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La SNCF sous l’occupation allemande
Christian Bachelier
L’attitude
de la SNCF sous l’Occupation a donné lieu à une étude réalisée,
dans le cadre de l’IHTP, par Christian Bachelier : La SNCF sous l’occupation
allemande 1940-1944. Rapport documentaire, 5 volumes, Paris, IHTP-CNRS,
1996, un ensemble qui se décompose comme suit :
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les deux premiers volumes, d’un total de 914 pages, forment le rapport proprement
dit ;
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les deux volumes suivants, constitués d’annexes, sont consacrés
le premier à des documents généraux (87 pièces),
le second à des documents sur la question spécifique des déportations
(110 pièces).
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le dernier volume, de 31 pages, est un résumé de l’ensemble
À l’automne 1992, la SNCF avait contacté l’IHTP afin d’étudier les
possibilités de mener une étude approfondie sur le rôle
des chemins de fer dans la déportation des juifs de France. Cette demande
résultait d’une part du fait qu’aucun travail d’ampleur n’avait été entrepris sur ce sujet. Elle s’inscrivait dans un courant général
qui a vu ces dix dernières années un certain nombre d’institutions
ou d’entreprises publiques, ainsi qu’un certain nombre de corps de l’État
faire un « travail de mémoire » sur leur attitude durant
les années 1940-1944. D’autre part, au même moment, la SNCF devait
faire face au dépôt de plaintes « pour crimes contre l’humanité », et il était donc nécessaire qu’elle puisse disposer d’une
information fiable.
Après
des discussions préliminaires, il avait été convenu qu’il
était plus cohérent sur un plan scientifique de traiter l’ensemble
de l’histoire de l’entreprise durant la Seconde Guerre mondiale, afin de mieux
comprendre les aspects les moins connus, qui ont été ici l’objet
d’une investigation particulière : la stratégie propre d’une entreprise
publique qui dépendait à la fois de la tutelle de Vichy et des
contraintes de l’occupant allemand, son rôle dans les déportations,
l’épuration de l’entreprise à la Libération, sans oublier
d’autres points comme l’amorce d’une histoire des cheminots pendant la guerre.
C’est
ainsi que la SNCF et le CNRS ont signé une convention de recherche, le
13 novembre 1992, prorogée par un avenant signé le 12 février
1994, qui confiait à l’IHTP, la tâche de collecter une large documentation
et de jeter les bases d’une histoire de l’entreprise pendant la Seconde Guerre
mondiale. Cette recherche a été conduite par Christian Bachelier,
chercheur contractuel au CNRS, sous la responsabilité scientifique de
Henry Rousso. Elle s’est fondée pour l’essentiel sur le dépouillement
de fonds provenant des archives de la SNCF, des archives nationales et des archives
allemandes, sources auxquelles il faut ajouter l’utilisation de certains témoignages.
Le
rapport final, qui se présente sous la forme d’un « Rapport documentaire
», privilégie volontairement la présentation des sources
utilisées, notamment par la reproduction d’un très grand nombre
de documents, et constitue l’amorce d’une histoire plus complète qui
reste sans doute encore à entreprendre.
Ce
travail a été remis à la SNCF le 18 septembre 1996. Les
deux parties ont convenu toutefois d’accorder un délai supplémentaire
à l’auteur du rapport afin qu’il puisse compléter ses recherches
et entreprendre un travail personnel sur le sujet, délai qui a couru
jusqu’au 1 er mars 1998, et qui a été implicitement prolongé jusqu’à la rentrée universitaire 1998-1999.
Avec
l’accord de la SNCF, propriétaire du rapport, celui-ci est donc, depuis
septembre 1998, librement consultable à la bibliothèque de l’IHTP,
comme il l’est au Centre de documentation de la SNCF (et il a été consulté aussi bien par des chercheurs que par des journalistes). Le texte intégral du rapport (sans les annexes documentaires) est accessible sur le site de l’Association
pour l’histoire des chemins de fer en France (www.ahicf.com)
à partir de son résumé.
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