantier.


François Dosse, Université Paris XII- IHTP
La problématique des Lieux de mémoire est née dans un laboratoire, celui d’un enseignement qui a débuté en 1976 à l’EHESS, donné par Pierre Nora et dont la chaire s’intitulait : "Histoire du présent". Il s’agira de voir dans quelles conditions ont émergé les thématiques qui seront plus tard déployées dans les 7 volumes des Lieux, d’en dessiner la cartographie intellectuelle et de mettre en relation l’itinéraire singulier de Pierre Nora avec ce renouvellement décisif de l’historiographie. En effet, la composante biographique permet ici de mieux en comprendre le sens et d’éviter les contre-sens de beaucoup de critiques. Au même moment où, comme nous l’a montré François Hartog, Pierre Vidal-Naquet empruntait le chemin de l’écriture de ses propres mémoires pour apaiser sa tension d’historien français juif, Pierre Nora optait pour une autre voie, celle de l’écriture de l’histoire pour apaiser une tension similaire.
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