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Luc Capdevila, Danièle Voldman, Nos morts. Les sociétés occidentales face aux tués de la guerre, 2002

 

Paris, Editions Payot et Rivages, 2002, 282 p., 18,50 € ISBN :2-228-89636-5

27/04/04

TABLE

AVANT-PROPOS

CHAPITRE PREMIER. Les morts de la guerre

Mourir au combat

Secourir les blessés, ramasser les corps

Du héros à la victime

Images de batailles

CHAPITRE II. Identifier les tués pour mieux les pleurer ?

Les plaques d’identité

Reconnaître aussi les civils

Compter les morts

CHAPITRE III. Les armées et les États face à leurs défunts

L’action des pouvoirs publics

Répondre à l’attente des familles

À chaque mort son visage

« Les grands cimetières sous la lune »

CHAPITRE IV. Que faire du cadavre de l’ennemi ?

L’évolution du droit international

Des usages entre respect et transgression

S’armer du cadavre ennemi

Tuer les morts

Anéantir les vivants à travers les défunts

CHAPITRE V. Les formes de l’adieu

Des traditions difficiles à respecter

Vers l’invention de nouveaux rites

Impossibles bûchers

La présence religieuse

Funérailles publiques, célébrations officielles

CHAPITRE VI. La ritualisation du deuil dans les commémorations

Des cimetières de guerre provisoires aux né-cropoles nationales

Les Associations du souvenir des morts

Un environnement funéraire pour commémorer

Vers des rituels de l’intime

PRESENCE DU CORPS DES MORTS

Bibliographie

Remerciements

Index

Table des illustrations


Nos Morts Les sociétés occidentales face aux tués de la guerre

Les guerres de l’ère industrielle produisent de grandes quantités de tués. Que font de tous ces cadavres les sociétés engagées dans les conflits ? Comment les honorent-elles ? Comment s’en débarrassent-elles ? Quelle est leur attitude vis-à-vis du corps de l’ennemi ?

Au xixème siècle, les morts au champ d’honneur étaient poussés sans identification dans des fosses communes ; aujourd’hui, ils sont devenus si précieux qu’on en recherche les débris pour leur rendre les derniers honneurs... Histoire croisée de la guerre et de la mort, ce livre décrit l’attitude complexe de nos sociétés vis-à-vis de la mort. Attirés par l’éternelle jeunesse, tentés par le déni de la mort et de la déchéance physique, confrontés à l’allongement de l’espérance de vie, nous gardons l’espoir de partir en guerre sans perdre une seule vie. Mais le « zéro mort » pour soi n’implique-t-il pas un « plus de morts » pour l’autre ?

Luc Capdevila, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Rennes 2, est membre du Centre de recherche historique sur les sociétés et les cultures de l’Ouest (CRHISCO). Danièle Voldman est directrice de recherche à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS). Leurs recherches portent sur les sociétés en guerre à l’époque contemporaine.

 

 

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