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"La Guerre Froide vue d’en bas"
L’IHTP anime un réseau d’une cinquantaine de correspondants départementaux répartis sur toute la France métropolitaine en vue de conduire des enquêtes collectives. Unique en son genre dans la recherche historique française, ce réseau est l’héritier de celui mis en place en 1944 par la Commission d’Histoire de l’Occupation et de la Libération de la France. Il est constitué principalement de professeurs d’histoire de l’enseignement secondaire (en activité ou en retraite) et de doctorants. Il faut noter que les retombées pédagogiques par la diffusion des connaissances sont importantes. En plus des ouvrages collectifs, nombre des travaux des correspondants ont été à l’origine de la publication de documents et de dossiers documentaires à vue pédagogique réalisés pour les enseignants et /ou les élèves du primaire et du secondaire, qu’ils soient édités par le CNRP, les CDRP ; les archives départementales ou les conseils généraux et régionaux.
Programme de recherche 2008-2012
La Guerre froide vue d’en bas.
Cette recherche est menée par les Correspondants départementaux de l’IHTP, sous la direction scientifique de Philippe Buton , Professeur, Directeur du Département d’Histoire contemporaine à l’Université de Reims, et de Michel Hastings, Professeur de Science politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille ; assistés d’ Olivier Büttner, Ingénieur de recherche CNRS à l’IHTP coordinateur et animateur du réseau des correspondants.
Cette recherche est soutenue par La Direction des Archives de France et le Ministère de l’Education nationale.
I. Les origines d’une enquête
La Guerre froide ne fut-elle qu’un phénomène géopolitique, appréhendé uniquement par les leaders de la planète lors des moments de tension internationale ? Ou, au contraire, dessina-t-elle un cadre prégnant dont les enjeux et les contraintes s’imposèrent à tous ? A côté de sa configuration résolument mondiale, la Guerre froide trouva-t-elle non seulement des échos en province, mais également une certaine réalité sociale capable de structurer les actions et les discours locaux ?
De toute évidence, la réponse à cette question n’est pas la même selon les sociétés concernées. Si la perception de la Guerre froide aux Etats-Unis reste avant tout une projection mentale vers l’extérieur, en Allemagne, elle n’est pas loin d’être vécue charnellement, une de ses données les plus visibles étant bien entendu la séparation de la nation allemande en deux entités étatiques profondément différentes et pourtant si proches. Qu’en fut-il pour la société française ? Tel est l’objectif premier de notre enquête : scruter la profondeur sociale de cette question de la Guerre froide, traditionnellement pensée en termes de relations internationales et d’ordre diplomatique, la revisiter en privilégiant désormais la focale plus pointue du local et des usages sociaux. Pour cela, il convient de s’appuyer sur l’éminente richesse de l’Institut d’Histoire du Temps Présent : son réseau de correspondants et son habitude des enquêtes départementalisées. Pour autant, si la situation française, dans sa diversité régionale, demeure notre principale préoccupation, nous souhaitons aussi amorcer une comparaison internationale qui pourra prendre une double forme : une approche essentiellement historiographique présentant les démarches apparentées à la nôtre dans tel ou tel pays, et l’examen approfondi de quelques études locales par des chercheurs directement associés à notre enquête.
(suite)
Présentation et programme :

Le réseau des correspondants départementaux "La Guerre froide vue d’en bas"

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