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Institut d’histoire du temps présent - IHTP

 
 
 

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Florent Brayard (dir.), Le génocide des Juifs entre procès et histoire. 1943-2000

 

Paris/Bruxelles, IHTP-CNRS/Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2000, 308 p.

19,90 €

Sommaire

INTRODUCTION

Florent BRAYARD : Juges et historiens. Sur un segment et deux triangles

PREMIERE PARTIE LES PROCÈS FACE A L’HISTOIRE

Michael R. MARRUS : L’histoire et l’Holocauste dans le prétoire

Norbert FREI : Le retour du droit en Allemagne La justice et l’histoire contemporaine après l’Holocauste - un bilan provisoire

Devin O. PENDAS : « Auchwitz, je ne savais pas ce que c’était » Le procès d’Auschwitz à Francfort et l’opinion publique allemande

Annette WIEVIORKA : La France et le crime contre l’humanité

DEUXIÈME PARTIE PROCÈS, HISTOIRE, RÉCIT

Florent BRAYARD : Comment écrire l’histoire sans archives ? Un regard sur l’historiographie du camp d’extermination de Belzec

Jean-Jacques FOUCHÉ : La déception des témoins Le conflit des récits du massacre à Oradour-sur-Glane

Lawrence DOUGLAS : Régenter le passé : Le négationnisme et la loi

TROISIÈME PARTIE JUGES ET HISTORIENS

Michael WILDT : Des vérités qui diffèrent Historiens et procureurs face aux crimes nazis

Henry ROUSSO : Juger le passé ? Justice et histoire en France

Antoine PROST : L’historien, le juge, le témoin et l’accusé


Le Génocide des Juifs entre procès et histoire, 1943-2000

Sous la direction de Florent Brayard

Depuis 1943, la justice s’est faite sous le double signe de la punition des criminels nazis et de la mise en évidence de leurs crimes, à des fins parfois éducatives ou édifiantes. Et le juge, en disant les crimes, a souvent dit en même temps l’histoire.

Bien que les traditions juridique et historique soient différentes, les pratiques employées par le juge et par l’historien se sont ici révélées très proches, surtout avec la tenue de procès tardifs à valeur « historique ». Les grands procès de Nuremberg, ou de Francfort contre les gardiens d’Auschwitz, le procès Eichmann à Jérusalem ou encore les procès contre Barbie, Touvier et Papon, ont contribué de manière décisive à la constitution de récits historiques.

Ainsi historiens et juges se croisent : les premiers ont souvent été considérés comme des auxiliaires de justice, comme des « témoins » ou comme des experts ; en même temps, les jugements, interrogatoires, pièces à conviction établis par les seconds ont constitué pour eux une source irremplaçable.

C’est de cette confrontation que rend compte ce livre sur la postérité de la Shoah.

 

 

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