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Muriel Blaive, Une déstalinisation manquée. Tchécoslovaquie 1956
Paris/Bruxelles, IHTP-CNRS/Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2005, 282 p.,
28,90 €
REMERCIEMENTS
ABRÉVIATIONS

PRÉFACE par Krzysztof Pomian
1956 : L’INTÉRÊT D’UN « NON-ÉVÉNEMENT »
1956 : Hongrie, Pologne... et Tchécoslovaquie
L’absence de discussion académique autour de l’année 1956
LE XXE CONGRÈS DU PCUS ET SES CONSÉQUENCES EN POLOGNE ET EN HONGRIE
- L’importance de la pression sociale
LE PARCOURS DU « RAPPORT SECRET » EN TCHÉCOSLOVAQUIE ET LES FERMENTS DE CONTESTATION NÉS DU XXE CONGRÈS
- La politique officielle concernant les « résultats du XXe Congrès »
Novotny’ informe le comité central
- La lecture du « rapport secret » devant les membres de base du parti
- La clef du « succès » de Novotny’ ?
- La diffusion du « rapport secret » au sein de la population
- Les revendications des membres du KSC
- Les intellectuels se manifestent avec courage, mais entre eux
- La « révolution en pyjama » : les étudiants tchécoslovaques en 1956
- Le virage du printemps 1956 dans le discours officiel
1948-1956 : LES FANTOMES DU PASSÉ
- Les effets de la réconciliation soviéto-yougoslave
- Les aventures tchécoslovaques de Koni Zilliacus
- La défense équivoque de Gottwald
- Le renvoi d’Alexej Cepicka
- Les cas de Doubek et Bacílek
- L’unité « en-haut » et la faiblesse du mécontentement « en-bas »
L’ « HÉRITAGE DÉMOCRATIQUE » : DU KSC À LA SOCIÉTÉ TCHÈQUE
- Avant propos : Les années 1950 dans l’historiographie
- Le KSC et les institutions politiques de la première République
- Le débat sur la « dualité » du KSC
- Les « racines démocratiques » du KSC : 1948-1956
- Les « traditions démocratiques », le KSC et l’ « opinion publique »
- L’influence de la vision américaine du conflit Est-Ouest
- L’amour de la Tchécoslovaquie
DES « TRADITIONS DÉMOCRATIQUES » AU RÉGIME DE TERREUR
- Le mécontentement populaire : les événements de Brno et les procès politiques
- La réforme monétaire de 1953
- Des chiffres et des interprétations
- Les chiffres de la répression en Hongrie et en Pologne
- Traditions démocratiques et régime de terreur
- Un tchéco-centrisme contre-productif
HISTOIRE ET MÉMOIRE : LE CAS DES EX-COMMUNISTES
- Artur London, agent du Komintern ?
- De la complexité des rapports humains
- Un historien incontournable : Karel Kaplan
- Klement Gottwald : de la sympathie personnelle à l’excuse collective
- L’amitié entre Gottwald et Slánsky’
- Un renouveau historiographique bien timide
MUNICH ET L’EXPULSION DES ALLEMANDS DES SUDÈTES
- De la culpabilité des Allemands des Sudètes
- Le rôle de la crise économique
- La démocratie tchèque en tant qu’arme offensive
- La radicalisation progressive du président Benes¹
- Un débat étouffé sur l’expulsion
- Le rapprochement avec l’URSS
- La célébration des « valeurs » tchèques
LA POLITIQUE DU KSC, 1945-1948
- Le KSC et les minorités nationales avant et après 1943
- La « voie tchécoslovaque vers le socialisme » ou la séduction des
classes moyennes
- L’application pratique : la campagne de recrutement dans le KSC
- Du militantisme à la conviction « forcée » : la base de soutien du
KSC
DU FACTEUR NATIONAL AU FACTEUR ÉCONOMIQUE : TCHÉCOSLOVAQUIE,
HONGRIE ET POLOGNE, 1945-1956
- La Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Pologne : situation comparée en
1945
- L’état des sentiments d’animosité vis-à-vis des Russes
- Les contentieux territoriaux avec l’URSS
- La forme d’exploitation économique imposée par les Soviétiques en
1945
- La mauvaise image de la Pologne et de la Hongrie en Tchécoslovaquie
- Les Tchécoslovaques et la révolution hongroise
- Les relations tchéco-slovaques
- Le facteur économique en Pologne, Hongrie et Tchécoslovaquie
- Nationalisme et communisme
CONCLUSION
NOTES
CHRONOLOGIE GÉNÉRALE
CHRONOLOGIE DÉTAILLÉE DE LA POLOGNE EN 1956
CHRONOLOGIE DÉTAILLÉE DE LA HONGRIE EN 1956
CHRONOLOGIE DÉTAILLÉE DE LA TCHÉCOSLOVAQUIE EN 1956
BIBLIOGRAPHIE
- Documents d’archives
- Entretiens
- Sources imprimées
- Publications historiques
INDEX
Une déstalinisation manquée. Tchécoslovaquie 1956
Muriel Blaive
Le thème de ce livre peut sembler paradoxal. En effet, en cette fatidique année révolutionnaire antistalinienne pour la Hongrie et la Pologne, aucun événement palpable ne vient troubler la quiétude apparente de voisins immédiats - tchèques et slovaques - qui avaient pourtant connu la démocratie avant la Seconde Guerre mondiale.
Mais c’est justement l’anatomie de cette « absence » qui retient ici l’attention.
L’auteur replace d’abord la Tchécoslovaquie dans le contexte de la déstalinisation de 1956. Elle présente ensuite les années 1950 dans l’historiographie et analyse les interprétations de 1956 en provenance des historiens occidentaux et tchèques. Enfin, elle invoque le passé traumatique du pays (accords de Munich, protectorat allemand, expulsion des Allemands des Sudètes après la guerre), l’influence des communistes sur la scène intellectuelle tchèque à partir de 1945, l’état des relations avec le voisin soviétique et le niveau de soutien dont a bénéficié le parti communiste au sein de la population comme facteurs expliquant l’« absence » de 1956.
L’ouverture partielle des archives a permis de constater l’existence de décalages très importants entre les interprétations historiographiques de ces événements et certains aspects de la réalité mesurables par des documents officiels - nombre de personnes emprisonnées, politique d’information des membres du comité central, etc. - et ainsi de déconstruire un certain nombre de mythes présents dans l’histoire nationale tchèque. En replaçant l’histoire du communisme de ce pays dans un contexte à la fois plus lointain (dans le temps) et plus large (dans l’espace), Muriel Blaive montre que le parti communiste disposait de solides racines dans la société et que, à la différence de ses homologues polonais et hongrois, il ne s’opposait au nationalisme tchèque sur presque aucun plan. L’originalité du communisme tchèque - et la clef de son succès - se définit ainsi par sa compatibilité unique avec le nationalisme.
Muriel Blaive est historienne, spécialiste de la période communiste et post-communiste en Tchécoslovaquie et Europe centrale. Après avoir effectué plusieurs années de recherches en République tchèque et en Hongrie, elle a soutenu sa thèse à l’EHESS, sous la direction de Krzysztof Pomian. Elle est aujourd’hui maître de conférence à l’Université Charles de Prague.
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- S. Audoin-Rouzeau, A. Becker, C. Ingrao, H. Rousso (dir.), La violence de guerre, 1914-1945
- Pieter Lagrou, Mémoires patriotiques et Occupation nazie. Résistants, requis et déportés en Europe occidentale, 1945-1965
- Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste
- François Bédarida, Histoire, critique et responsabilité
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- Philippe Buton, La joie douloureuse. La Libération de la France
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