17/05/05

 

Répertoire des archives de l'IHTP

Archives, témoignages et documents écrits

Seconde Guerre mondiale

Livre d'or souvenir rédigé et illustré à la fin d'une session de formation dans une École de cadre en Zone Nord, 1940-1942
Fonds Jean Laborey ARC 020

Affichette FUJP
Fonds Jean Pronteau ARC 3010

Libération de Paris, brassard du Comité Parisien de Libération
Fonds Massé-Alekan I ARC 077

Cahier de Victor Guillermin (septembre 1944 - juin 1945)
Fonds Guillermin ARC 091

Les archives, témoignages et documents couvrant la période de la Seconde Guerre mondiale se répartissent en deux séries distinctes :

I - Les témoignages, documents et papiers privés déposés à l'IHTP depuis sa création, en 1978 : cote ARC 001 et suivantes. La numérotation suit en général l'ordre d'arrivée des documents. À côté de cette série principale, on trouve une sous-série ARC 1000 n° 1 et suivants - fonds Varia Seconde Guerre mondiale - constituée de documents ponctuels, et des documents sur microfilms provenant du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale mais restés à l'IHTP.

II - Les « doubles » partiels des archives du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, actuellement conservées au Centre historique des Archives nationales (CHAN) dans la série 72 AJ.

 

I - Série ARC : témoignages, documents et papiers privés

ARC 001 et suivantes : Fonds principal

ARC 001 - Fernand-Charles Danchin

Professeur d'anglais au lycée Louis-le-Grand. Don de son fils, Pierre Danchin.

« Notes tenues pendant la libération de Paris, du 11 au 26 août 1944 »

Ces notes concernent le quartier Saint-Michel/Saint-Germain.

[24 pages]

ARC 002 - ARC 006 cotes vacantes[1]

ARC 007 - Marcel Paul et le dossier de soutien de la FNDIRP

Marcel Paul (1900-1982) a été conseiller municipal de Paris de 1935 à 1938. Résistant, il fut déporté à Buchenwald. Il a été notamment ministre de la Production industrielle de 1945 à 1946. Membre du parti communiste de 1945 à 1964, président-fondateur de la FNDIRP.

Dossier de soutien à Marcel Paul constitué par la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), en décembre 1984, lors du procès l'opposant à Laurent Wetzel, alors conseiller municipal de Sartrouville, qui l'accuse d'avoir sauvé en priorité, au camp de Buchenwald, des prisonniers membres ou proches du PC.

ARC 008 - cote vacante

ARC 009 - Mario Faivre

Pionnier de la résistance gaulliste en Afrique du Nord, Mario Faivre a été l'un des fondateurs des Corps francs d'Afrique.

« Notes à propos de 1944 »

Récit de ses activités au cours de l'année 1944.

- Janvier 1944 : à son retour du Moyen-Orient où il avait rejoint les Forces françaises libres, il est détaché au Quartier général de la Villa des Glycines à Alger, affecté au cabinet du général de Gaulle. L'auteur s'attarde particulièrement sur le climat régnant à Alger sur un fond de lutte de Gaulle-Giraud, l'affrontement des différents clans et les rivalités.

- Mars 1944 : il est affecté au BCRA à Londres et formé pour participer au plan Sussex (libération du territoire français). Fin août 1944, il est parachuté dans les Vosges et rejoint le maquis de la région de Rambervillers (sont décrits : les actions des hommes du maquis, le renseignement, la dureté des derniers combats, la vie de la population civile, les dénonciations et règlements de comptes).

[28 pages]


ARC 010 - Pierre Raynaud

Pierre Raynaud faisait partie de la résistance gaulliste à Alger en 1941-1942.

« Alger, 8 novembre 1942-18 janvier 1943. Témoignage et récit pour Mario Faivre »

Ce témoignage porte sur l'assassinat de l'amiral Darlan (24 décembre 1942) : la prise de décision dans les milieux résistants et particulièrement au sein du Corps franc d'Afrique, le choix de Fernand Bonnier de la Chapelle et l'arrestation de ce dernier.

[14 pages manuscrites rédigées en 1982, suite à la publication de l'ouvrage de Mario Faivre, Le chemin du palais d'été, Alger 1942, Paris, RÉGIREX-France, 1983]

ARC 011 - Bernard Pauphilet

Bernard Pauphilet faisait partie de la résistance gaulliste à Alger en 1941-1942.

« Compte rendu sur l'activité de Bernard Pauphilet dans la préparation et l'exécution du débarquement ainsi que dans les événements postérieurs, jusqu'à la date de l'exécution de l'amiral Darlan »

Témoignage sur l'effervescence qui régnait dans les milieux résistants à Alger (réseau Combat autour de René Capitant et groupe Henri d'Astier), dans les jours qui ont précédé le débarquement allié du 8 novembre 1942, pour contrer les directives de Vichy, dont l'amiral Darlan était le porte-parole. Mise au point sur les différentes étapes de la création du Corps franc d'Afrique.

[20 pages rédigées en 1945, École normale supérieure de la rue d'Ulm]

ARC 012 - cote vacante

ARC 013 - André Morice et les poursuites de l'ACREN

André Morice (1900-1990) occupa plusieurs postes ministériels notamment l'Éducation nationale en 1950, le Commerce et l'Industrie, 1955-1956, la Défense nationale, et les Forces armées en 1957.

 - Série de dossiers établis entre 1949 et 1955, par l'Association des combattants de la Résistance de l'Éducation nationale (ACREN) réalisés à partir de documents de la période de l'Occupation (correspondance, témoignages, comptes rendus d'assemblée générale, etc.) dénonçant les liens qui ont existé entre l'entreprise nantaise de travaux publics et paysagers, dont André Morice était le gérant, et l'organisation allemande Todt dans les années 1943-1944.

- Article paru dans L'Express, le 3 octobre 1957, sur l'affaire Morice (pièces préparatoires à sa rédaction, réactions et correspondance suite à sa parution).

- Dossier de presse sur l'affaire, 1957-1963.

ARC 014 - André Bossée

En poste à Shanghai dès 1936, André Bossée a été affecté en 1941 à la Mission des transports maritimes au Japon.

« L'Extrême-Orient 1936-1946. Le Kempe-Tai et la prison de Kamioka à Yokohama »

L'auteur décrit tout d'abord ses activités professionnelles en Extrême-Orient dès 1936. Mais la majeure partie de ce manuscrit est consacrée aux années de la Seconde Guerre mondiale. Il expose les pressions auxquelles ont été soumis les étrangers résidant au Japon, tout particulièrement à partir de décembre 1941. En juillet 1944, il est lui-même arrêté et soumis à des interrogatoires violents au cours desquels on l'accuse d'espionnage. Ses conditions de détention, du 28 juillet 1944 au 26 août 1945, sont d'une grande sévérité.

[48 pages vraisemblablement rédigées en 1986]

ARC 015 - Madeleine Baudouin

Ancienne résistante, Madeleine Baudouin appartenait aux groupes francs Francs-Tireurs de Marseille.

Dix témoignages, recueillis entre 1980 et 1981, par Madeleine Baudouin, auprès de personnes ayant été témoins ou ayant eu connaissance de tonte de femmes après la Libération. Un témoignage concerne la Tchécoslovaquie.

[19 pages]

ARC 016 - Madeleine Michelis

Madeleine Michelis (1913-1944) a été, entre 1937 et 1943, professeur de lettres de lycée successivement au Havre, à Étretat et à Paris (lycée Victor Duruy). Dans le mouvement Libération-Nord à Amiens, elle était chargée du rapatriement des prisonniers évadés et des aviateurs alliés en difficultés. Arrêtée à Amiens le 12 février 1944, elle a été transférée à Paris, et elle se serait suicidée le 15 février 1944.


« Correspondance, octobre 1939-janvier 1944 »

Cette correspondance est essentiellement adressée à ses parents, demeurant à Neuilly, et à son frère administrateur au Niger. La lecture de ses lettres apporte des renseignements fournis sur le milieu des lycées et la vie des élèves, la vie quotidienne sous l'Occupation dans le Nord de la France, les sanctions allemandes, la solidarité entre Français, les événements de la guerre, la situation politique.

[142 pages]

ARC 017 - ARC 018 - Pierre Péré

Ancien correspondant de l'IHTP pour la région toulousaine.

« Affaire Pécheur, 1941-1943 » et « Affaire Pécheur-Braun, avril 1943-mai 1944 »

Ces deux récits concernent les actes de résistance de Jules Pécheur et d'Albert-Henri Braun. Ce dernier était éclaireur de France, district de Toulouse, Jules Pécheur dirigeait une société de transports à Toulouse. Ils participèrent, avec d'autres compagnons, à de nombreux transports d'armes pour le compte d'officiers résistants de l'armée d'armistice (notamment le 23e RI) et du réseau SOE Prunus. Arrêtés par les Allemands, le 14 mai 1943, ils sont incarcérés à la prison militaire Furgole à Toulouse, ils s'en évadent le 1er août 1943.

[Respectivement 28 pages (suivies de témoignages) et 42 pages]

« Historique du centre d'accueil agricole du Bégué, Cazaubon, Gers, 1942-1945 »

Ce document, suivi de témoignages, commence par un bref historique de la création de centres d'accueil pour les étrangers, dans la région de Lyon puis dans le Gers, à l'initiative de l'abbé Alexandre Glasberg et d'Olivier de Pierrebourg, jeune militant chrétien. Il traite ensuite particulièrment du Centre du Bégué à Cazaubon où trouvèrent refuge, entre 1942 et 1944, plus de 300 personnes : des étrangers juifs ou catholiques, évadés des camps de Gurs, le Vernet ou Rivesaltes.

[33 pages]

« La grande rafle, 21-22 avril 1944 »

Récit de l'importante répression allemande portée contre les chantiers de jeunesse GR 33 et 47 et les organisations de résistance, dans le secteur des Landes, Lot, Garonne et Gironde.

[63 pages]

ARC 019 - Henri Pédemay

Lieutenant de l'artillerie lourde, adjoint au commandant du 1er groupe du 110e régiment d'artillerie.

« La bataille de Sedan, 10-15 mai 1940 »

[40 pages, 8 cartes en annexe, Villefranche, 1985].

« Chronique des jours amers »

Souvenirs de la « drôle de guerre » 1939-1940, et de la vie d'un enseignant dans la région rouennaise entre 1940 et 1944.

[110 pages, Villefranche, 1982]

ARC 020 - Fonds Jean Laborey : Jeunesse en zone nord 1940-1942 (Écoles de cadres et Centres de jeunesse)

En 1941, Jean Laborey était directeur du Bureau des cadres au secrétariat d'État à l'Éducation nationale et à la Jeunesse.

- Documents sur les Écoles de cadres et les Centres de jeunesse en zone nord :

- Circulaires officielles (secrétariat d'État à la Jeunesse), notes et règlements relatifs aux Écoles de cadres (stages organisés, calendrier des camps, exposés de Jean Jousselin, chef de service de formation des cadres).

- Documentation plus spécifique sur l'École régionale des cadres du château de Sillery et sur celle de Bretagne : Ty Armor.

- À signaler neuf « Livres d'or » et un carnet de notes prises sur le vif par Jacques Meillant, chef de chantier et adjoint de Jean Jousselin.

- Témoignage de Christiane Guillaume : « Action menée en zone nord par le Commissariat général à la Jeunesse dans le domaine féminin durant la période 1943-1945 » (4 pages, Paris, 1990).

[1 carton]

ARC 021 - cote vacante

ARC 022 - Fonds Dedieu-Anglade - I [Voir aussi ARC 3007 - Fonds Dedieu-Anglade - II]

Antoinette Dedieu-Anglade, a été secrétaire de M. Armand Bernard, attaché au ministère de la Production industrielle de 1940 à 1941. Don de son fils, Gérard Dedieu-Anglade.


- Documents :

- Propagande de Vichy : circulaires, tracts, affiches (à signaler douze affiches illustrant les « Principes de la Communauté »).

- Documents émanant du ministère de la Production industrielle (décisions, consignes, instructions).

- Documents provenant du Comité d'organisation de la teinturerie et de la blanchisserie (note technique, prescriptions).

- Documents divers : laissez-passer, cartes postales autorisées pour la France, carte postale à l'usage des soldats allemands, carte de sinistré, tickets de rationnement, tickets de la section d'entr'aide sociale, photos : série « les Alliés à Paris ».

- « Émigration » [loi fédérale suisse (1939)], réglementation sur les sorties de devises (Cologne, 1939), Banque générale de Paris (1939) : circulaire sur les voyages.

- Presse :

- Quelques numéros de revues.

- Coupures de la presse parisienne 1941, 1943-1944, 1946-1947.

- Revue de presse du Centre d'information interprofessionnel (4 décembre 1943-20 janvier 1944).

[1 carton]

ARC 023 - ARC 027 - cotes vacantes

ARC 028 - Lieutenant Alexandre Jobert

Alexandre Jobert était lieutenant, compagnie du Génie (†1945). Don de son neveu François Chatel.

« Journal de campagne, 1939-1940 »

Journal tenu régulièrement par l'auteur du 1er septembre 1939 au 6 juillet 1940. Du mois de septembre 1939 au mois de mai 1940, cantonné dans la région d'Obernai et de Kligenthal (Bas-Rhin), il consacre la majeure partie des pages de son journal au récit de ses missions (construction des organes de défense) et à la vie militaire. À partir du mois de mai 1940, son unité regagne la région parisienne, son témoignage concerne alors les difficultés de l'armée française et sa désorganisation devant l'avancée allemande, les bombardements ennemis et les victimes, l'exode des civils et des militaires.

[54 pages, retranscrites en 1990 à partir du journal, retrouvé en 1990].

ARC 029 - ARC 035 - cotes vacantes

ARC 036 - Jean Le Veugle

Jean Le Veugle, mobilisé en 1939 en tant qu'artilleur-brigadier, intègre les écoles de cadre en zone libre et entre en résistance dans le réseau « Uriage-Résistance » créé par Pierre Dunoyer de Segonzac. Ses activités de résistant l'amènent au cours de l'année 1943 en Loire, Haute-Loire et Drôme. En mai 1944, il est envoyé en Bretagne et crée l'École de cadres clandestins des maquis bretons. Il s'illustre, sous le pseudonyme de capitaine Le Brecq, particulièrement sur la poche de Saint-Nazaire. Jean Le Veugle a commencé à rédiger ce manuscrit en 1984 au moment de la création du Musée de la résistance bretonne.

« Les aventures d'un uriagiste, 1940-1945 »

Quatre séquences ponctuent ce témoignage-récit : « Un brigadier dans la Tourmente ou comment on devient uriagiste (1940-1941) », « Le refus (1941-1942) », « Un résistant raconte (1943-1944) », « Du maquis de Saint-Marcel à la poche de Saint-Nazaire (1944-1945) ». Ce récit-témoignage a été rédigé à partir d'un journal tenu quotidiennement pendant la période de guerre. Il fourmille d'informations sur les Écoles de cadres en zone libre (règlement, stages et encadrement), sur l'esprit d'Uriage dirigé par Pierre Dunoyer de Segonzac et sur ceux qui l'ont fréquenté, Paul Delouvrier, Hubert Beuve-Méry, Jacques Hours... Mais c'est aussi un témoignage dense sur les événements de la guerre (à signaler un passage consacré à la situation de l'Alsace en 1940), sur la vie quotidienne pendant la guerre : les écoutes de la BBC, les réactions de la population face à l'occupant en zone occupée (banlieue ouest), la propagation des rumeurs, le ravitaillement etc. Nombreuses évocations de ses activités de résistant au sein du réseau Uriage-Résistance et de l'organisation des maquis en Loire-Inférieure, de son action dans les Forces françaises de la Loire-Inférieure plus particulièrement, entre mai 1944 et janvier 1945, dans la poche de Saint-Nazaire.

[Manuscrit dactylographié, 4 tomes, environ 1 000 pages, Saint-Julien-en-Genevois, 1989]

ARC 037 - Alfred Balachowsky[2]

Alfred Balachowsky (1901-1983), entomologiste, a été chef de secteur au réseau Buckmaster-Prosper.

- Photocopie des originaux et de la transcription des « manuscrits écrits et conservés » par Alfred Serge Balachowsky pendant son internement au camp de Buchenwald entre le 28 avril 1944 et le 22 avril 1945. Ces feuillets, retrouvés en 1989, relatent ses travaux au block 50 : « Hygiene Institut des Waffen SS » sur le « vaccin » contre le typhus exanthématique, ses observations sur les expériences médicales pratiquées au sein du camp et sur les conditions de détention.

- Photocopie de sa déposition au Tribunal de Nuremberg.

- Dossier sur la carrière scientifique d'Alfred Balachowsky, membre de l'Institut.

[1 dossier]

ARC 038 - Émile Roblot

Émile Roblot, a été ministre d'État de la principauté de Monaco de 1937 à 1945.

« La Principauté de Monaco pendant la guerre, septembre 1939-octobre 1945 » dit « Livre blanc de la Principauté ».

Ce document est précédé d'une note d'Émile Roblot datée du 25 septembre 1944 : « Note remise à Monsieur le Commandant Giraudet, commissaire de la République française à Monaco »

[17 pages]

Le « Livre blanc de la Principauté » se présente sous la forme d'un rapport divisé en quatre grands chapitres : le statut politique de la principauté de Monaco ; les rapports de la principauté avec les autres États pendant la guerre ; la situation économique et financière de la principauté pendant la guerre ; la situation générale de la principauté aux jours de la libération de son territoire.

[115 pages + annexes]

ARC 039 - ARC 040 - cotes vacantes

ARC 041 - Fonds Jean Hugonnot

Jean Hugonnot (1897-1982), membre des FTPF et militant du parti communiste.

Papiers de Jean Hugonnot sur le mouvement des Francs-tireurs et Partisans français, couvrant essentiellement les années 1943-1944 (documents, et correspondance).

- Série de communiqués et instructions FFI/FFTPF ; communiqués FTPF (zone nord) ; communiqués FTPF (zone sud) ; communiqués Francs-Tireurs parisiens.

- Rapports sur la guérilla, les attentats, les sabotages (notamment le sabotage de la centrale électrique de Chalon-sur-Saône, 5 octobre 1943 et de Tillières (Nord), 1942.

- Rapports FTPF et FN : activités, recrutement, aspects financiers, situation nationale.

- Diverses notes de synthèse et de mises au point, année 1944 : « Aspects de la résistance gaulliste en zone sud » ; « Un complot contre la Résistance française », publication MUR, Bulletin intérieur ; réflexions sur les actions menées par les FTPF depuis quatre ans et les perspectives ; la place des FTPF dans l'organisation FFI (série de correspondance).

- Photocopies de documents allemands, (3 dossiers), émanant de diverses autorités allemandes implantées en France pendant la guerre, relatifs à la situation politique, les actes de résistance, la police, le sort des juifs etc…(cf. liste de présentation des documents en français : « Liste des photocopies de documents des anciennes autorités d'occupation allemande remises au PCF. 1940-1944 ».

- Un dossier sur Rudolf Lonhar, homme de lettres allemand, incarcéré au camp du Vernet, 17 janvier 1942.

- Un dossier sur la libération du Finistère et de la Corse.

- Tracts : FTPF « À tous les commissaires de police » ; « Parisiennes » ; « Consignes aux agents de police ».

[1 carton]

ARC 042 - Fonds Émile Delavanay

Don d'Émile Delavanay, qui a été directeur adjoint de l'European Intelligence Department de la BBC de 1940 à 1945.

Ce fonds est composé de 550 interviews menées par le département European Intelligence de la BBC à Londres auprès des personnes arrivant à Londres en provenance de France (métropole et colonies), entre 1940 et 1944. Les interviews, dans leur ensemble, suivent une grille d'interrogation portant sur l'écoute de la BBC en France (conditions d'écoute, heures d'écoute, conséquences des écoutes, avis sur les programmes, etc.) mais à travers ce maillage de nombreux sujets sont abordés (situation politique en France, actions de la Résistance, perception des Alliés par les Français, les persécutions juives, vie quotidienne, état moral de la population, etc.).

La grande diversité des témoins (milieux sociaux variés, nationalités diverses) et l'importance de certains (Vincent Auriol, Pierre Mendès France, René Capitant, Louis Marin, Raymond Aubrac, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, etc.) rend ces interviews particulièrement intéressantes.

À signaler 28 interviews d'aviateurs anonymes, janvier-août 1944, dont les informations sont ciblées sur les maquis en France, la préparation et l'organisation du débarquement, etc.

[2 cartons]

ARC 043 - Édouard Alexander

A été chef des groupes francs Francs-Tireurs à Nice.

« Ceux de la Résistance »

Ce manuscrit, découpé en chapitres, couvre les années 1940-1944, vraisemblablement rédigé dans l'immédiat après-guerre. C'est à la fois un témoignage sur l'engagement d'un homme et un large aperçu de la Résistance dans le département des Alpes-Maritimes. Édouard Alexander relate avec précision son entrée en résistance en 1941 dans le mouvement Liberté et à partir de 1942 dans celui de Franc-Tireur avec en charge la création des groupes francs dans le département des Alpes-Maritimes. Il mentionne les diverses opérations de résistance (renseignement, sabotages, attentats, actions anti-STO…), menées au sein de ces groupes. La deuxième partie de ce témoignage est consacrée aux circonstances de son arrestation en mars 1943, de son incarcération (successivement : prisons de Nice et d'Aix-en-Provence et centrale de Nîmes) et de son évasion le 28 juin 1944, date à laquelle il rejoint le maquis.

[275 pages manuscrites]

ARC 044 - Blanche Auroy

« Journal d'une institutrice pendant la guerre »

Photocopie d'un fragment de journal, septembre 1940-février 1942, essentiellement consacré à la vie quotidienne à Paris dans le 18e arrondissement (sont évoqués les problèmes liés au ravitaillement, les queues devant les magasins, le froid, les attentats et les représailles allemandes).

[90 pages manuscrites]

ARC 045 - Julien Grosperrin

Lieutenant-colonel Grosperrin (1905-1991).

« Mémoires de guerre 1939-1945 du lieutenant-colonel Julien Grosperrin »

Il s'agit d'un compte rendu précis sur toutes les opérations et missions que le lieutenant Grosperrin a effectuées dans le cadre du 4e Régiment des Tirailleurs (4e RTT). Six parties composent ce témoignage. 1- La campagne de France 1939-1940 et la période d'armistice 1940-1942 : récit des combats dans le département de l'Oise, de l'effondrement et de la retraite de l'armée française, des bombardements allemands, de l'abandon des villages et de l'exode des populations civiles. 2- La campagne de Tunisie, octobre 1942 à fin avril 1943 : sont évoqués la violence des combats et la guerre d'usure, l'état d'esprit des troupes d'Afrique du Nord, la rencontre avec l'état-major Leclerc. 3- Mise sur pied du corps expéditionnaire français en Italie du 1er janvier 1944 au 25 août 1944. 4- La campagne d'Italie du 25 août 1944 au 21 mars 1945, avec le récit de batailles au corps à corps et d'actes d'héroïsme, notamment au cours de la bataille du Belvédère en janvier 1944. 5- La campagne de France du 25 août 1944 au 21 mars 1945, le 4e RT est en opération du Var à Strasbourg : sont évoqués la violence des combats, l'accueil par les foules en liesse lors de la libération de villes ou villages mais aussi les règlements de compte entre FFI et collaborateurs. 6- La campagne d'Allemagne du 22 mars au 8 mai 1945.

[128 pages rédigées en 1970-1971 à partir de ses carnets de route originaux]

ARC 046 - ARC 049 - cotes vacantes

ARC 050 - Le maquis d'Auvergne

- Documents sur les maquis d'Auvergne, 1943-1944, émanant du CFLN, commissariat à l'Intérieur : communiqués, instructions, et rapports, en particulier sur « L'état d'esprit de la population » dans la région du Cantal (septembre 1943 et mai 1944) et au Puy, Haute-Loire, janvier 1944.

Études : « La concentration des maquis d'Auvergne fut-elle une erreur stratégique et tactique ? » (s.n., s.d.) (17 pages), « La Résistance en France. Les maquis d'Auvergne en 1944 », École supérieure de guerre, poursuite de la lutte en territoire national envahi, étude de base (13 pages).

- Documentation sur les maquis d'Auvergne et le Mont Mouchet en particulier.

- Carte de la France par régions : Estimated number of resistants mobilised and armed at 29 July 1944.

[1 dossier]

ARC 051 - ARC 053 - cotes vacantes

ARC 054 - Daniel Latapie[3]

Centre d'études et de recherches sur la résistance toulousaine (CERRT).

Photocopies de documents, tracts, inventaires d'archives et travaux, conservés au CERTT, relatifs à la résistance en Haute-Garonne (Région R4). Une liste détaillée des pièces figure à l'intérieur du carton.

[1 carton]

ARC 055 - ARC 057 - cotes vacantes

ARC 058 - P. Cousteix

Canonnier de 1ère classe dans la 23e division. P. Couteix était, en 1939, inspecteur du primaire en Corrèze, ancien élève de l'École normale.

« Relation de sa vie de soldat, 1939-1940. Bataille de la Somme »

C'est à la fois un récit sur le cheminement d'un homme acquis aux idées pacifistes (il adhère à la SFIO en 1938 suite à l'invasion des Sudètes par les Allemands) et celui d'un soldat mobilisé en 1939, affecté, du 17 mai au 24 juin 1940, à la 23e division de la 7e armée dans la région de Châteauroux. Outre la description de la vie quotidienne des militaires français, des combats et de l'avancée des troupes allemandes, l'auteur évoque l'exode des populations civiles, l'abandon des villages…

[Manuscrit 41 pages, s.d.]

ARC 059 - cote vacante

ARC 060 - Lieutenant Jean Mellerio

A appartenu au 62e GRDI (Groupe de reconnaissance de division d'infanterie).

« Journal de captivité, 19 juin-8 septembre 1940 »

Récit de la capture du 62e GRDI par l'armée allemande, le 19 juin 1940, à La Rebutinière (Loir-et-Cher) et de l'internement de Jean Mellerio à Montargis (Loiret), à la caserne Gudin, du 22 juin au 9 août 1940, puis à Orléans, quartier Dunois, du 9 août au 8 septembre 1940, date à laquelle il s'évade. L'auteur évoque les conditions de vie à l'intérieur des camps et les relations avec les Allemands. Il décrit également, lors de ses déplacements dans le département du Loiret, l'avancée de l'armée allemande vers Paris, les colonnes de militaires français et l'exode des civils.

[116 pages écrites en 1947]

ARC 061 - Denyse Weiller

Denyse Weiller, née en 1921, a fait une grande partie de ses études pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle devient professeur de philosophie, directrice d'École normale et occupa des fonctions au ministère de la Justice (l'Éducation surveillée).

« Les Morts en moi. Souvenirs d'enfance, de jeunesse et de guerre »

La vie quotidienne d'une jeune fille juive française entre 1933 et 1945.

L'essentiel de ce témoignage porte sur les années de guerre, mais l'auteur fait un bref retour en arrière sur l'histoire de sa famille, qui, installée en France de longue date, était parfaitement intégrée et se considérait avant tout comme Française. Le témoin donne des informations intéressantes sur l'occupation allemande à Paris, ses répercussions, ainsi que sur le sort des juifs. Son témoignage concerne également le monde lycéen et estudiantin puisque l'auteur passe son baccalauréat en 1939 et intègre ensuite une hypokhâgne. Confrontée à des difficultés de plus en plus insurmontables, la famille passe la ligne de démarcation en décembre 1941 et s'installe à Aix-en-Provence (elle y séjournera de novembre 1942 à février 1944). Denyse Weiller intègre la faculté des Lettres d'Aix-en Provence, elle évoque ses études mais surtout la grande difficulté de la vie au quotidien, les contrôles d'identité incessants. Avec l'intensification des rafles, la famille se réfugie en février 1944 dans le Cantal. La rentrée à Paris, en septembre 1944, s'effectue dans la tristesse et dans la douleur du retour des déportés. Ce témoignage est aussi une réflexion sur le traumatisme de cette période et sur la « cassure » irrémédiable qu'il a provoquée dans la vie d'une famille juive.

[378 pages, Paris, 1984]

ARC 062 - cote vacante

ARC 063 - Oskar Rosowsky

« Le Chambon sur Lignon : à propos des avatars d'une autobiographie »

Mise au point sur l'histoire du Chambon-sur-Lignon et sur le rôle du pasteur André Trocmé (1901-1971).

[34 pages, 1994]

ARC 064 - M. Bassole

M. Bassole a été ingénieur général des Télécommunications.

« La source "K" »

Récit d'un épisode de la résistance des agents des télécommunications : démantèlement du réseau de renseignements dit « la source "K" », le 23 décembre 1942, arrestation et déportation de son responsable Robert Keller, ingénieur des télécommunications.

[30 pages, Paris, 1994]

ARC 065 - Robert Vaysset

Fait prisonnier et envoyé en Prusse orientale, Robert Vaysset est affecté au Stalag IB puis au Stalag IA. Chef d'un « Kommando » (Forst-Reichau), puis « homme de confiance » d'un arrondissement (Wehlau), il devient « homme de confiance principal » (Stablack) assurant la protection de 40 000 prisonniers de guerre français répartis sur la moitié de la Prusse orientale.

« Souvenirs de guerre et de captivité, septembre 1939-mai 1945 »

Témoignage sur les conditions de vie des prisonniers de guerre français en Allemagne, sur le rôle de l'« homme de confiance ». Évocation de l'évacuation de la Prusse orientale (janvier-avril 1945) : repli des prisonniers de guerre, exode des civils, soldats en déroute, bombardements de l'aviation alliée et de l'artillerie russe dans la région de Königsberg.

[123 pages - 10 cartes - illustrations - 6 annexes, Montpellier, 1994]

ARC 066 - René Haentjens

André Clavé (1916-1981) était en 1940 directeur de la compagnie théâtrale « Les comédiens de la Roulotte » et membre du mouvement Jeune France. En 1942 il s'engage dans le réseau Brutus. Il est arrêté et déporté en 1943.

« L'évasion d'André Clavé, avril-mai 1945 »

Récit de l'évasion d'André Clavé, de René Haentjens et de deux de leurs camarades du camp de Hartzungen, camp satellite de Dora, le 25 avril 1945 - alors que les Allemands faisaient évacuer le camp vers le nord-est de l'Allemagne -, de leur libération par les troupes américaines le 7 mai 1945 à Oranienbaum.

Témoignage sur l'atmosphère régnant dans les camps aux dernières heures de leur existence, les colonnes de prisonniers évacués, la déroute allemande face aux avancées américaine et russe.

[49 pages, Paris, 1982 + 3 illustrations, 1 carte]

ARC 067 - Jean Edmond

« De Quarré les Tombes à Berlin, 1943-1945 »

Un ancien du STO se souvient : les conditions de son départ le 1er juillet 1943 ; sa vie quotidienne dans l'administration des Postes du IIIe Reich à Sorau (Basse Lusace), Reppen et Francfort-sur-Oder ; ses rapports avec la population ; ses démêlés avec la justice, les Schupos [abréviation de Schutzpolizei] et la Gestapo ; l'arrivée des Soviétiques devant Francfort et sa fuite à Berlin où il vivra les deux derniers mois de la guerre, le siège et les débuts de l'occupation soviétique.

[95 pages, Amphion, 1995]

ARC 068 - Marcelle Duval

Infirmière-chef à la Croix-Rouge dans les équipes d'urgence et d'intervention lors des bombardements du mois de juin 1942 au mois de novembre 1945.

« Album-souvenir de Marcelle Duval »

Album-souvenir rédigé en novembre 1945 et illustré de nombreuses photos. Quelques articles de presse récents sur ces événements ont été intégrés au texte original.

Les différentes interventions de Marcelle Duval : organisation d'une morgue (témoignage) ; rafle du Vel'd'Hiv, juillet 1942 : installation d'un poste de secours de la Croix-Rouge ; train SIPEG (Secours interministériel de protection contre les événements de guerre) : sept sorties de mai 1943 à avril 1944 ; groupes chirurgicaux automobiles (GCA) créés par la Croix-Rouge au printemps 1944 pour permettre des interventions rapides ; FCM 5 (Formation chirurgicale mobile n° 5 rattachée à la 4e DMM (4e Division marocaine de montagne) ; interventions de novembre 1944 à novembre 1945 en Alsace, Rhin, Forêt-noire, Danube, Tyrol autrichien.

[140 pages photocopiées, format 42 cm x 30 cm]

ARC 069 - Édith Davidovici

Édith Davidovici a été déportée à Auschwitz par le convoi 72 du 29 avril 1944.

« Vivre après la Shoah »

L'auteur n'a pu écrire ce témoignage que cinquante ans après son retour de déportation. Arrêtée à Lyon par la Milice en avril 1944, puis déportée à Auschwitz, elle fait le récit tragique des conditions de vie dans le camp. Seules la foi et la solidité des liens entre détenues lui ont permis de survivre. Devant l'avancée des Alliés, elle participe aux « marches de la mort » pour atteindre le camp de Neustadt, libéré par les Russes en mai 1945. Dans une deuxième partie qu'elle nomme « la réintégration après la Shoah », elle évoque la complexité des sentiments éprouvés par les survivants et la douloureuse réadaptation à la vie.

[51 pages, Paris, 1994. Suivi de 41 pages de lettres de remerciements pour ce témoignage]

ARC 070 - cote vacante

ARC 071 - Vie intérieure des États

Fonds documentaire constitué par le Comité international de la Deuxième Guerre mondiale[4], composé de documents, d'articles, de comptes rendus, etc. concernant les pays suivants : Allemagne, Belgique, Brésil, Danemark, Espagne, Grèce, Hollande, Hongrie, Italie, Japon, Luxembourg, Roumanie, Vatican, Yougoslavie. Seuls les pays dont les dossiers comportent des documents ayant valeur d'archives stricto sensu sont signalés, les autres dossiers étant constitués uniquement de comptes rendus de lecture, coupures de presse isolées, etc.

- Allemagne après-guerre (1 dossier) :

- Documents provenant de la Mission militaire française de liaison auprès du 12e corps d'armée (juin 1945) et relatifs à la situation politique, matérielle et morale de l'Allemagne à la fin de la guerre ; résumé des observations faites et témoignages recueillis sur place au cours d'une mission, du 21 juin au 5 juillet, par le R.P. Pollet (30 pages manuscrites).

- Documents divers : complot du 20 juillet 1944 ; liste des nazis occupant des postes importants en zone soviétique (Berlin, octobre 1949).

- Belgique (3 dossiers) :

- Rapport de Maxime Blocq-Mascart rédigé à l'issue d'un voyage en Belgique, 31 octobre 1944, adressé à Louis Saillant, président du Conseil de la Résistance (7 pages).

- Divers documents et articles sur la Résistance, la répression et l'épuration.


- Quelques papiers sur l'information et les émissions radiophoniques de mai-juin 1940 (14 pages).

- Hollande : (1 dossier)

- Témoignage de Mme Moerman, recueilli par Mme Granet en 1948, relatif à l'organisation des mouvements anti-allemands en Hollande durant la période d'occupation (9 pages).

- Note sur l'épuration.

- Italie : (1 dossier)

 - « Historique de la prise de contact projetée » [avec l'amiral Tur, commandant suprême de la défense navale méditerranéenne], rapport de Maurice Blanchard, mai 1943 (28 pages).

- Pologne (3 dossiers) :

- Compte rendu dactylographié du livre de Josef Kermisz : L'insurrection du ghetto de Varsovie, 19 avril-16 mai 1943 par Bogumi Kupsc, Lodz, 1946 (5 pages).

- Rapport de la mission belge du ministère de l'Administration générale et des Pensions en Pologne du 28 juillet 1949 : « Recherches et documentation sur les camps » (9 pages).

- « L'extermination des juifs de Varsovie », Varsovie, 15 novembre 1943, Comité national de la Résistance juive en Pologne, (Éditions Sch. Sag. Suisse, 1944), (27 pages).

- « Le ghetto de Varsovie » déposition de Ch. Katcherginski (23 pages).

- Chef d'escadron Ducroquet : « 1945. Quelques souvenirs de Pologne et Silésie » [témoignage sur ses activités au sein de l'ambassade de France, à Varsovie puis à Wroclaw afin de créer des centres d'accueil et de renseignements pour les évadés et toutes les personnes libérées et d'organiser leur rapatriement vers la France] (31 pages).

- Lettre : « Pour la vérité sur l'assassinat des professeurs à Lwow en juillet 1941 » rédigée en 1975 par un certain nombre d'universitaires et requête adressée au président de la RFA.

- Roumanie (1 dossier) :

- « L'évolution de l'esprit public en Roumanie de 1940 à 1944 », notes rédigées par Georges Dementhon, proviseur du lycée français à Bucarest.

ARC 072 - ARC 073 - cotes vacantes

ARC 074 : Propagande et documents

ARC 075 (1-7) - Résultats des enquêtes réalisées par le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale entre 1964 et 1974

- « Les réactions de l'opinion publique au moment de l'ouverture du conflit germano-soviétique (juin 1941) », enquête lancée en 1966 : réponses aux questionnaires accompagnées de quelques témoignages.

- « L'écoute des radios pendant la guerre, 1940-1944 » : réponses aux questionnaires.

- « Le STO, enquête par départements  » lancée en 1971 : réponses aux questionnaires.

- « La presse pendant la guerre (province), 1940-1944 » : réponses à l'enquête sous forme de monographies par régions et journaux.

- « Les Comités départementaux de libération », enquête lancée en 1974, non achevée, correspondance.

- « Statistique de la déportation », enquête lancée en 1964.

- « Statistique de la répression à la Libération » : intégralité des articles parus dans Le Bulletin du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ; documents de travail ; statistiques incomplètes.

[7 cartons]

ARC 076 (1-2) - Haute Cour de justice (1945-1949)

- Procès du Maréchal Pétain [voir aussi dossier de presse DP 001]

Compte rendu des audiences : 1ère audience, 23 juillet 1945-20e audience, 14 août 1945 (compte rendu in extenso des audiences transmis par le secrétaire général de la Haute Cour de justice, Imprimerie des journaux officiels, 1945) .

- Abel Bonnard : audience du 22 mars et du 23 mars 1960 (5 fascicules).

- René Bonnefoy : audience du 18 juillet 1946, du 25 janvier 1955, du 15 mars 1955 (3 fascicules).

- Yves Bouthillier : audience du 8 juillet 1948, réquisitoire de l'avocat général Fontaine.

-  Pierre Caziot : audience du 19 mars 1947 (2 fascicules).  

- Jacques Chevalier : audience du 11 mars 1946 (2 fascicules).

- Paul Marion : audience du 8 au 10 décembre et du 14 décembre 1948 (4 fascicules).

- Félix Olivier-Martin : audience du 28 juin 1949 (2 fascicules).

- Colonel Joseph Pascot : audience du 12 juillet 1946, du 25 mai 1948 (2 fascicules).

- Xavier Vallat : audience du 2 décembre au 5 décembre et du 9 décembre au 10 décembre 1947 (6 fascicules).

- Jean Ybarnegaray : audience du 18 mars 1946.

Les neuf comptes rendus précédents (d'Abel Bonnard à Jean Ybarnegaray ) proviennent du cabinet Bluet (comptes rendus sténographiques des audiences).

- François Lehideux : « À Messieurs les membres de la Commission d'instruction près de la Haute Cour de Justice ». Demande de mise en liberté provisoire du 29 mai 1946 et pièces annexes.

[2 cartons]

ARC 076 bis - Procès Louis Darquier de Pellepoix [Voir aussi DP 007]

Était à l'époque directeur du journal La France Enchaînée.

Document judiciaire : Tribunal correctionnel de la Seine, 12e Chambre audience du 26 juillet 1939 : réquisitoire, plaidoiries, jugement (5 fascicules).

[1 dossier]

ARC 077 - Fonds Massé-Alékan - I [Voir aussi ARC 2004 - Fonds documentaire Massé-Alékan - II]

Fonds légué par Pierre Alékan, ancien résistant du mouvement Ceux de la Résistance (CDLR), et Jo Massé, secrétaire du CDLR.

- Mouvement Ceux de la Résistance : notes, directives, instructions, appels, bulletins d'information CDLR (mars-août 1944).

- Libération de Paris :

- Comité parisien de libération : procès-verbaux des séances, juin-juillet 1944 ; documents divers (laissez-passer, cartes, certificats, notes manuscrites) sur les journées du 20 au 25 août 1944.

- Fiches téléphoniques provenant de l'Hôtel de Ville : journées des 22, 23, 24 août 1944.

- Ordres du jour, circulaires, notes diffusées avant et pendant l'insurrection ; listes des délégués CDLR dans les mairies après la Libération, instructions du CNR, août 1944 ; quinze tracts et affichettes (ordres à la population parisienne, appels aux Parisiens).

- Documents divers : Appel du général de Gaulle (18 juin 1940) ; journaux clandestins (plus particulièrement : Le Patriote de Saône-et-Loire, Les Lettres françaises, Nouvelle jeunesse) ; brochures, programmes de spectacle, chansons, cartes ; documents « révolution nationale » (discours de Laval, messages du Maréchal, brochures).

- Liste nominative des enfants à évacuer : groupe Henri Barbusse, école maternelle.

- Photographies (8), première série : Libération de Paris, arrivée du général de Gaulle et défilé sur les Champs-Élysée (reproduction interdite).

- Photographies (5), deuxième série : cette série de photos a probablement été prise dans un camp (baraquements) avec un peloton d'exécution. Hypothèse d'origine : photos saisies sur un prisonnier mais sans aucune certitude.

[1 carton]

ARC 078 - Fonds Morin-Forestier

François Morin (dit Forestier) a été délégué du Comité exécutif de la Résistance à Londres.

Papiers provenant de la Délégation de la Résistance française à Londres :

- Rapports avec le Comité exécutif central, septembre 1943-mars 1944 : comptes rendus d'activités, échanges de notes ; dossier « Affaire Scapin », liquidation de la Délégation de Londres après le départ de Henri Frenay et de Jacques Médéric pour Alger, mars-avril 1944 ; dossier « Honneur et Patrie », janvier-février 1944, sur la transmission à Alger des émissions radiophoniques « H et P » et les consignes relatives à la grève générale.

- Correspondance et télégrammes, septembre 1943-juillet 1944.

- Rapports transmis à la Délégation de la Résistance française à Londres  : rapport annoté de Clovis (Claude Bouchinet-Serreulles) : 10-15 septembre-7-10 octobre 1943 ; rapport annoté de Necker (Jacques Bingen), août-septembre et octobre 1943 ; rapport n° 4 de Fouché (Marcel Degliame) octobre 1943 ; le rapport de Fraval (demandé par André Philip, commissaire à l'Intérieur) relatif à l'engagement des jeunes dans la Résistance ; le rapport sur le Parti socialiste, signé Danvers (Gaston Defferre), 5 octobre 1943 ; missions, courriers, notes (BCRA), projet de réorganisation des maquis (décembre 1943), Londres 1944 : articles, conférences, coupures de presse.

- Photocopie du rapport Kaltenbrunner sur l'Armée secrète en France, 29 juin 1943 (en allemand).

- À signaler trente-huit photographies sur l'occupation d'Oyonnax par les hommes du maquis, et sur la destruction du parc d'artillerie de Grenoble, novembre 1943.

[1 carton]

Complément de fonds : Fonds Morin-Forestier – juillet 2004 -

I – Papiers militaires. Reconnaissance des services dans la Résistance
- Dossier militaire 1943-1967 ; attestations de service dans la Résistance ; dossier légion d’honneur (1946, 1951) ; dossier obtention du certificat d’appartenance FFI (dossier instruit par Roger Nathan-Murat, liquidateur du Mouvement Combat : 1949-1952) ; circulaires diverses.
- Certificat adressé à Roger Nathan-Murat en 1950 afin qu’il puisse conserver le nom « Murat ».

II – Conférences, discours, articles, interviews-radio, 1943-1944
- Londres, fin 1943 et année 1944 : Diverses conférences prononcées sur le thème de la résistance intérieure, sa naissance, ses actions.....; « Interview of M. Forestier by Vera Lindsay » (Londres, 6 octobre 1943), « McGeachy interwiewing M. Forestier » ((21 octobre 1943), « François Forestier and J.B. McGeachy on French Assembly at Algiers » (27 janvier 1944) ; « talks » et interviews à la BBC (en particulier Noël 1943 : « We are advancing », First detailles synopis of Christams day feature programme », « La France et la résistance », « Talk sur la solidarité des maquis », « Appel à la résistance », etc..., hommage à Médéric, mort en juin 1944, Libération de Paris (23 août 1944), Libération de Lyon (5 septembre 1944) ; réponses à des articles parus dans la presse avec mise au point notamment à propos de : « Un aspect politique de la résistance » paru dans le journal France du 24 avril 1944 [article perçu comme une attaque contre le Mouvement de la Libération Nationale et Combat en particulier], d’un article paru dans la revue The Spectator Note Book du 18 février 1944 [autour de la question des dénonciations en France], d’un article paru dans The Sunday Times, 21 mars 1944 [à propos du procès Pucheu].
- 2 articles : « La littérature de la résistance française », 11 mars 1945 ; « La politique en France à l’heure actuelle », [1946].

III - Rapport annoté : « Insurrection. Plan de propagande et projet tactique de la simultanéité »s.d. (22 pages).

IV - 1 pochette de 6 photographies officielles (De Gaulle, Churchill etc..)

V- Dossier annexe
- Décès de François Morin-Forestier, 10 mai 1980, quelques coupures de presse.
- Photocopie du témoignage de Morin-Forestier recueilli par Mme Merlat, CHDGM, le 26 mars 1946 avec quelques corrections apportées [1982] et annotations.

VI – Deux disques en vynile de ses interventions radiodiffusées à partir de la BBC.
[1 dossier ]

ARC 079 (1-2) - Fonds Closon

Louis-Francis Closon (1910-1988), a été délégué du CFLN en France occupée en 1943 puis commissaire de la République à Lille, 3 septembre 1944-30 mars 1946.

- La Résistance intérieure :

- Rapports de mission en France occupée : préparation de l'organisation administrative de la France à la Libération, en relation avec les mouvements de résistance et les partis politiques ; notes de travail sur le climat politique en France, 1943-1944.

- Documents politiques concernant la Résistance.

- Documents relatifs à la situation religieuse en France occupée.

- Travaux des commissions d'études des problèmes d'après-guerre, Londres (section sociale, économie, réforme de l'État).

- Documents concernant les comités départementaux de libération (CDL) et les projets d'organisation de la France à la Libération, 1943-1944.

- Directives de la BBC (Political Warfare Executive), 1942-1943.

- Notes sur la mission Dubois, Londres.

- L'administration de la France à la Libération :

- Documentation remise au commissaire de la République de la région de Lille par les services du Gouvernement provisoire, août 1944.

- Rapports et notes du commissaire de la République à Lille, octobre 1944-décembre 1945.

- Discours, Lille, 3 septembre 1944-30 mars 1946.

- Notes de travail préparatoires aux rapports que Louis-Francis Closon envoyait à Londres alors qu'il était délégué CFLN en France occupée en 1943 :

- Réflexions et observations sur la situation intérieure de la France de septembre 1943 à mai 1944 : la position des communistes, le sentiment des jeunes, le problème administratif, le climat général en France occupée, la préparation de l'insurrection.

- Rapport Coulanges (Louis-Francis Closon) n° 4, 24 mai 1943, consacré au problème du marché noir.

- Rapport Fouché (Marcel Degliame) n° 4, 1er avril 1944 , sur la constitution des comités de Libération.

[2 cartons]


ARC 080 - Fonds Daniel Schlumberger

Daniel Schlumberger (1904-1972), a été notamment commentateur politique à Radio-Brazzaville de 1941 à 1943 puis attaché au ministère de l'Information à Beyrouth de 1943 à 1945.

- Commentaires de Daniel Schlumberger accompagnant les bulletins d'information diffusés par le service d'information de la France combattante en Afrique française libre (Radio-Brazzaville, 23 mai 1942-24 septembre 1943).

[Pour chaque journée 3 à 5 pages, 12 chemises au total]

- Documents sur la France combattante :

- Article sur le port de Pointe-Noire au Congo, juillet 1942, dans la perspective du développement des communications alliées.

- Note de service, service de l'Information de la France combattante en Afrique française libre, Brazzaville (22 septembre 1942) ; lettre de Daniel Schlumberger au colonel Logie (5 juin 1943) ; mémorandum adressé au général Giraud par le Comité national français (23 février 1943) ; texte d'un disque enregistré sur la France libre (mars 1943).

- Tracts : « Qui a vu juste » ; « France nouvelle » ; « On s'est trompé, on a menti » ; « Un instrument qui rend des services » ; « L'Allemagne peut-elle encore obtenir la victoire ? »

- Radio-Levant : textes de quelques émissions (allocutions, commentaires politiques, chroniques de D. Schlumberger, septembre 1944-juillet 1945).

[1 carton]

ARC 081 (1-4) - Fonds Cochet[5]

Le général Cochet, 1888-1973, général de corps aérien. Mis en disponibilité en août 1940, il publie des lettres d'information, un appel à la Résistance. Chef de l'état-major français libre à Londres (1943), chef des services secrets Alger, (1944).

- ARC 081 (1) : « Londres-Alger. Fragments de mémoires »,

Récit-témoignage recueilli, entre décembre 1949 et avril 1950, par Yvette Gouineau pour la Commission d'histoire de l'Occupation et de la Libération de la France. Quatre volumes dactylographiés (500 pages environ), comportant de nombreuses corrections manuscrites du général Cochet, sur ses activités de 1940 à 1944 : son entrée dans la Résistance, son engagement dans la France libre à Londres et à Alger, son rôle de délégué militaire pour la zone Sud et celui de commandant des FFI pour le Sud.

- ARC 081 (2) : Politique extérieure (coupures de presse)

- Conférences internationales (Londres, Potsdam, San Francisco, Yalta).

- Politique générale du monde occidental, 1945-1953 ; Allemagne, 1945 ; Autriche, 1946 ; Pologne, 1946 ; Espagne (politique extérieure) 1945 ; Grande-Bretagne (politique extérieure) , 1946 ; Bermudes 1953.  

- ARC 081 (3) : Politique intérieure française (coupures de presse)

- Hommes politiques : colonel Passy (dossier accompagné des observations du général Cochet), général Leclerc, général Catroux, général Giraud, général Juin, Winston Churchill.

- Mouvements et partis politiques, 1945-1946 : Synarchie, États généraux de la Renaissance française, Rassemblement des gauches républicaines, UDSR, SFIO, PRL, Parti radical, MUR, MRP, MLN, Parti communiste.

- Dossier situation intérieure « état d'esprit » (août-octobre 1944) : correspondances adressées au général Cochet (plaintes de personnes civiles devant les difficultés rencontrées pendant cette période).

- Dossier Alsace-Lorraine 1945 constitué de la correspondance et des rapports adressés au général Cochet relatifs à la situation en Alsace après la Libération (les destructions, les difficultés de la vie quotidienne, l'Épuration, etc.

-  ARC 081 (4) : Les grandes puissances après la guerre, 1947-1960

- Dossier : « Étude d'un conflit » États-Unis/URSS, 1952-1960 : puissance militaire de l'URSS, celle des États-Unis, celle de l'armée de l'air de l'Union occidentale, celle de l'armée de l'air française (92 pages).

- Coupures de presse : Bénélux, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie, Union française, USA.

[4 cartons]

ARC 082 (1-2] - Fonds Crouzet

Maurice Crouzet (1897-1973) a été directeur de cabinet du ministre de l'Information en 1944.

- Documents divers sur la Collaboration : poèmes de Fresnes de Robert Brasillach ; notes sur l'affaire Louis Rougier, 1946 ; notes sur Charles Pouthas, 1949, et un numéro de Confédération générale de l'Éducation. Bulletin d'information et de liaison, 20 octobre 1943 ; texte intégral de la lettre de Jacques Doriot adressée à l'ambassadeur du Reich le 18 juillet 1944 ; fragments d'une conférence-débat sur Maurras, tenue après guerre [s.d.] entre le pasteur Marc Boegner et le R. P. Augustin Maydieu (34 pages).

- Presse et information : correspondance et documentation du ministère de l'Information, 1944-1945 (presse, édition, industrie cinématographique…).

- Questions politiques après guerre (articles, études, correspondance, 1947-1949) :

- Relations MRP-RPF (1948-1949) ; les questions liées à la défense nationale et à la politique militaire (1948).

- Défense de l'Europe : « L'Europe doit être défendue » par le général Guillain de Bénouville ; note « sur les possibilités de défense de l'Europe occidentale en cas d'agression russe ».

- Indochine : « L'Union française va-t-elle perdre l'Indochine ? » « Pourquoi sommes-nous en Indochine ? ».

- « La situation politique en France et la position des catholiques » (novembre 1947).

- Correspondance (en particulier Guillain de Bénouville), sur les questions internationales et la politique intérieure de la France, 1947-1948.

[2 cartons]

ARC 083 (1-4) - Fonds Chobaut

Hyacinthe Chobaut (1889-1950) a été directeur des Archives départementales du Vaucluse de 1935 à 1946, membre de la commission de l'Information départementale, 1940-1942.

Fonds constitué de dix-neuf cahiers (photocopiés)[6] rédigés par Hyacinthe Chobaut entre janvier 1939 et août 1946. Les dix premiers cahiers ont environ 250 pages chacun, les derniers, la moitié. Il s'agit d'un ensemble d'environ 4 000 pages.

Tout au long de cette période l'auteur a consigné chaque jour dans ses cahiers des informations très précises (analyse de la presse et des informations radio pendant 4 ans) sur les événements politiques (le gouvernement, les lois….) et militaires (batailles : résultats chiffrés sur tous les fronts) ; il est un fidèle auditeur des radios suisses, anglaises, françaises (Vichy et Paris), allemandes. Il donne également des indications sur la vie quotidienne en Avignon, signalant notamment les difficultés du ravitaillement et de la vie sous l'Occupation en général. Il fait part des rumeurs et ajoute des réflexions sur l'opinion publique en zone libre et en zone occupée ; également quelques notations sur le patrimoine (échange d'œuvres d'art, dégâts…).

[4 cartons]

Complément de fonds : Fonds Chobaut - juillet 2004 -

Photocopie du premier cahier tenu par Hyacinthe Chobaut, intitulé : « L’alerte de septembre 1938. Simples notes » (19 septembre - 4octobre 1938).
L’auteur relate la confusion de la situation internationale et l’état de la politique intérieure française avant la signature des accords de Munich le 28 septembre 1938. Sont évoquées également les précautions prises devant les risques de déclaration de guerre (évacuation de sa famille, mise à l’abri de certaines archives précieuses, protection du Palais des Papes à Avignon etc...).
[58 pages]

ARC 084 - Conférence africaine française de Brazzaville, 1er février-8 février 1944

Fonds documentaire.

- Programme général de la conférence, procès-verbaux des séances, procès-verbaux de la commission de l'économie impériale, rapports.

- Suites et applications de la conférence : lettres et circulaires de René Pleven, commissaire aux Colonies, rapports.

[1 carton]

ARC 085 - Philippe Akar

Philippe Akar, officier incorporé en 1944-1945 dans un régiment français du Special Air Service (SAS), unités de parachutistes chargées de missions spéciales dans l'armée britannique.

« Heureux qui comme Ulysse…. Mémoires de novembre 1942 à septembre 1945 »

- Dans le premier tome (28 novembre 1942-12 août 1944), l'auteur témoigne sur son engagement dans les SAS suivi de sa formation en Angleterre. Sont décrites les conditions de vie dans les camps d'entraînement, les relations entre la hiérarchie militaire française et britannique, la vie quotidienne des Français à Londres.

- Le deuxième tome (14 août 1944-8 avril 1945) est consacré à ses interventions en France. Il rend compte des derniers combats de fin 1944 (alertes, sabotages, bombardements alliés, avance des forces françaises et américaines, retraite des troupes allemandes…). Il participe activement à la libération du département de Saône-et-Loire et vit la période post-Libération. Il décrit la vie et les activités du maquis, les relations FFI-FTP, les liaisons entre Londres et le Haut Commandement allié, les frictions entre les différents mouvements de résistance, la course pour la reconquête du pouvoir dans les municipalités, les règlements de compte… Sa dernière mission, le 6 avril 1945, l'amène en Hollande puis en Allemagne où il est arrêté. Conduit dans un Kommando agricole (à Worpswede), il décrit le brassage social (anciens prisonniers de guerre français, « travailleurs libres »). De ces derniers jours de guerre en Allemagne il dépeint la désolation du paysage, les ruines, le pilonnage de la Ruhr par la RAF.

[Tome 1, 153 pages, tome 2, 137 pages. Philippe Akar a rédigé ce manuscrit en 1947, d'après les « Carnets de route » qu'il a tenu régulièrement entre 1942 et 1945. Le manuscrit a été dactylographié, en 1994, sans aucune modification ; les seuls ajouts apportés, alors, sont du domaine de l'iconographie et de la documentation : photos et dessins, plusieurs cartes géographiques]

ARC 086 - André Noisette

Âgé de 19 ans en 1943, André Noisette était élève de l'École nationale des eaux et forêts à Nancy.

« Chronique de deux années de STO en Allemagne, 27 août 1943-4 juin 1945 »

La première partie couvre la période allant du 27 août 1943 au 25 août 1944, elle a été écrite en 1990, à la faveur de documents et de correspondance retrouvés. La deuxième partie, est la reproduction in extenso du journal tenu par André Noisette, du 27 août 1944 au 4 juin 1945.

En août 1943, André Noisette, alors âgé de 19 ans, élève à l'École nationale des eaux et forêts à Nancy, est requis pour partir travailler en Allemagne. Il fait part des difficultés d'échapper au STO, particulièrement à Nancy, zone interdite, et des représailles menées à l'encontre des familles de réfractaires. En Allemagne, il est engagé comme « aide-travailleur scientifique » à l'École forestière supérieure d'Eberswalde. Outre la description de ses activités forestières, il évoque la vie au quotidien dans le camp de travailleurs français, renvoyant à chaque fois à des documents originaux… Étant au contact de la population allemande, il est témoin, notamment à partir du 6 juin 1944, de la dégradation morale de la population civile allemande (mobilisation générale de tout le pays pour l'effort de guerre, réquisition des femmes pour travailler dans les usines, la pénurie, les bombardements des villes, notamment sur Berlin, les épidémies, les blessés, les troupes exténuées......).

[228 pages, suivies d'une annexe : recueil de 33 documents administratifs]


ARC 087 - Abel Doysie[7]

A été membre du secrétariat de la Commission d'histoire de l'Occupation et de la Libération (CHOLF).

« La Résistance dans la région de Limoges »

Manuscrit d'une étude réalisée par Abel Doysie, en juin, juillet et août 1945, sur la Résistance dans la région de Limoges (R 5) : départements de la Haute-Vienne, de la Corrèze, de la Creuse, de la Dordogne, et de l'Indre dans le but de « refléter la pensée immédiate et directe des hommes qui ont vécu ce grand drame ». Travail accompli à partir de documents (ordres, rapports, instructions, journaux de marche…), de témoignages et de différentes archives (FFI, FTPF, Armée secrète, ORA, Corps francs).

La première partie généraliste est consacrée à l'ensemble de la région de Limoges : atmosphère générale, organisation de la Résistance. Dans les cinq parties suivantes, chaque département fait l'objet d'une étude particulière. Une part importante est laissée à la période de la Libération (FTP et FFI).

[572 pages manuscrites, 1945. Table des matières très détaillée]

ARC 088 - Émilienne Eychenne

Correspondante de l'IHTP pour le département de la Haute-Garonne.

Dossiers documentaires sur les restrictions pendant la Seconde Guerre mondiale :

- Le tabac pendant la Seconde Guerre mondiale en Haute-Garonne : la culture du tabac, son rationnement et l'attitude des consommateurs dans ce département.

[document de 27 pages, rédigé en 1990]

- La question du rationnement pendant la guerre à travers des documents : recettes, tickets divers (cartes d'alimentation, textiles…), tracts contre les pénuries. Photocopie de l'article de A. Heilbronner, « Le ravitaillement en France depuis 1940 » in Revue d'économie politique, 1948.

ARC 089 -- cote vacante

ARC 090 - Fonds Jacques Benet[8]

Jacques Benet a été cofondateur et codirigeant national des mouvements de Résistance RNPG et MNPGD. En 1979 il a été nommé liquidateur national du MNPGD.

Dossiers sur le Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés (MNPGD) et sur le Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG) - auquel a appartenu François Mitterrand - constitués par Jacques Benet en vue de leur homologation officielle comme mouvements de la résistance intérieure française et comme unités combattantes.

I - Dossier sur le MNPGD :

- Rapport : « Historique du MNPGD », rédigé le 23 avril 1985 [92 pages].

- Annexes : structures d'organisation et résumé des activités par nature et par secteur d'implantation, tableau des effectifs (échelons central et régional, services spécialisés), état nominatif des responsables, état nominatif des combattants du Mouvement, arrêtés, déportés, assassinés ou tués au combat.

II - Dossier sur le RNPG et sur la procédure d'homologation du RNPG et du MNPGD.

- Rapport : « Historique du RNPG », rédigé en juin 1983 [113 pages].

- Annexes : Structures d'organisation et résumé des activités par nature et par secteur d'implantation, tableau des effectifs (échelons central et régional, services spécialisés), état nominatif des combattants du Rassemblement, arrêtés, déportés, assassinés ou tués au combat.

- Documents :

- Fiches concernant l'exécution du capitaine Henri Paul Marlin, assistant français du chef de la Gestapo de Clermont, par Jean Munier, service « Action » du RNPG.

- Une attestation d'appartenance aux Forces françaises combattantes (FFC) concernant Jacques Paris, service « Action » du RNPG.

- Protocole, signé Jacques Soustelle, Henri Frenay et Louis Auvray (« pseudo » de Jacques Benet) créant, le 1er novembre 1944, le Centre de liaison et de documentation (CLD), organisme chargé de la protection des camps.


- Compte rendu général d'activité, mars 1942-mars 1944 sur le MRPGD, par Michel Charette, Alger, 13 juillet 1944.

- Procédure d'homologation officielle du MNPGD et du RNPG comme mouvements de la résistance intérieure française et comme unités combattantes (1979-1992).

- Attestations :  1er avril 1985 : général Pierre de Passage (ex-adjoint au responsable national de l'ORA) ; 13 avril 1985 : Henri Frenay (responsable national de Combat) ;  23 mai 1985 : Pierre Hervé, ancien secrétaire général des MUR.

- Dossier « Homologation » : documents divers, 1948-1978 ; les étapes successives de la demande d'homologation, 1980-1985 ; rapport de présentation devant la commission spéciale du bureau « Résistance » du ministère de la Défense, le 17 février 1986 ; circulaire du 19 mars 1986 homologuant comme mouvement de la résistance intérieure française le CNPG, le RNPG, et le MNPGD, et copie de l'arrêté du 31 mars 1992 les assimilant à des unités combattantes.

- « Origine et sens du RNPG », note rédigée le 24 mars 1999 [46 pages].

[1 carton]

ARC 091 - Fonds Victor Guillermin [Voir le Bulletin de l'IHTP n° 73, mai 1999 : présentation et larges extraits du fonds]

Victor Guillermin, 1888-1970, commence sa carrière d'ingénieur à Decazeville en 1912. Mobilisé durant la Première Guerre mondiale sur le front d'Orient, il finit la guerre comme capitaine. Il deviendra par la suite secrétaire général d'une entreprise sidérurgique de Longwy, la Société anonyme des Hauts-Fourneaux de la Chiers.

« Carnets de guerre, 1914-1918. Cahiers et agendas, 1938-1948 »

Le fonds est constitué d'un ensemble de plusieurs carnets et agendas, rédigés au jour le jour par Victor Guillermin, portant sur deux périodes distinctes : la Première Guerre mondiale et la période qui s'étend de 1939 à 1948.

- Carnets de guerre 1914-1918 :

Ensemble, homogène et continu, de sept petits carnets en cuir, de format 14 x 9, qui couvre sans interruption la période du 1er août 1914, date du décret de mobilisation, au 3 septembre 1917, date du rapatriement de Victor Guillermin depuis Salonique à Decazeville. Chaque carnet porte un titre  : « De tout un peu », « Journal de marche », « Souvenirs de guerre », « Les réflexions d'un philosophe », « En marge de l'histoire ».

[200 feuillets environ]

- Cahiers et Agendas de 1939-1948 :

Ensemble plus hétérogène dans la mesure où tous les items qui le composent n'ont pas été retrouvés, il comprend plusieurs séries distinctes :

1e - Une série de trois cahiers, format cahier d'écolier, sur un total de six que Victor Guillermin a rédigés entre le 23 août 1939 et 10 juin 1945 mais pour lesquels trois sont manquants. L'ensemble s'intitule : « Ce que j'ai vu, comment je l'ai vu. 1939-1945 ».

-  Cahier n° 1 : 23 août 1939-22 octobre 1939.

Il a été rédigé à Longwy où se trouvent les usines de la SA des Hauts-Fourneaux de la Chiers. Il est long d'une trentaine de feuillets et comprend en annexe les structures et les organigrammes de l'entreprise.

- Cahier n° 2 : 20 mai 1940-7 août 1940.

Il a été rédigé à Paris, où se trouve le siège social de l'entreprise, puis à la Chapelle Saint-Mermin (près d'Orléans) et enfin à Vendat, près de Vichy, dans l'Allier, où se trouve la maison familiale de Victor Guillermin. Il est long d'une dizaine de feuillets.

- Cahier n° 6, 1er septembre 1944-10 juin 1945.

Dernier cahier de cette série, a été rédigé à Longwy et est long d'environ une vingtaine de feuillets.

2e - Une série homogène de huit agendas, qui couvrent, jour par jour, et année par année, la période qui s'étend de 1941 à 1948. Ces agendas, qui forment au total un volume de 3 000 pages, comportent des notes sur la vie quotidienne, la vie de l'entreprise, des remarques sur la situation politique et militaire, sur son entourage professionnel, etc…

3e - Un cahier isolé, qui correspond à environ une trentaine de feuillets, et qui est entièrement consacré à la marche de l'entreprise de 1940 à 1944.

[2 cartons]

ARC 092 - Françoise de Boissieu

Françoise de Boissieu est entrée très tôt en résistance, elle a été très active à Vichy (à partir de 1942) et à Paris au moment de la Libération.

« Souvenirs du pays retrouvé (1940-1944) »

Trois parties scandent le récit de Françoise de Boissieu :

- Montpellier (1939-1941) : le repli avec ses parents à Montpellier où son père, Léon Cahen, a dû remplacer un professeur de khâgne mobilisé. Françoise de Boissieu se consacre alors à l'accueil des réfugiés (plus particulièrement belges et luxembourgeois).

- Vichy (1942) : son mari Michel de Boissieu occupe un poste au ministère du Ravitaillement et le couple de Boissieu participe à la résistance intérieure autour de Pierre-Henri Teitgen. On y trouve une description intéressante du milieu intellectuel résistant à Vichy, juristes, professeurs etc., qui œuvraient pour le renversement du pouvoir et la préparation de la relève, ainsi que le témoignage sur les liens établis avec la famille du représentant diplomatique des États-Unis à Vichy, l'amiral Leahy.

- Paris (1943-1944) : le couple de Boissieu regagne Paris, Michel de Boissieu ayant été reçu au concours de la Cour des comptes. L'un comme l'autre poursuivent leur activité clandestine dans la Résistance. M. de Boissieu est affecté au CNR et est trésorier de la Délégation générale. Les dernières pages sont consacrées à l'insurrection parisienne et à la Libération de Paris, événements auxquels ils ont activement participé.

[49 pages écrites à Paris en 1999, suivies de 17 pages d'annexes reproduisant des témoignages : lettres écrites dans les années 1980 par d'anciens diplomates américains en poste à Vichy en 1942]

ARC 093 - Lettres de Salomon Juptzer (dit Sénia)

Salomon Juptzer (dit Sénia) est né en 1913 à Odessa. Fuyant les persécutions antisémites en Russie, sa famille s'installe en France en 1922. Mobilisé en 1939, dans le 246e régiment d'infanterie Sénia est fait prisonnier le 15 juin 1940. Il est envoyé à Altengrabow stalag XIA, sans que son identité juive ne soit découverte. À l'intérieur du camp, il participe à un réseau d'évasion de prisonniers. Il s'en évade lui-même en 1943. Il retrouve sa famille, réfugiée à Toulouse depuis 1940, et entre dans le Réseau Charrette au sein duquel il est chargé du passage des personnes en Espagne. Le 9 mai 1944, suite à une dénonciation, il est arrêté par la Gestapo et transféré à Drancy. Le 15 mai 1944, il quitte le camp dans le convoi n° 73, comprenant 873 hommes, avec pour destination Reval (Estonie) et le Fort Kovno (Lituanie). Il est fusillé dans les jours qui suivent son arrivée.

Le fonds est constitué d'un ensemble de lettres (uniquement des photocopies). Ces lettres ont été, dans leur grande majorité, écrites entre 1940 et 1943, période au cours de laquelle Sénia était mobilisé puis prisonnier de guerre à Altengrabow en Allemagne dans le stalag XIA. Elles ont été réunies en dossiers suivant le ou les expéditeur(s) : Sénia sa famille, sa fiancée, ses amis.

Les deux premiers dossiers sont indissociables : lettres écrites par Sénia à sa famille et les réponses de son père. Ils forment en quelque sorte un dialogue, par correspondance interposée, entre un père et son fils. Les préoccupations essentielles tournent autour de la vie de Sénia dans le camp de prisonniers, des difficultés économiques et financières rencontrées par le reste de la famille en France, de la vie quotidienne, de la santé et du moral. Certaines phrases ont dû être écrites dans un langage « codé », étant donné l'insécurité permanente dans laquelle vivait cette famille.

Le deuxième sous-ensemble est composé d'une correspondance « à sens unique », il s'agit des :

-  lettres que Lucie Bishay, la fiancée de Sénia alors exilée à Brighton, aux États-Unis, lui envoyait et que Sénia avait conservées. Ce sont principalement des lettres d'amour évoquant la grande tristesse d'être séparés. Mais sont aussi abordées les difficultés rencontrées par une jeune Européenne pour s'intégrer dans la société américaine.

- lettres d'amis qui ont écrit à Sénia pendant sa captivité, elles portent principalement sur le quotidien des uns et des autres et sont des signes d'amitié.

[1 carton]

ARC 094 - Opuscules de propagande en faveur du gouvernement de Vichy

Dossier regroupant onze opuscules (uniquement des photocopies) de propagande antibritannique et antigaulliste édités par l'Imprimerie officielle de Basse-Terre (Guadeloupe) au cours du second semestre de 1940. Les originaux ont été déposés aux Archives nationales.

- « Les consignes du Maréchal Pétain ». Allocution radiodiffusée du maréchal Pétain, président du Conseil, Bordeaux, le 25 juin 1940 [2 pages].

- « Comment, dans la nuit du 3 au 4 juillet, les Anglais s'emparèrent de ceux de nos bâtiments qui se trouvaient en Angleterre ». Récit d'un témoin oculaire [11 pages].

- « La tragédie de Mers-El-Kébir. Le prétexte donné par les Anglais à leur agression est sans fondement », 19 juin 1940 [9 pages].

- « L'agression de Dakar », 23 septembre 1940 [2 pages].

- « La campagne de Dakar. Récit de la défense de Dakar contre l'agression britannique » [7 pages].

- « Le drame d'Alexandrie » [4 pages].

- « Contre la propagande anglaise  » [3 pages].

- « Communiqué du 22 novembre 1940 [2 pages].

- « Réponse au discours de De Gaulle ». Pointe-à-Pitre, le 27 novembre 1940 [2 pages].

- « L'Angleterre continue la série de ses attentats de droit commun », 1er décembre 1940 [2 pages].

ARC 095 - Georges Toupet[9] [Communication sur autorisation]

Georges Toupet a été commissaire-adjoint des Chantiers de jeunesse français, chef du camp des travailleurs français d'Auschwitz, chef du secteur de Haute-Silésie du réseau MNPGD.

« Rapport sur les activités et le retour en France du camp français d'Auschwitz (Haute-Silésie). Premier camp de la Résistance française du STO en Allemagne »

Dans ce rapport, Georges Toupet, membre du Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés (MNPGD), fait le bilan de sa mission d'encadrement de jeunes requis pour le STO, affectés à la construction de l'usine IG Farben à Auschwitz : juin 1943-avril 1945. Parti volontairement pour l'Allemagne, le 25 juin 1943, avec un groupe de 450 jeunes des ex-Chantiers de Jeunesse, il se fixe comme objectif leur encadrement et la garantie de leur retour en France ainsi que la mise au point d'une filière de renseignements. Il obtient la responsabilité du camp de travail, regroupant 2 500 Français STO, et met sur pied une organisation très hiérarchisée, sur le modèle des ex-Chantiers de jeunesse. Il contribue à l'amélioration des conditions de travail et de vie quotidienne, mettant tout en œuvre pour conserver la cohésion du groupe de jeunes et éviter toute propagande nazie.

Parallèlement à cette mission d'encadrement, il dirige une équipe de résistants avec comme mission le noyautage des camps et la liaison avec les prisonniers de guerre. L'objectif final est l'établissement de filières d'évasion, le sabotage de la production allemande, la création d'un réseau de renseignements et une résistance active au moment de l'arrivée des alliés. Compte tenu de la très grande proximité avec le camp de concentration d'Auschwitz, les renseignements transmis par le réseau ont été d'une importance capitale.

Document joint : la copie conforme d'un plan du camp de concentration d'Auschwitz remis à Lucien Léon, alias Kraus (MNPGD), ex-commissaire aux Chantiers de jeunesse, en novembre 1943 (lors d'une mission sur les camps) pour Jacques Pomès-Barrère (Base Espagne et MNPGD).

Annexe : certificats d'appartenance à la Résistance.

[Rapport de 39 pages, dactylographiées en août 1982. Ce document est l'exacte reproduction du rapport établi par Georges Toupet, à son retour, le 29 juin 1945, à l'attention de ses différents supérieurs des CJF et de la Résistance]

ARC 096 - Alsace-Lorraine : situation générale et question religieuse, 1941

La question religieuse en Europe et le nazisme (Allemagne, Belgique, Hollande)

- Alsace-Lorraine :

- Schéma de l'administration allemande en Alsace. Suivi du « Rapport relatif à la situation de l'Alsace occupée ». Rédigé le 31 décembre 1940, signataires : « Quelques Alsaciens expulsés par les autorités allemandes » [39 pages + en annexe : fiche à remplir par les fonctionnaires].

- « La question religieuse en Lorraine » (s.d.) [9 pages].

- Allemagne :

- « Situation religieuse en Allemagne. Lettre pastorale de l'archevêque de Fribourg-en-Brisgau », carême 1941 [4 pages].

- « Lettre des évêques allemands au Saint-Père » [rédigée après la réunion des évêques allemands à Fulda, 24-26 juin 1941] [3 pages].

- « Extrait de sermon prononcé en l'église Saint-Lambert à Münster, le dimanche 13 juillet 1941, par Mgr Von Galen, évêque de Münster » [1 page].

- Belgique : « Allocution de son Émin. V. R. aux séminaristes le 27 juillet 1941 » [2 pages].

- Hollande  : « Archevêques et évêques de Hollande aux fidèles qui leur sont confiés, 25 juillet 1941 » [2 pages].

- Presse, divers : tract : « Il faut choisir : le Christ ou Hitler » ; presse clandestine : Vérités, n° 17, 15 novembre 1941 ; Paris aux Liens (Témoignages de prêtres), novembre 1944 ; Des Chrétiens prennent position, bulletin n° 1 (ronéoté), juillet 1947.

ARC 097 - Pierre Amoureux

Membre du réseau Résistance pour la région de l'Yonne, il a rejoint, en 1944, le Maquis 3.

« Organisation nationale Maquis 3. Souvenirs ». Suivi de deux manuscrits complémentaires : « Maquis 3. Le Plan vert » et « Maquis 3. Le Bois Blanc »

Ce témoignage est le résultat d'un travail collectif dirigé par Pierre Amoureux à partir d'entretiens et d'échange de correspondance avec d'anciens compagnons membres du Maquis 3 (maquis issu du réseau Résistance, bien implanté dans l'Yonne dès 1943, et dépendant de l'Organisation nationale maquis (ONM), il regroupe les zones Saint-Sauveur, Treigny, Étais, Coulanges-sur-Yonne).

Créé au printemps 1944, le Maquis 3 est composé d'environ 60 hommes (dans leur majorité, réfractaires au STO plus quelques réfugiés politiques espagnols). Le 5 juin 1944, il est assigné au Plan vert (programmation, à la suite du débarquement du 6 juin, des sabotages ferroviaires sur l'ensemble du territoire) pour la région de l'Yonne. L'auteur donne des informations sur l'organisation du maquis : les liaisons avec Londres, les parachutages d'armes… Sont décrites également les différentes missions menées entre le 6 et le 9 juin (notamment la destruction de la voie ferrée Paris-Lyon à l'entrée du tunnel de Lézinnes ainsi que celle du pont de Mailly-le-Château) avec une attention particulière pour deux opérations périlleuses d'encerclement de troupes allemandes dans le bois d'Aubigny (13-21 juin), et dans le bois Blanc (22 juin-4 juillet) où les combats ont été très violents.

[Respectivement dans l'ordre de leur présentation : 30 pages, 11 pages et 7 pages]

ARC 098 - Bernard-Charles Sautereau

A été, pendant la guerre, membre du mouvement Résistance à Auxerre (Yonne), puis de l'Organisation national maquis.

« 10 Juin 1944, mon jour le plus long». Suivi de trois manuscrits complémentaires : « Pourquoi et comment s'être engagé dans la Résistance ? », « L'arbre cachait la forêt », « Papy raconte… »

En octobre 1943, âgé de 18 ans, Bernard-Charles Sautereau, réfractaire au STO entre dans le mouvement Résistance à Auxerre. Il participe au service action avec pour mission principale le maintien des contacts avec d'autres réseaux de résistance (notamment le « Réseau Buckmaster-Jean-Marie ». Après la série d'arrestations du second semestre 1943, entraînant la désorganisation du mouvement, il rejoint l'Organisation national maquis. Sont évoquées les multiples activités des maquisards : établissement de faux papiers, hébergement des clandestins, ravitaillement des réfractaires au STO, organisation des réunions et des liaisons, sabotage du trafic ferroviaire, renseignement et détection des agents allemands dans les réseaux de Résistance. À propos du Maquis n° 2, « Maquis de Merry-Vaux », il décrit les concertations avec le Bureau des opérations aériennes (BOA) en vue de l'homologation de terrains de parachutages, le largage du matériel. Le 10 juin 1944, alors qu'il s'apprêtait, avec deux de ses compagnons, à recevoir une livraison de fusils mitraillettes, il est arrêté et incarcéré à la prison d'Auxerre. Il sera déporté, le 31 juillet, en Autriche. En épilogue, il relate l'arrestation et l'exécution du commandant Marcel Choupot alias « Chollet », chef d'état-major de l'Yonne des Forces françaises de l'Intérieur.

Annexes : chronologie des événements dans le village de Saint-Aubin-Châteauneuf (au sud de Joigny, 1943-1944) ; documentation sur la résistance dans l'Yonne, emplacements du Maquis de Merry-Vaux, quelques notices biographiques de résistants.

[Respectivement dans l'ordre de présentation des manuscrits mis au point en 1994 : 26 pages + annexes ; 8 pages ; 7 pages ; 4 pages]

ARC 099 - cote vacante

ARC 100 (1-15) - Fonds documentaire Jean-Louis Crémieux-Brilhac

Jean-Louis Crémieux-Brilhac a été secrétaire à Londres du Comité de propagande de la France libre,1942-1944, directeur de la Documentation française de 1969 à 1982. Il est l'auteur, entre autres publications, du livre Les Français de l'an 40, Paris, Gallimard, 1990 (2 tomes).

Ce fonds est constitué de ses archives de travail qu'il a rassemblées pour l'écriture de cet ouvrage. Les dossiers sont composés d'articles, de notes et fiches de travail, de photocopies de documents d'archives. Un inventaire détaillé a été réalisé, seuls les titres des dossiers (avec leur numérotation initiale) sont mentionnés ci-après.

A - Répertoire de la documentation utilisée pour le tome I : La guerre oui ou non

1 - Portraits ou prises de position des principales personnalités politiques.

2 - La course à la guerre, le déclin français, les relations diplomatiques de 1935 à 1939 et notamment de mars à septembre 1939.

3 - La diplomatie française et alliée de septembre 1939 à juillet 1940.

4 - L'opinion publique au moment de l'entrée en guerre et au début de la guerre

5 - L'opinion publique en 1939-1940.

6 - L'opinion publique en France vue : par l'ambassadeur et les consuls britanniques en France ; par Friedrich Sieburg conseiller chargé de l'« Observatoire des affaires françaises » à l'ambassade d'Allemagne à Bruxelles ; à travers les mémoires de Murphy, conseiller à l'ambassade des États-Unis.

7 - La presse française en guerre.

8 - Le gouvernement de l'opinion publique.

9 - La propagande allemande en France avant et pendant la guerre.

10 - La société française.

11 - Mouvements et tendances : les droites.

12 - Mouvements et tendances : les gauches.

13 - Mouvements et tendances : les communistes et le PCF.

14 - Syndicalisme, mouvements sociaux, luttes ouvrières, répression.

15 - Les intellectuels au temps du Front populaire. Les écrivains devant la guerre.

16 - Mai-juin 1940 (dans les coulisses politiques, la population civile).

B - Répertoire de la documentation utilisée pour le tome II : Ouvriers et soldats

17 - Situation économique : 1936-1940 et 1939-1940.

18 - La crise de l'armement, carence de l'État, réticences patronales.

19 - Patrons et ouvriers.

20 - La crise de l'armement dans les usines et les problèmes de la main-d'œuvre.

21 - La crise des constructions aéronautiques.

22 - Textes généraux sur les causes de la défaite : les erreurs de doctrine ; la stratégie alliée ; le contrôle parlementaire.

23 - Le commandement.

24 - Le moral aux armées avant le 10 mai 1940.

25 - La bataille de Sedan.

26 - Les opérations militaires de mai-juin 1940 (suite).

27 - La débâcle.

C - Notes diverses (fiches manuscrites).

28 - Notes et commentaires portant principalement sur la vie politique et l'opinion publique jusqu'à fin 1939 avec quelques prolongements en 1940.

29 - Notes et commentaires portant principalement sur la crise du moral militaire et les événements militaires de 1940.

[15 cartons]

ARC 101 (1-2) - Fonds Vallotton

Annie et Gritou Vallotton (†) sont les filles du pasteur suisse Benjamin Vallotton. Leur mère est alsacienne. De 1939 à 1944, elles tiennent un journal qu'elles cachent pour des raisons évidentes de sécurité. Fin septembre 1939, leur diplôme de secouriste en poche, elles décident de rejoindre leur oncle, responsable de l'état sanitaire des départements d'accueil pour les réfugiés venus de l'est du pays. Annie s'installe à Limoges, Gritou à Clairvivre, où elles viennent en aide à la population transplantée. À partir de 1941, elles jouent un rôle important d'assistante sociale dans les divers camps d'internement (Récébédou, Rivesaltes). En janvier 1942, elles entrent en contact avec divers mouvements de résistance dont Combat. Toutes deux rejoignent la zone nord au printemps 1944 et y demeurent jusqu'à la Libération.


A - Correspondance, notes et documents, Journal des sœurs Vallotton :

- Correspondance familiale :

Pour l'essentiel copie des lettres de Benjamin Vallotton à ses filles, copie des lettres de Gritou et Annie à leurs parents, 20 février 1938-12 mars 1944 [156 lettres]

- Correspondance et notes diverses 1940-1944 :

- Correspondance diverse Annie Vallotton, essentiellement lettres de réfugiés ; copie des lettres d'Ida Cynermann à Annie Vallotton, 10 janvier 1942-12 novembre 1942. [12 lettres]

- Notes sur le Service de Renseignement dans la Résistance de la Région IV 1942-1943 ; notes et documents sur l'Alsace occupée dont le rapport relatif à la situation de l'Alsace occupée, 31 décembre 1940.

- Résistance spirituelle, sermons de pasteurs, copie de lettre sur un jeune résistant protestant etc.

- Retranscription de déclarations gouvernementales (Laval, Pétain), et de textes allemands.

- Documents divers sur la Résistance, le déroulement de la guerre, texte du discours du général de Gaulle le 24 avril 1944 devant l'Assemblée d'Alger, texte du message de sa démission du 20 janvier 1946.

- Notes et documents sur les camps de réfugiés :

Essentiellement Récébédou dont le rapport du docteur Weil, mai 1941, une photographie du camp.

- Manuscrit intégral du journal de guerre de Gritou et Annie Vallotton.

B - Presse :

- Extraits de presse :

- Sur le déroulement de la guerre, La Gazette de Lausanne, 1939-1942.

- Extraits du Figaro (1960-1970).

- Extraits de presse sur les camps de concentration et la Shoah, 2 lettres témoignages sur le Struthof.

- Presse divers :

- Documents sur la défaite de 1940.

La Gazette de Lausanne, jeudi 12 juin 1941, jeudi 1er janvier 1942.

- Presse de Collaboration : Le Cri du Peuple : 17 août 1943, Le Matin : 16 août 1944.

- Presse clandestine, Résistance :

Vérités, 15 septembre 1941, 5 octobre 1941 ; Combat, n° 1, décembre 1941 ; Libération, 20 janvier 1942, 3 juin 1942 ; Libération, hebdomadaire des Français libres, n° 57, 4 janvier 1942 ; Tracts divers et 3 documents non identifiés.

- Documents parus après la guerre sur le Résistance.

- Résistance chrétienne :

Cahiers du Témoignage Chrétien : s 13-14, janvier-février 1943 ; n°s 18-19, août-septembre 1943 ; n°s 24-25, 1944 ; n°s 26-27, mai 1944 ; n°s 28-29 juillet 1944.

Courrier français du Témoignage Chrétien : n° 2, juillet-août 1943 ; n° 3, septembre-octobre 1943 ; n° 11, juillet 1944 ; n° 12, août 1944 ; n° 13, août 1944 ; n° 14, 2 septembre 1944 ; n° 15, 9 septembre 1944.

- Jacques Maritain, À travers le désastre, 1941, 48 p.

L'Allemagne et le christianisme, juin 1944, 12 p.

- Presse de la Libération :

Carrefour, n° 2, septembre 1944 ; Front national, n° 17, 8 septembre 1944 ; Femmes françaises, n° 1 (à signaler un article sur Danielle Casanova) ; Le Parisien Libéré, n° 4, 25 août 1944 ; La Patrie, n° 1, 26 août 1944 ; et titres divers issus de la Résistance

- Mélange : Combat, Le Figaro, Libération : numéros divers parus en août-septembre 1944.

[2 cartons]

ARC 102 - Fonds documentaire sur Alexis Carrel et plus ponctuellement sur Jean Coutrot

Alexis Carrel (1873-1944), prix Nobel de Médecine en 1912, membre du Comité exécutif du Centre d'étude des problèmes humains en 1936, a été également le régent de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains (Fondation Carrel) de 1941 à 1944

Jean Coutrot (1895-1941), polytechnicien, a fondé de nombreuses sociétés dont le Centre d'études des problèmes humains, il est l'auteur, en 1934, du « Plan du 9 juillet ».

- Notice biographique d'Alexis Carrel et de Jean Coutrot, suivie d'une bibliographie ; photocopies de divers notices biographiques sur Alexis Carrel.

- Série d'articles sur Alexis Carrel et son œuvre (dates extrêmes, 1925-1998).

- Extraits de la thèse d'Alain Drouard, soutenue en 1989, université Paris IV : Alexis Carrel et la Fondation française pour l'étude des problèmes humains. Contribution à l'histoire des sciences sociales en France.

- Quelques extraits de textes préfacés par Alexis Carrel (1936 et 1941) ; pages de titre des Conférences éditées par la Fondation française pour l'étude des problèmes humains et des Entretiens sur les sciences de l'homme, collection du Centre d'études des problèmes humains ; quelques articles : Synarchie/Centre d'études des problèmes humains.

- Quelques extraits de textes de Paul Claudel dans lesquels Alexis Carrel est évoqué.

- Documents sur la Société internationale des conseillers de synthèse, 1952 (statuts, règlements) ; statuts de la Société à responsabilité limité « les Produits A. C. », 11 mai 1941.

- Polémique autour d'Alexis Carrel : faculté de Lyon de médecine, 1992 ; rue Alexis Carrel à Paris, 1994 (quelques extraits de presse).

[1 carton]

ARC 103 - Fonds documentaire sur Henry Coston et Robert Courtine

Journalistes et hommes de lettres, ils ont l'un comme l'autre écrit dans la presse d'extrême droite et antisémite avant la guerre, puis sous l'Occupation dans la presse de la Collaboration. Ils ont été jugés et condamnés à la Libération. Ils ont repris leur activité de journalistes dans les années 1950.

- Notices biographiques.

- Document sur l'Institut d'études des questions juives, rédigé en 1946 : historique de sa constitution, son fonctionnement, ses collaborateurs dont faisaient partie Robert Courtine et Henry Coston

- Le Centre d'action et de documentation (CAD), crée en 1930, but et action ; n° 1 (s.d.) des Cahiers de la France nouvelle, publiés par le CAD, titre principal : « Les juifs en France ».

- Quelques documents sur l'ouvrage : Partis, journaux et hommes politiques. Hier et aujourd'hui, sous la direction d'Henry Coston, numéro spécial de Lectures Françaises, décembre 1960.

- Photocopie du n° 82, avril mai 1980, Lecture et tradition. Bulletin littéraire contre-révolutionnaire, consacré à Henry Coston ; 2 catalogues de la Libraire française.

- Antisémitisme et profanation du cimetière juif de Carpentras, mai 1990 : articles parus dans Le Monde du 15 mai 1990 et dans L'Événement du Jeudi, 17-23 mai 1990 (à signaler un article sur Henry Coston).

- 3 tracts révisionnistes (s.d.).

[1 carton]

ARC 104 - Capitaine Redon

Le capitaine Redon a été mobilisé en 1939-1940 et il est devenu, par la suite, chef FFI du Tarn.

« La 3e DIC du 10 juin 1940 au 23 juin 1940. Et rapport d'évasion du capitaine Redon en date du 5 août 1940 »

L'ensemble du témoignage du capitaine Redon est écrit en style indirect. La première partie est constituée du journal de campagne, tenu au jour le jour, du 10 au 23 juin 1940, de la 3e DIC (Division d'infanterie coloniale), placée sous le commandement du général Dubuisson, lors des opérations dans les départements de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle. Sont évoqués les combats considérés d'avance comme perdus, l'intensité des bombardements subis, les pertes humaines, la débâcle des unités françaises et pour finir les conditions de la reddition, le 23 juin, dans la région de Viterne (au sud de Toul). La deuxième partie est consacrée à la captivité de ces militaires : le fort du Pont-Saint-Vincent, puis la caserne Hugo à Nancy. Le capitaine Redon s'en évade, le 26 juillet, et rejoint le 1er bureau de l'état-major du gouvernement militaire de Lyon auprès duquel il fournit des renseignements sur les mouvements de troupes allemandes, les camps de prisonniers, la liste des officiers en captivité. 

[36 pages manuscrites, 4 pages d'annexe : capitulation du groupement Dubuisson, et 2 cartes]

ARC 105 - Georges Morel [Communication soumise à autorisation]

A été successivement ingénieur en chef de la Société anonyme de Rochebelle (bassin des Mines des Cévennes) de 1929 à 1944, et à partir du 25 septembre 1944, directeur général adjoint de mines à combustibles du Gard, de l'Hérault et de l'Aude après la réquisition des Houillères des Cévennes.

« Témoignage de Monsieur Georges Morel, ingénieur des Mines. Les mines des Cévennes pendant la guerre 1939-1945 », suivi du rapport, du 12 janvier 1947, de M. Pruvost, doyen de la faculté des Sciences de Lille, lors de la remise du grand prix Léonard Danel à « Monsieur Michel Duhameaux, inspecteur général des Mines » (Michel Duhameaux, a été de 1941 à 1944, directeur du bureau régional d'organisation des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Il devint par la suite directeur général des Charbonnages de France).

C'est Georges Morel, lui-même, qui a confié son témoignage, rédigé en 1978-1979, à L. F. Ducros, ancien correspondant du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale pour l'Ardèche. La première partie est consacrée à la société anonyme de Rochebelle, que Georges Morel dirigea pendant la guerre. Il souligne d'emblée l'esprit de résistance qui animait Aimé Lepercq, président du comité d'organisation des Houillères, et certains des cadres généraux et techniques des bassins. Il décrit ensuite les difficultés de fonctionnement des mines, en raison de la pénurie des approvisionnements de toutes natures et mentionne les moyens mis en œuvre pour laisser apparaître une augmentation fictive de la production. Il fait part des actions de la Résistance locale contre les installations minières, et de l'accueil de 600 jeunes réfractaires au STO. Il évoque la libération d'Alès, le 24 août 1944 et les règlements de compte qui s'en suivirent. Il dresse le bilan, pour les Houillères des Cévennes, de la situation de certains dirigeants, agents maîtrise et ouvriers à l'issue de la guerre. La deuxième partie évoque la période postérieure au 25 septembre 1944, date de la réquisition des Houillères des Cévennes, et celle du début 1946 avec la nationalisation des Houillères françaises et la « bataille du charbon ».

Quelques documents d'archives en annexe [18 pages]

Le rapport sur Michel Duhameaux, écrit par le doyen Pruvost en janvier 1947, et joint par Georges Morel à son témoignage, apporte un complément fort utile à l'histoire des Houillères pendant la guerre. De 1941 à 1944, Michel Duhameaux a été directeur du bureau régional d'organisation des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Il s'illustra particulièrement par un grand esprit de résistance : défense du « salaire minimum » ; opposition à « la concentration industrielle » ; accueil de jeunes réfractaires au STO, une grande partie des étudiants de la faculté des sciences de Lille y trouvèrent refuge (au total environ 20 000 jeunes pour les Mines du Nord).

[8 pages]

ARC 106 - William Joseph Webb (1877-1954)

W. J. Webb est né en Angleterre en 1877, mais a vécu en France à partir de l'âge de 9 ans. Suivant la tradition familiale, il travaille dans le milieu équestre. Au début de la guerre, il est encore en activité comme entraîneur de chevaux de courses à Chantilly. Suite à la défaite française, et comme tout ressortissant britannique, il se retrouve dans une situation de grande insécurité. Réfugié en zone Sud avec sa famille, il est cependant arrêté, le 26 juillet 1940, par les Allemands et restera interné jusqu'en 1944.

Internment camp journals. Period 26th July to 31st december 1942. At Laharie camp in the Landes and Saint-Denis military Barracks.

Ce document (en anglais) est un journal intime, rédigé dans les camps et envoyé secrètement par W. J. Webb à sa famille dans des paquets de linge sale. Il a été rassemblé et présenté par son fils qui l'a accompagné de quelques notes et documents. Il ne couvre que la période du 26 juillet 1940 à la fin de l'année 1942, les cahiers de la fin de son internement ayant été détruits.

À son arrestation, le 26 juillet 1940, il est envoyé au camp de Laharie, dans les Landes, avec 400 ressortissants britanniques de sexe masculin. Il est ensuite transféré, fin octobre 1940, à la caserne de Saint-Denis, un camp plus important (2500 prisonniers) jusqu'à sa libération le 15 août 1944.

W. J. Webb a tenu ce journal scrupuleusement, pratiquement jour après jour, détaillant ses conditions de vie. Il décrit un quotidien centré sur des problèmes d'hygiène, de santé (dus à son âge) mais surtout de nourriture. Les rations fournies par le camp sont insuffisantes en particulier à partir de l'hiver 1941. Ces manques sont en partie compensés par les cadeaux des visiteurs et les colis de la Croix-Rouge reçus par les prisonniers : assez abondants, ils peuvent être échangés ou donnés à leur famille lors de visites strictement contingentées. L'argent qui circule dans le camp (pécule, dons de la Croix-Rouge) favorise une vie sociale autour des artisans, des denrées peuvent être achetées à la cuisine. Cette vie sociale se manifeste aussi par des cérémonies religieuses, des conférences ou des rencontres sportives librement organisées. Sans décrire précisément l'organisation du camp, Webb indique que son administration est encadrée et surveillée par les Allemands qui en confient la charge à des prisonniers choisis par eux et changés régulièrement. Le manuscrit contient peu de réflexions politiques ou sur la guerre ; on apprend néanmoins que les journaux sont interdits dans le camp quand les nouvelles deviennent trop bonnes pour les Alliés, ce qui était source de rumeurs.

[286 pages + 13 pages d'annexe]

ARC 107 - Documents émanant de la France libre

- Bulletins d'informations et de propagande :

- Quelques numéros du Bulletin d'information (BI) et du Bulletin de propagande (BP), 30 janvier-3 juin 1941.

Bulletin d'informations générales (BIG) : n°11, 12, 16, 17 et 18, avril-mai 1944. Chaque bulletin regroupe les articles autour des trois rubriques suivantes : « évolution générale », « articles et rapports économiques », « articles et déclarations politiques ».

- « Études », n°2, 3, 4 et 5 (s.d) : synthèses sur certaines questions (« L'Allemagne et le débarquement en Angleterre », « Le moral des Allemands », « La situation en Alsace au début de décembre 1940 », « l'Allemagne et le christianisme »).

- Bureau central de renseignements et d'actions (BCRA) :

- Rapports sur la situation des régions émanant du COMIDAC, Direction technique, BCRAL « Bloc opérationnel » : 20 janvier, 17 février, 2 mars 1944.

- Comptes rendus émanant du BCRAL, état-major FFI, 3e bureau : 11, 25 et 26 juin 1944.

- Rapport sur l'activité des FFI depuis le jour J : BCRA. État-major FFI, Londres, 12 juin 1944.

[1 dossier]

- Discours et conférences :

- Amérique du Sud : conférences des présidents et délégués des Comités de la France libre en Amérique du Sud, 1944 ; conférences du colonel Gustave Gounouilhou, Rio de Janeiro, 1942 ; Georges Bernanos : La Marseillaise, le Caire, 27 juillet 1943 ; La Marseillaise, Alger, Barbacena, 27 juin 1944.

- Londres : général de Gaulle, discours du 1er avril et du 18 juin 1942 ; écrits de Londres d'Élie-Joseph Bois, ex-rédacteur en chef du Petit Parisien : 6 articles, 1940-1941.

- Alger : Joseph Kessel, « Comment est mort le Maréchal Pétain ».

[1 dossier]

ARC 108 - Documents provenant des archives allemandes [Voir aussi Archives sur microfilms : Archives d'Alexandria, 1940-1945, A 1-A 297]

- Centre de documentation des Archives d'État de la RDA, Potsdam :

Photocopies de documents provenant du Centre de documentation des Archives d'État de l'ex-RDA à Potsdam, adressées au Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale en 1977.

- Documentation sur les nouvelles attributions de postes préfectoraux dans les départements français, 1938-1944 : ambassade d'Allemagne à Paris (26 fiches individuelles datées du 26 avril au 25 mai 1944).


- « Situation politique en France en juin 1944 » (rapport du 3 juin 1944 adressé par le directeur ministériel Berndt au ministre de l'Information et de la Propagande et relatif aux événements de guerre). Origine : ministère du Reich pour l'Information et la Propagande (8 pages).

- Rapport de la section de « propagande » de l'état-major du MBF en France, 2 juin 1941. Origine : ministère du Reich pour l'Information et la Propagande (16 pages).

- Ordonnances concernant les territoires récemment occupés, février-décembre 1942. Origine : ministère des Affaires étrangères (3 pages).

- Manuscrit Clodius, 30 août 1943, sur le rôle économique de la France dans l'Europe nouvelle. Origine : ministère des Affaires étrangères.

- Mission particulière : Alsace-Lorraine, 1928-1940 (3 lettres). Origine : « Fondation allemande ».

[1 dossier]

- Documents Frédéric Livian :

Membre du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, chargé de la traduction en français de documents allemands provenant des microfilms (archives allemandes capturées par l'armée américaine en France et en Belgique et microfilmées par les soins des National Archives and Records, service de Washington à Alexandria). Il s'est particulièrement penché sur la série A et en a tiré plusieurs études centrées sur les organisations allemandes en France.

- Implantations des troupes allemandes en France d'après le Kriegstagebuch OKW 1940-1945 :

- « Implantation des troupes allemandes en France pendant la 2e Guerre mondiale, par grandes unités, selon plusieurs sources en notre possession » (Kriegstagebuch OKW et bobines de microfilms, documents allemands en provenance des États-Unis).

[25 pages dactylographiée)]

- Traductions de divers chapitres sur les implantations des troupes allemandes dans quelques départements français, principalement au cours de l'année 1944.


- Organisation allemande en France :

- Manuscrit sur l'organisation allemande en France : services allemands troupes d'occupation, structure de l'occupation de la zone Sud, structure du RSHA, police allemande en France, l'Abwehr, grades dans l'armée, abréviations et terminologie, schéma de l'ambassade d'Allemagne à Paris, schéma de l'organisation gouvernementale du IIIe Reich.

[61 pages manuscrites]

- « Rapport sur l'organisation, la structure et les tâches de l'administration allemande en France » provenant de l'Office of Military Government for Germany (US), Ministerial Collecting Center, German group, Fürstenhagen, le 5 novembre 1945 et signé Dr. Almar Michel, à l'attention de Monsieur le Major Graff.

[11 pages]

Geheime Kommandosache :

Photocopie de deux documents allemands (Affaire secrète), Marseille, 17 janvier 1944 et Lyon 19 janvier 1944. Correspondance secrète entre différents services de l'Abwehr et relative à l'engagement d'une personne en tant que V-Mann (homme de confiance).

[2 pages]

ARC 109 - Fernande Elosu [Communication soumise à autorisation. Voir aussi ENT 0242 - ENT 0243 et ARC 3015 (1-32) - Fonds Joë Nordmann]

Fernande Elosu (1904-1996), militante communiste, amie de Nathalie Sarraute, qu'elle a aidée pendant la guerre, a travaillé auprès de la commission de la Justice du Conseil national de la Résistance (CNR), juré à la cour de justice de la Seine, secrétaire générale de l'Association internationale des juristes démocrates (AIJD) de Joë Nordmann, et militante au sein du Secours populaire français.

Ce dossier comprend notamment les éléments d'une procédure l'ayant opposée après la guerre à un magistrat en poste sous l'Occupation qui avait envoyé en prison, en février 1940, son père, Fernand Elosu, président des « Amis de l'URSS », pour « non-dissolution de ligue communiste ». Il en sortira le 7 août 1941 et mourra le 19 août.

On y trouve également : une copie d'extraits de ses Mémoires inédits « Chronique du siècle dernier écrite à l'intention de mes petits-enfants et pour usage familial », qui retrace une partie de son parcours durant les années noires ; et les copies d'articles que Fernande Elosu a écrit, notamment sur l'épuration, durant l'année 1948, dans La Défense, hebdomadaire du Secours populaire français.

ARC 110 – Henri Binet (1902-1975)
Henri Binet est né à Metz en 1902. Il fait ses études à l’École d’ingénieurs des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne et à l’Institut électrotechnique de Nancy. Ingénieur aux usines de Wendel, il fut successivement en poste à Jœuf, Hayange, Moyeuvre et Rosselange.
« Souvenirs de guerre, 1939-1945 », manuscrit inédit
L’un des intérêts de ce manuscrit réside dans les nombreuses informations fournies par l’auteur sur le secteur de l’industrie sidérurgique. Tout d’abord en Meurthe-et-Moselle aux Forges de Jœuf, société de Wendel, où il exerce les fonctions de chef du service électromécanique et ce jusqu’au 11 juin 1940, ensuite de février 1941 à septembre 1944, il est ingénieur à la Compagnie des Mines, Fonderies et Forges d’Alais à Tamaris (banlieue d’Alès), et enfin directeur de l’usine de Jamailles, société de Wendel, à Rosselange (Moselle) à partir de novembre 1944. À travers la description de ces trois postes se perçoit l’enjeu crucial du fonctionnement des usines sidérurgiques en temps de guerre. À Jœuf, zone frontalière avec l’Allemagne, et donc à très hauts risques, c’est l’arrêt immédiat de l’usine et la destruction des machines, le 11 juin 1940, suite à l’entrée des troupes allemandes à Verdun. À l’inverse, ce sera, en 1944, à Jamailles, la remise en marche de l’usine après les années d’occupation allemande. Pour les Fonderies et Forges d’Alais, février 1941-septembre 1944, c’est le versant fonctionnement de l’entreprise en période d’occupation qui est développé : les conditions de production, les clivages à l’intérieur de l’usine, les actions de sabotage par les maquisards, la question du STO ....
Sont également abordés dans la première partie : la mobilisation de 1939 – Henri Binet est affecté à la 127e batterie de la DCA au Fort Saint Jean D’Arc –, l’exode et la question des réfugiés. Dans la deuxième partie il évoque le plus souvent l’écoute de la radio suisse, la cohabitation avec les officiers allemands, et enfin la libération d’Alès, le 25 août 1944 avec les tensions qui l’ont précédée et les règlements de compte locaux qui s’ensuivirent.
[83 pages, rédigées entre 1971 et 1973]

ARC 111 – Documents provenant des archives autrichiennes
Ces documents ont été transmis, en 1965, au Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale par l’institution autrichienne : Dokumentationsarchiv des österreichischen Widerstandes.
- La résistance autrichienne en France (À une ou deux exceptions près, tous les documents sont en allemand)
– Série de notes biographiques de résistants autrichiens.
– Récit des actions menées par des résistants autrichiens, région de Lyon , 1942.
– Rapport d’activité sur le maquis « Carmagnole » près de Lyon.
– Document sur un groupe de partisans à Nîmes, 1944.
– Rapport d’activité de partisans dans le Midi.
– Rapport sur des prisonniers de guerre autrichiens détenus à Poitiers, 1944.
– Douze tracts clandestins.
– Diverses publications émanant du Front national autrichien : Service d’information. Journal du mouvement anti-hitlérien Front autrichien de liberté nationale destiné aux prisonniers autrichiens en France (octobre et décembre 1944) ; Freies Österreich (deux numéros non datés) ; Nachrichtendienst der FF (mars 1945.
– Deux brochures sur le Front de la liberté autrichienne en France.
– Une photo d’un groupe de résistants.

- Catalogue de : Österreichisches Dokumentionsarchiv der Widerstandsbewegung, Wien, 1963.

ARC 112 - Roger Pruneau

Roger Pruneau est né en 1925. Il s’engage, dès l’âge 18 ans, dans la résistance du nord de l’Yonne, sans affiliation particulière, il effectue des tâches diverses pour le compte de plusieurs organisations (stockage de matériels, faux papiers, plans de terrains de parachutage puis maquis).

« Contribution à la connaissance de l’histoire du département et de la résistance dans l’Yonne pendant la guerre 1939-1945 »
Ce mémoire se présente sous la forme d’un commentaire critique de l’histoire de la résistance dans l’Yonne, une sorte d’histoire « revisitée » de la résistance dans l’Yonne. D’entrée de jeu, Roger Pruneau explique sa démarche en reprenant les formules qu’il employait pour rédiger ses diverses demandes de dérogation de consultation d’archives : « Motivation : étude critique par rapport aux écrits déjà parus sur la Résistance dans l’Yonne. Méthode : juxtaposition de textes cités et référencés et des écrits prétendant présenter la vérité historique ». Ses recherches participent d’une remise en cause de l’historiographie de la Résistance dans l’Yonne qui prédominait jusqu’à présent. C’est tout particulièrement sur les ouvrages de Robert Bailly que R. Pruneau exerce sa critique. Robert Bailly, militant communiste, ayant eu des responsabilités au sein de la direction, et dont les publications étaient, dans les années 1980, la référence obligée de l’histoire de la Résistance dans l’Yonne.
Teintée de sentiments anticommunistes, cette étude minutieuse et rigoureuse (tous les textes cités sont référencés : Archives départementales de l’Yonne, Archives nationales, SHAT) apporte des éclairages inédits.
Une introduction généraliste est suivie de neuf chapitres. Cinq sont consacrés à l’occupation allemande (de juillet 1940 à fin août 1944), trois concernent l’après Libération, dans le dernier, intitulé « aux références reconnues » l’auteur propose une relecture de certains ouvrages.
Longuement, dans l’entrée en matière et parfois à l’intérieur du texte, il s’interroge sur la nature de l’activité communiste entre juin 1940 et juin 1941. N’aurait-elle pas été plutôt une opposition au gouvernement qu’une activité anti-allemande ? Il revient également sur l’amalgame qui a trop longtemps été fait entre la résistance des communistes dans l’Yonne et la Résistance dans l’Yonne. Il est amené à revoir à la baisse l’importance de la part des communistes dans la Résistance sénonaise.
Pour étayer ses thèses, R. Pruneau s’appuie sur quelques affaires marquantes de la Résistance dans l’Yonne et à la lumière de ses recherches dans les archives ouvre d’autres perspectives. Seront repris ici, à titre d’exemple quelques-unes d’entre elles : l’affaire Ringenbach et la répression anticommuniste du printemps 1942 (l’arrestation par la Gestapo de Jean Ringenbach, responsable communiste régional, le 29 janvier 1942 a entraîné quelques semaines après l’arrestation d’un grand nombre de responsables du parti communiste dans les départements de l’Yonne et de l’Aube. Considéré comme un traître par les communistes et présenté ainsi dans les premiers ouvrages sur l’Yonne, il s’avère qu’il aurait bien donné des noms sous la torture, mais seulement trois semaines après son arrestation, ce qui aurait pu laisser le temps à ses proches de prendre les précautions d’usage, ce qui n’a pas été fait) ; les événements de l’automne 1943 : arrestations ou assassinats (Marc Bizot, la famille Rondeau, Jean et Lucien Paquet, l’adjudant Louis Busset, démantèlement du réseau PIC…) tous liés à la trahison de Marius Guillemand, dit Étienne, agent double ; l’action d’infiltration d’Henri Dupré « Gilho », (adhère au PC en 1936 et devient membre des Brigades internationales) il était en fait un agent de l’Abwehr depuis juillet 1940 et a été responsable d’un grand nombre d’arrestations. Le cas de René Grégoire, (commissaire divisionnaire aux renseignements généraux à Auxerre à partir de 1941), accusé d’intelligence avec l’ennemi et d’arrestations de résistants, et qui a été exécuté le 5 juin 1945, après un procès au cours duquel la charge communiste a été forte ; s’il est toujours reconnu que Grégoire était un farouche anticommuniste, il apparaît aujourd’hui qu’en « fermant les yeux » sur divers actes de résistance, des secteurs ont pu été épargnés.
[321 pages. Rédaction achevée en 2002]

ARC 113 - Olivier Deleau

Olivier Deleau est né en 1912, licencié en droit, diplômé de l’École libre des Sciences politiques a été diplomate de 1937 à 1977.

« Souvenirs d’un nomade », 1937-1977
Il s’agit d’un récit dense, quatre cent vingt-huit pages réparties en six chapitres, dans lequel Olivier Deleau revient sur les quarante années de sa carrière de diplomate. C’est un témoignage sur des événements qui ont jalonné les années 1936 à 1977, mais aussi une sorte de présentation d’un métier vu à travers une grande variété de postes, le tout entrecoupé fréquemment d’anecdotes (un parti pris de l’auteur pour rendre ce témoignage plus « vivant »). Au fil des pages, l’auteur évoque le fonctionnement des différentes ambassades et consulats qu’il a fréquentés, les missions effectuées, la vie sociale d’un microcosme français à l’étranger ; il fait aussi une large place aux descriptions géographiques, culturelles, architecturales des différents pays et villes traversés. C’est une chronique personnelle dans laquelle, il n’hésite pas à faire part de ses convictions personnelles et de ses prises de position.
Des informations plus ou moins nombreuses, en fonction de leur intérêt historique, seront dégagées ci-après de ce long document.
- Le congrès du parti national-socialiste, Nuremberg, 1936 auquel il a assisté au cours d’un séjour d’étudiant. Il décrit le recueillement, l’émotion qui émanaient de la foule.
- En Éthiopie (octobre 1937-juin 1938), attaché au Consulat général de France à Addis-Abeba, il évoque la conquête et l’occupation de l’Éthiopie par l’Italie, les démarches, côté français, pour la protection à apporter aux citoyens français souvent en butte à des dispositions peu favorables.
- Le Portugal (juillet 1938-avril 1940) où il est en poste à la légation de France à Lisbonne. Il rappelle la position géographique délicate du Portugal, soumis aux tensions entre les puissances de l’Axe et les Occidentaux. Il décrit l’afflux des réfugiés français et belges qui pouvaient du Portugal rejoindre l’Amérique du Nord ou du Sud.
- À Venise (13 mai–10 juin 40) en poste au Consulat de France pendant 4 semaines, il fait le récit des péripéties du retour en France du corps diplomatique.
- Après l’armistice , il arrive à Bordeaux le 17 juin 1940. Il est accueilli et hébergé par son beau-père, Paul Baudouin, directeur-général de la banque d’Indochine à Paris, dont le siège a été replié à Bordeaux. Ce dernier, nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement du maréchal Pétain, lui propose d’entrer au cabinet en qualité de chargé de mission. Les liens de proximité familiale avec Paul Baudouin, donneront à cette partie des informations intéressantes sur l’activité et l’influence de Paul Baudouin lors de ses quelques mois passés au gouvernement. Dans ce chapitre, il décrit la confusion générale qui règne à Bordeaux avec d’une part, les conditions d’aménagement du ministère, l’arrivée en catastrophe du personnel et d’autre part, l’atmosphère éprouvante de la ville, l’afflux des réfugiés, la déroute des troupes françaises, l’avancée de l’armée allemande. Il fait part de ses propres sentiments à l’égard des conditions de l’armistice qu’il considère comme un moindre mal et ne cache pas des sentiments peu amènes à l’égard de De Gaulle.
- La période juillet-octobre 1940, fait l’objet d’une séquence particulière, celle que Paul Baudouin et lui-même ont passé au gouvernement. Il expose le repli du gouvernement à Clermont-Ferrand, puis le choix de Vichy, en raison de l’abondance de son parc immobilier et décrit l’installation des ministères et des bureaux ainsi que le climat particulier de la séance de l’Assemblée nationale du 10 juillet à Vichy. Il s’attarde sur la crise des relations franco-britanniques et l’interruption des relations diplomatiques, suite à l’affaire de Mers-el-Kébir, et évoque la mission officieuse de Paul Rougier. Il laisse percevoir une compréhension envers le maréchal Pétain et l’emprise négative qu’exerce Laval sur lui.
[La période juin–octobre 1940 fait l’objet d’une version plus concentrée où sont éliminées les notations secondaires ou plus personnelles ayant pour titre « De Bordeaux à Montoire (juin–octobre 1940). Souvenirs d’un témoin » (14 pages]
- Après son départ de Vichy, il est nommé par Marcel Peyrouton, ministre de l’Intérieur, sous-préfet de Figeac dans le Lot. Il restera en poste de décembre 1940 à mai 1942. Après quelques allusions aux dérives parlementaires de la IIIe République dans le département, il témoigne sur l’ampleur des tâches qui incombent à un administrateur en temps de guerre. Il fait part de l’évolution de l’état d’esprit de la population du début de l’année 1941à celui de l’année 1942 : il observe le désenchantement qui perce envers le maréchal Pétain, une opposition à la politique de collaboration et des sentiments plutôt anglophiles, il constate également que les idées du général de Gaulle pénètrent les esprits.
- En poste à Monaco, de juin 1942 à décembre 1944, en tant que vice-consul puis consul à partir de mai 1943. Il témoigne des moyens mis en oeuvre pour la protection des juifs ou étrangers par l’obtention de la résidence dans la principauté, pour l’accueil des jeunes français fuyant le STO (à partir de 1943) et ceux des Chantiers de Jeunesse menacés par le transfert en Allemagne. Il évoque l’occupation italienne et allemande et la période troublée de la Libération.
- Dans une courte partie qu’il nomme « ma traversée du désert », il parle de sa réintégration discrète au Quai d’Orsay. Il évoque l’atmosphère de l’épuration. Il fait part de ses réflexions sur certains aspects de la Résistance et la Libération.
- En Colombie (mars 1946-octobre 1948), il est secrétaire d’ambassade à Bogota chargé des questions culturelles, notamment de la construction d’un lycée franco-colombien. Une large partie de ce chapitre est réservée à l’évolution de la situation politique intérieure et à la dégradation de la situation économique.
- En Sicile (novembre 1948-janvier1950), il est en charge au consulat de France, des questions administratives concernant la navigation maritime et les rapports avec la Tunisie sous protectorat français. Il s’attarde sur les spécificités de la Sicile (isolement et particularisme, clivage de la société) et les problèmes auxquels elle est confrontée (les importants problèmes agraires, l’insécurité, la mafia...).
- Du consulat de France à Gand, de février 1950 à janvier 1954, il évoque la partition linguistique et la crise provoquée par la question royale en 1950-1951.
– Conseiller d’ambassade à la légation de France à Budapest (février 1954 à septembre 1956), il décrit les privilèges de la « nomemklatura » hongroise et le sort réservé à l’ancienne aristocratie, la surveillance étroite du corps diplomatique. Plusieurs pages sont consacrées à la destinée tragique de Berthe V., jeune hongroise emprisonnée sept ans pour avoir rendu de nombreux service à la légation de France en la mettant en contact avec les milieux intellectuels hongrois. Il consacre également plusieurs pages à la socialisation de la Hongrie (collectivisation des terres, nationalisation des usines...), à la toute puissance de la police politique, au manque de liberté, aux arrestations et emprisonnements.
- L’URSS et les démocraties populaires, – Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie – (avril-mai 1955) : c’est à titre personnel qu’il a souhaité poursuivre son observation des pays « derrière le rideau de fer ». Il s’agit d’un compte rendu de voyage, dans lequel il consigne de nombreuses informations sur l’aspect des campagnes, les villes et l’architecture des édifices publics, la vie quotidienne, suivi de réflexions sur le communisme et les régimes de démocratie populaire.
- La partie consacrée à ses fonctions à ONU est particulièrement dense et intéressante : elle représente seize années de sa carrière (octobre 1956–novembre 1972). Il est en poste au « service des Nations-Unies et Organisations internationales », activité partagée principalement entre Paris, New-York, Genève, Vienne, Londres, mais aussi parfois Rome et Mexico. On trouve de nombreuses références aux événements internationaux. Il donne des informations intéressantes sur les méthodes de travail en vigueur aux Nations-Unies, aborde ses différentes missions à l’ONU (notamment son rôle à la Commission juridique), il évoque les conférences internationales et le rôle des grands orateurs, la question du débat général, les coulisses des négociations avant les séances, le vote des projets de résolution... Il termine cette partie par une série de portraits des représentants de la France et des secrétaires généraux.
- Pour son dernier poste, il est nommé ambassadeur au Kenya de décembre 1972 à janvier 1977. Une vingtaine de pages sont consacrées à une présentation sociale, politique et économique du pays. Ses activités et réalisations ont été multiples notamment dans le champ économique (mises en place de coopérations techniques) mais c’est dans le domaine culturel qu’il semble avoir eu le plus de satisfaction avec la création du Centre culturel de Nairobi et d’écoles françaises. Il évoque les rôle de représentation incombant à tout ambassadeur et consacre quelques lignes à chacun de ses hôtes illustres et aux quelques affaires spectaculaires qui ont jalonné ces cinq années.
[428 pages]

 

 

ARC 114 - Gilbert Vial (1906-1975)

 

« Journal d’occupation parisienne, 1940-1944 »

Suivi d’extraits du « Journal de Charles Peynaud pendant la guerre de 1939-1945 », beau-père de Gilbert Vial.

 

Ce journal, quatre cahiers au total, a été dactylographié en 2003 par Marie-Cécile Vial, fille de Gilbert Vial, qu’elle a retranscrit fidèlement en apportant ponctuellement quelques compléments d’information ou de témoignage qu’elle a jugé nécessaires (phrases écrites en italique mises entre parenthèses et placées en fin de paragraphe). Elle l’a complété par une biographie de son père, placée en tête du manuscrit, dans laquelle on trouve, entre autres, des informations intéressantes sur les conditions particulières d’écriture de ce journal notamment sur la provenance de certaines sources (évidemment non mentionnée dans le texte) et qui, selon elle serait en relation directe avec son activité professionnelle tant à l’Institut prophylactique situé rue d’Assas qu’auprès de sa clientèle privée.

 

Gilbert Vial était médecin à Paris pendant la période de l’Occupation mais son témoignage ne concerne nullement son activité professionnelle (à une ou deux exceptions près et de façon très brève, par exemple du 10 avril au 16 avril 1940 où on remarque quelques interruptions dans la tenue du journal, certainement dues à un emploi du temps professionnel chargé « depuis une semaine j’ai eu du travail et n’ai pu inscrire ce qui me passait par la tête » p. 49), il est entièrement consacré à la politique intérieure française et à la vie quotidienne à Paris, aux évènements mondiaux et aux opérations militaires ainsi qu’aux enjeux stratégiques des pays engagés dans le conflit mondial.

 

Ce journal tenu quasiment au jour le jour du 10 mai 1940 au 23 décembre 1944, s’apparente plutôt à une chronique, voire à la réflexion d’un intellectuel (fréquentes références littéraires et historiques) se tenant informé par une lecture régulière de la presse, ayant quelques relations dans les milieux politique et économique (le terme « tuyau » est souvent employé) et attentif aux rumeurs.

C’est le témoignage d’un homme de droite, acquis aux principes de la Révolution nationale, et ce fil rouge est présent tout au long du manuscrit bien que l’on sente un infléchissement de ses certitudes au fur et à mesure du déroulement des événements. L’auteur analyse la situation en fonction de ses convictions personnelles et des valeurs auxquelles il adhère et c’est un des grands intérêts de ce Journal, représentatif d’une partie de l’opinion publique française de cette époque.

Tous les aspects et événements de la vie intérieure française sont évoqués et commentés avec précision (le gouvernement de Vichy, les décisions prises, le personnel politique, l’occupation allemande....). Les faits qui se déroulent à Paris, ainsi que les conditions de vie des parisiens sont largement développés. On trouve ainsi des informations sur le sort des juifs, la vie quotidienne, les restrictions alimentaires (avec des données chiffrées), les attentats contre les militaires allemands et les représailles qui s’en suivent avec l’exécution des otages, l’action de la police française, le recensement de jeunes hommes et le STO, le retour des prisonniers, les bombardements dans la région parisienne - mais aussi dans les autres grandes villes françaises - accompagnés du nombre des victimes...... Si le débarquement du 6 juin 1944 est commenté, les informations les plus intéressantes sont celles consignées les jours précédents et celles de l’après jour J.

La situation internationale occupe une place importante dans cette chronique, elle est amplement décrite et commentée, non seulement le terrain Européen (particulièrement le front de l’Est à partir de 1942) mais aussi toutes les opérations se déroulant en Afrique, Asie et Moyen-Orient (notamment pour ce dernier en liaison avec la question du pétrole). Les incidences économiques de la guerre sont aussi très présentes.

On observe également un grand intérêt pour les moyens mis en oeuvre et particulièrement pour tous les aspects technique et mécanique de la guerre : avec des données chiffrées précises, commentées avec beaucoup de minutie entre autres : les tonnes marchandes coulées le plus souvent dans une comparaison Allemagne-Angleterre (la guerre maritime le préoccupe particulièrement : « c’est la clé de la guerre »), le nombre d’avions dans les deux camps ainsi que le chiffrage des appareils abattus, idem pour les sous-marins, les bombardements....

De fréquentes informations sont également données sur le bilan humain de la guerre : aussi bien les pertes humaines des combattants sur les différents fronts que les victimes civiles des bombardements (France, Angleterre, Allemagne...), le nombre des prisonniers de guerre de toute nationalité etc.......

 

219 pages + 48 pages d’annexes dans lesquelles ont été saisies les coupures de presse illustrant certaines informations consignées dans le Journal.

A titre de spécimen sur le travail d’écriture : photocopie de quelques pages manuscrites du Journal original.

 

 

Extraits du « Journal de Charles Peynaud pendant la guerre de 1939-1945 »,

 

Huit pages d’extraits sélectionnés par Marie-Cécile Vial, qui couvrent les années 1938-1944. Les écrits, au jour le jour, suivants sont à signaler : du 9 avril au 6 septembre 1940, l’exode ; du 6 avril au 16 septembre 1943, les bombardements sur Paris ; et ceux du18 au 28 août 1944, la Libération de Paris.

 

ARC 115 - Fonds Germaine Lévy dite Gilberte Lamie (1905-2002)

- Inventaire réalisé par Martin Charbaut (université de Paris I ) dans le cadre d’un stage de DEA d’histoire -

 

Germaine Lévy est née à Paris en 1905. A l’âge de onze ans, elle fut victime d’une grave ostéomyélite qui handicapa toute sa jeunesse. Elle obtint néanmoins le brevet supérieur d’études à l’École du Louvre et suivit des études d’infirmières. Ses parents avaient développé une entreprise de confection pour dames et assuré ainsi son avenir financier.

En 1939, elle faisait partie d’un corps d’ambulancière de la Croix-Rouge. Elle pénétra avec d’autres ambulancières à l’intérieur de l’enceinte du Vélodrome d’hiver en juillet 1942, et elles en firent sortir une vingtaine d’enfants, prétextant qu’ils avaient la rougeole ou la scarlatine. Recherchée, elle passa en zone libre dans une camionnette à double fond et munie de faux papiers au nom de Gilberte Lamie. A Lyon, elle travailla sous diverses identités comme chauffeur pour la Croix Rouge et comme assistante sociale du réseau Combat.

Après la Libération, de retour à Paris, elle s’engagea dans les AFAT, où elle eut le rang de capitaine et dirigea probablement un service d’assistance sociale militaire. Après sa démission en 1947, elle entra dans l’affaire familiale.- Ces informations sont tirées d’une notice biographique plus longue rédigée par Madame Monique Lévy, donatrice du fonds. Cette notice est conservée avec les autres documents -

 

Ce fonds, constitué des archives personnelles de Germaine Lévy, a été donné à l’IHTP en janvier 2004 par sa nièce Madame Monique Lévy. Il regroupe des documents concernant principalement les activités de Germaine Lévy en tant qu’ambulancière de la Croix-Rouge (1939-1942), assistante sociale des FFI pour la région lyonnaise (1942-1944) et Auxiliaire féminine de l’Armée de terre (AFAT) à partir d’octobre 1944, engagement qu’elle prolongea jusqu’en 1947, avant de reprendre une profession civile.

Le lien permet d’accéder à la présentation du fonds suivie de l’inventaire proprement dit.

 

ARC 116 – Michel Geoffroy (1926-1994)

 

« Libération. Visage de Paris », septembre 1944

 

L’auteur, alors âgé de 17 ans, a tenu des notes régulières pendant l’été 1944. En septembre 1944, il a rédigé définitivement ce témoignage sur un cahier d’écolier. C’est ce dernier que sa soeur a retrouvé et dactylographié, sans aucunes corrections, en 2004.

 

Ces trente quatre pages sont entièrement consacrées à Paris du 6 juin au 29 août 1944. Le titre du témoignage « Visage de Paris » donne le ton exact à ce texte, à la fois très précis au niveau des événements, l’auteur sait rendre, grâce à ses qualités d’observation, servies par un style particulièrement évocateur, l’atmosphère ambiante de ces journées historiques. Il y a en outre de très belles évocations de Paris.

Les quelques pages allant de l’après 6 juin, et de l’attente qui s’en suivit, au début du mois d’août  donnent des informations sur la vie quotidienne sociale et culturelle à Paris dans ces derniers jours de l’occupation allemande. L’auteur habitait rue de l’Université dans le 7ème arrondissement c’est donc ce quartier et le 5ème et le 6ème qui lui sont contigus qui seront les plus fréquemment évoqués ainsi que Neuilly en raison d’attaches amicales.

La période 15 août – 27 août occupe la plus grande partie de ce témoignage. On assiste aux moments d’attente, l’espoir et le désenchantement alternant. Tel un reportage, tous les événements sont rapportés : la retraite des soldats allemands, les représailles et destructions qui peuvent s’en suivre, les combats dans Paris entre FFI et troupes allemandes, l’inquiétude et l’abattement des Parisiens, l’interruption de la presse, les « bobards », la vacance du pouvoir, la grève générale et l’appel à l’insurrection,..... Il porte un regard critique à l’égard des communistes qui selon lui sont trop préoccupés par des fins politiques. Appelé à l’Hôtel de Ville le jeudi 24 août, il est affecté au service de presse et bureau d’informations, il rend compte du climat d’effervescence qui y régnait. Acteur de ces journées de bonheur dans Paris, mais aussi de grandes paniques à la suite de différentes fusillades, il décrit la liesse et l’enthousiasme qui accompagnent l’arrivée des troupes de Leclerc le 24 et qui atteint son paroxysme le 25 août lors de la descente des Champs-Elysées par le général de Gaulle. [l’image de l’auteur sera d’ailleurs immortalisée : c’est un des jeunes garçons grimpés sur une colonne rostrale à la Libération souvent représenté sur des images de la Libération]. Il termine son témoignage en rapportant deux scènes de femmes tondues et clôt ces pages par le mardi 29 août avec le défilé des troupes américaines sur les Champs-Elysées.

(34 pages)

ARC 117 – Raymond Offroy, ambassadeur de France (1909-2003)

« Heur et malheur d’un gaulliste en Gaulle »

Raymond Offroy fait ici le récit de sa carrière de diplomate. Témoin privilégié de certains grands événements du XXème siècle, il donne de précieuses informations sur les questions internationales et la politique intérieure française, le tout marqué par une indéfectible fidélité au général de Gaulle.

De 1937 à 1940, secrétaire d’Ambassade à Bucarest, il travaillera notamment sur le dossier de la flotte franco-roumaine. Nommé par l’Amiral Darlan, en 1941, comme consul à Salonique, il prendra vite conscience qu’on lui assigne le rôle « d’espion » pour le Reich, mais gardera encore secrète sa volonté de rejoindre les Forces Françaises Libres. Il s’évadera en mai 1941 et entamera alors un long périple (Bulgarie, Turquie, Egypte, Le Cap, l’Équateur...) pour arriver à Londres au mois de novembre. Collaborateur de Maurice Dejean, Commissaire aux affaires étrangères, il aura la charge de créer les Comités de la France Libre dans le monde entier (plus de 400, en majorité en Amérique latine) et assurera également les fonctions de porte–parole diplomatique de la France Libre à la BBC. C’est en tant que Secrétaire du Gouvernement provisoire à Alger, qu’il sera chargé par le Général de Gaulle de ramener à Paris, à partir du 27 août 1944, le Gouvernement français.

De 1944 à 1949, il est nommé Chef du service de presse et d’information au Quai d’Orsay ainsi que porte-parole et responsable des relations avec la presse de la Délégation française dans les grandes conférences internationales de l’après-guerre. Il évoque plus particulièrement dans ce témoignage ses initiatives à la conférence de San Francisco en 1945 ainsi qu’au Conseil des ministres des Affaires étrangères, lors de sa première réunion à Londres en septembre 1945. Il rend compte de l’ambiance particulière de ces grands sommets et des stratégies menées par chacune des délégations.

Appelé en Indochine, en 1951, par le Général de Lattre de Tassigny, il occupera la fonction de Conseiller diplomatique à Saïgon de 1952 à 1959 et sera de 1953 à 1954, commissaire général adjoint en Indochine (il rédige alors « La Charte du Pacifique » dans laquelle il prônait une déclaration tripartite franco-anglo-américaine). De 1954 à 1957, il occupera le poste d’ambassadeur de France en Thaïlande et sera en outre délégué permanent de la France à l’Organisation du traité de l’Asie du sud-Est (OTASE).

Reconnu comme spécialiste en matière de communication et d’information, il a été chargé par Bourgès-Maunoury, président du Conseil, de créer en 1957, le Centre de diffusion française (CDF), grand service de relations publiques dont l’une des premières tâches étaient de redorer l’image de la France, ternie par la guerre d’Algérie, au sein de l’ONU. Mais c’est auprès du Général de Gaulle qu’il donnera, à la tête du CDI, sa pleine mesure en prenant en charge la campagne d’opinion pour la sensibilisation au référendum sur l’autodétermination prévu pour le 21 septembre 1958 (il créera, notamment le Front républicain d’action civique contre l’abstention (FRACCA), lancera des concours...). Malgré le succès remporté, le Général de Gaulle, supprimera le CDI en 1959, Raymond Offroy en gardera une amère déception.

De 1962 à 1965, Ambassadeur de France au Mexique, il sera l’artisan d’un rapprochement franco-mexicain en préparant et réunissant d’une part, la visite officielle du Président Lopez Mateos à Paris en avril 1963 et d’autre part, le voyage du Général de Gaulle au Mexique un an après.

Une pause dans la carrière diplomatique l’incite à se lancer dans la politique. Il sera élu député UDR dans la 9ème circonscription de Seine-Maritime en 1967, siège qu’il occupera jusqu’en 1978.

La dernière période d’activité qu’il entame, à partir de 1973, sera consacrée à la question de la Palestine. Il remet en perspective, en quelques pages, l’historique du conflit qu’il a suivi particulièrement depuis 1947, date à laquelle il était porte-parole de la délégation française à l’Assemblée générale des Nations-Unies. C’est à la suite de la nouvelle guerre arabo-israélienne, d’octobre 1973, qu’il décidera de s’investir complètement et d’œuvrer à l’existence d’un État palestinien en Palestine. Il créera en 1973, à l’Assemblée nationale, l’Association France-Pays Arabes et sa réplique au niveau européen l’Association parlementaire pour la coopération Euro-Arabe (APCEA). Une première conférence se tiendra à Paris et sera suivie d’une conférence parlementaire euro-arabe qui aura lieu à Damas en septembre 1974. Il ne ménagera pas ses efforts en multipliant les voyages et rencontrant de nombreuses personnalités, dont Yasser Arafat.

74 pages + 7 pages d’annexe

 Voir aussi les ouvrages écrits par Raymond Offroy, conservés à la bibliothèque de l’IHTP : La France combattante à l’étranger, Londres, 1943, 79 p. et Amour de diplomate, Editions Cheminements, 1999, 134 p 

 

ARC 1000 (n°1 et suivants) - Fonds Varia constitué de documents ponctuels

N° 1 - Camp d'internement de Vittel

Fronstalag 914 (1941-1944), dossier documentaire.

N° 2 - Le Parti social francais (PSF)

Communiqués du colonel de La Rocque (1941-1942) ; résolutions du Comité directeur national du congrès du PSF, Lyon, 28-29 juin 1942.

N° 3 - Guy Sabin [Voir aussi ENT 0220]

A été notamment membre du Conseil du Centre d'information interprofessionnel (1941-1942), et rapporteur au ministère de l 'Économie nationale (1945).

« La Fédération : Henri Frenay, leader des militants français pour la communauté européenne dès 1946 ».

[13 pages manuscrites, mai 1992]

N° 4 - Ghislain Howe

Frère des Écoles chrétiennes.

« Sandar 1940-1944 ». Chronique sur l'École d'agriculture de Sandar (district de Lyon) pendant l'Occupation.

[14 pages]

N° 5 - Jacques Zermati

« Les "désertions" d'hommes de l'armée d'Afrique en Algérie vers la 1ère Division française libre, en Tripolitaine, printemps-été 43 ».

[3 pages]

N° 6 - Marc Beigbeder

Marc Beigbeder (1916-1997), membre du comité de rédaction d'Esprit, 1940-juillet 1941.

Remarques à propos de la suspension de la revue Esprit en juillet 1941 suite à la publication de : Supplément aux mémoires d'un âne.

[4 pages]


N° 7 - Lettre de Paul Rivet, directeur du Musée de l'Homme, conseiller municipal de Paris, adressée au maréchal Pétain le 14 juillet 1940.

N° 8 - Daniel Gallois

Ancien membre de l'OCM.

Ses annotations dans l'ouvrage de Gilles Perrault, La longue traque, Paris, Lattès, 1975. Suivi de son témoignage recueilli le 14 mars 1946 à Paris en hommage à maître Graehling.

[3 pages]

N° 9 - René Char (1907-1998)

Témoignage recueilli en janvier 1947 par Odette Merlat, membre du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, portant sur l'engagement de René Char dans la Résistance et particulièrement dans l'Armée secrète.

[6 pages]

N° 10 - Michel Jamet

Notices biographiques sur René Gosse (1883-1943), doyen de la faculté des sciences de Grenoble et de son fils Jean Gosse (1915-1943), avocat, exécutés par la Gestapo en 1943.

[9 pages]

N° 11 - Émeric Epstein

« Le groupe hongrois de Toulouse » suivi de « La résistance juive à Toulouse » Témoignage.

[4 pages]

N° 12 - Tracts

- Appel du « Comité "L'Allemagne libre" pour l'Ouest à l'armée du front de l'Ouest », 6 juin 1944.

- « Non pas en Allemagne ». Signataires : Comédiens, chanteurs, musiciens, personnels de théâtre. S.d.

N° 13 - « Lettre ouverte des étudiants de l'Université de Paris et des Grandes écoles au Maréchal Pétain, chef de l'État », 1943.

[3 pages]

N° 14 - Joséphine Appel

Témoignage rédigé en 1998 relatant l'aide que Joséphine Appel, membre de la communauté juive néerlandaise, a pu recevoir de fonctionnaires ou de personnes privées françaises au moment de l'occupation nazie.

[2 pages]

N°15 - M. Campinchi

« Esquisse de présentation des Forces Françaises Combattantes. Réseaux »

Étude portant sur le fonctionnement des réseaux : les agents, la structure, l'activité (renseignement, action, évasion)

[15 pages manuscrites, 1962]

N° 16 - Oradour-sur-Glane

« Les atrocités allemandes pendant l'occupation de la France (juin 1940 à septembre 1944). Oradour-sur-Glane (10 juin 1944) »

- « Rapport de Monsieur le Préfet régional de Limoges, en date du 15 juin 1944 sur les massacres d'Oradour-sur-Glane »

- « Massacres d'Oradour-sur-Glane et arrestation par la Milice de S.E. Monseigneur Rastouil, évêque de Limoges »

[6 pages]

N° 17 - Commandant P. de Lassalle

Officier en second du torpilleur Forbin des forces navales anglo-françaises concentrées à Alexandrie en juin 1940, sous le commandement de l'amiral Cunningham. Don de son fils B. de Lassalle en 1988.

« Relation des événements qui survinrent à Alexandrie entre le 23 juin et le 5 juillet 1940 »

[10 pages, 1985]

N° 18 - Georges Filoque

« Souvenirs d'exode de 1940, occupation allemande, exode 1944. Les Andelys (Eure) »

Notes prises au jour le jour : mai 1940, 7 juin-19 août 1940, avril-mai-juin 1944 et 7 août-2 septembre 1944.

[14 pages]

N° 19 - Sœur Marie Vianney

Sœur Marie Vianney appartient à la Communauté des Sœurs de Getssemani (anciennement Sœurs de la Sainte-Agonie).

« Sœur Marie Vianney se souvient…. »

Ce témoignage est le résultat de deux interviews de Sœur Marie Vianney, en 1983 et 1991, relatant les faits de résistance de trois religieuses au Couvent de la Sainte-Agonie à Paris et leur soutien au réseau Jade-Amicol.

[8 et 10 pages]

N° 20 - « Les derniers jours dans l'abri d'Hitler »

Hanna Reitsch était capitaine de l'armée de l'air allemande.

Compte rendu (traduction française) de l'interrogatoire de l'aviatrice Hanna Reitsch par les services de renseignements alliés (pas de date précise)[10].

Accompagnant le général Robert Ritter von Greim auprès d'Hitler dans l'abri de la Chancellerie à Berlin, du 26 avril au 30 avril 1945, l'aviatrice témoigne de l'atmosphère désespérée régnant dans le bunker. Sont abordées les impressions d'Hitler devant la trahison de Goering et sa perception de la cause perdue, les comportements de quelques compagnons d'Hitler dans l'abri, les recommandations pour le suicide…

[9 pages + un plan sur la situation géographique du bunker à l'intérieur de Berlin]

N° 21 - Pierre Mouthon

Ancien correspondant de l'IHTP pour la Haute-Savoie.

« Un département frontière : la Haute-Savoie et les juifs, 1942-1944 »

Ce rapport de recherche dresse le bilan, pour les années 1942-1944, des juifs qui ont été arrêtés en Haute-Savoie et de ceux qui ont réussi à se réfugier en Suisse.

[18 pages, juin 1991]

N° 22 - Solange Voisin née Jouannet

Solange Voisin, née en 1920, faisait partie d'un groupe de passeurs de Vierzon.

« Des passeurs vierzonnais dans l'affaire de Montreuil, 1941 »

Récit des activités d'un réseau de passeurs de la ligne de démarcation à Vierzon, dont la famille Jouannet (père et fille) était membre, et de l'arrestation de cette dernière, sur dénonciation, dans le cadre de l'affaire de Montreuil (le procès s'est déroulé du 30 septembre au 8 octobre 1941).

[5 pages, 11 janvier 2001]

N° 23 - Dossier concernant l'aide apportée par la Hongrie à des prisonniers de guerre évadés

Témoignages : Paul Macskasy : « Prisonniers de guerre français et belges évadés en Hongrie pendant la Deuxième Guerre mondiale », Budapest, février 1983 [3 pages] et Julien Allaux, commissaire de police à la gare internationale de Modane pendant la guerre, Carcassonne, avril 1984.

[1 page]

N° 24 - Documents Francisque Gay

Francisque Gay (1885-1963), éditeur, a été notamment fondateur de L'Aube, il était proche de la mouvance catholique.

Échange de correspondance entre Francisque Gay et Pierre Allaire, correspondant blésois de la librairie parisienne « Bloud et Gay », 1er mars 1943-2 février 1944, au sujet d'un projet d'ouvrage collectif sur la presse française depuis 1871.

[13 pages]

N° 25 - John Dixon

Universitaire anglais, Simon Arbellot (1897-1965) a été directeur de la presse au ministère de l'Information à Vichy, 1940-1942, puis consul général de France à Malaga, 1943-1944.

« Simon Arbellot. Un consciencieux "flaneur salarié" de Vichy. The placing of this autobiography in its historical context », Gloucester, november 1981.

[14 pages]

N° 26 - Jean Rolley

Historien, spécialiste des années 1940-1944, pour le département de l'Yonne.

« Un aspect de la Résistance : le mouvement "Résistance" en Puisaye », 1999

[4 pages]


N° 27 - Maurice Bouvier-Ajam (1914-1984)

A été notamment, de 1936 à 1944, directeur de l'Institut des études corporatives et sociales

« Le concept de "Charte du travail " en France »

Après avoir replacé la Charte du travail (1941-1944) dans le contexte historique, l'auteur fait le bilan des difficultés rencontrées dans son élaboration et l'analyse de son échec.

[37 pages manuscrites, probablement rédigées dans les années 1980]

N° 28 - Lucie Brodschi

A été déportée à Auschwitz, le 23 juin 1943, par le convoi 55

Retranscription dactylographiée de deux lettres adressées à sa famille, du camp de Drancy, les 20 et 21 juin 1943, et dernières lignes écrites, le 23 juin, au moment du départ en déportation, destinées à être transmises à ses proches.

N° 29 - Hélène Lienhardt [Voir aussi ARC 2011]

Née en 1927 dans une famille juive, Hélène Lienhardt et les siens doivent quitter, dès 1940, Épinal pour s’installer à Roanne. Son père, Gaston Roos (décédé le 18 août_1944) a été membre du mouvement Franc-Tireur.
« Adolescente pendant la guerre »
Si dans ces quelques pages Hélène Lienhardt évoque surtout le vécu d’une adolescente pendant la guerre, ses premières actions dans la Résistance, ainsi que les conditions de vie particulièrement difficiles pour une famille juive, c’est principalement sur son père, Gaston Roos, qu’elle donne le plus d’informations. Elle revient sur son engagement précoce dans la Résistance : dès 1940, il tente de rejoindre Londres par Gibraltar mais échouera et sera incarcéré à Barcelone. En 1942, il entre dans le mouvement Franc-Tireur auprès de Jean-Pierre Levy. Il participe aux combats du Vercors. Il sera fusillé par les Allemands, le 18 août 1944, alors qu’il se rendait à une rencontre entre résistants de la région de Lyon.
[7 pages, rédigées en février 2000]

N° 30 - Pierre Briquel (1912-1998)
Souvenirs de captivité d’un médecin–lieutenant à Strasbourg de juin 1940 à janvier 1941 puis, jusqu’au mois d’août 1943, à Ludwigeburg au « Lazarett » du Stalag V A.
[4 pages, rédigées en 1992]

N° 31 - Albert Hauser (1914-1999)

Officier allemand antifascite, interprète en France pendant la guerre, membre d’un maquis FTP de l’Yonne.
Ce document a été remis par Roger Pruneau (ARC 112) en complément de son témoignage. Les deux hommes appartenaient l’un et l’autre au même maquis.
« À la croisée des chemins » (texte traduit de l’allemand par l’auteur lui-même)
Il s’agit d’un récit autobiographique concentré sur l’année 1944. Albert Hauser (Armand dans la résistance) est arrêté à Dijon, au début de l’année 1944, en raison de ses liens avec des jeunes résistants de la région. D’abord transféré au camp de Börgermoor en Allemagne, il est ensuite conduit à Calais pour travailler dans les rampes de lancement souterraines des V2. Il réussit à s’évader et rejoint ses compagnons de l’Yonne. Il s’illustre particulièrement après le débarquement de juin 1944, dans les environs d’Auxerre (forêt de Neuilly), en obtenant la reddition de troupes allemandes, permettant ainsi d’éviter de violents affrontements. Au sein du CALPO (Comité de l’Allemagne libre), il participe également à la guerre psychologique dans les poches de l’Atlantique.
[6 pages]

Archives sur microfilms

A1- A 297 - « Archives d'Alexandria », 1940-1945

[Voir aussi ARC 108]

- Origine : Copies d'archives allemandes saisies par l'armée américaine en France et en Belgique. Rapportées aux États-Unis, elles ont été microfilmées, avant d'être rendues à l'Allemagne par les National Archives and Records, service de Washington à Alexandria (Va), USA.

La collection conservée à l'IHTP provient d'une reproduction de certains de ces microfilms, réalisée à l'occasion d'une mission en 1955 effectuée à Washington par le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale et le Service historique de l'armée, avec le concours du ministère des Affaires étrangères. L'ensemble représente 297 bobines soit environ 300 000 pages, l'hétérogénéité des documents rend la lecture souvent difficile mais des inventaires détaillés en facilitent l'accès.

- Nature et thème des documents : La France sous l'Occupation (ordres, notes, rapports de grands états-majors ou services, journaux de marche de grandes unités). Questions militaires, administratives ou économiques.

- Bobines A 1-A 105 : Questions d'ordre administratif, économique, judiciaire, disciplinaire : situation politique en France ; l'Alsace-Lorraine ; prisonniers de guerre ; mouvements collaborateurs ; mesures anti-juives ; justice militaire ; exploitation industrielle (charbon-fer-bauxite...) ; ravitaillement, réquisitions, contrôles des prix ; STO ; circulation et transports ; rapports d'activité des divers commandements allemands ; sécurité des troupes d'occupation ; défense passive ; mesure d'alerte, etc.

- Bobines A 106-A 242 : Questions d'ordre militaire : Wehrmacht, OKH, Section FHW, armée française d'armistice ; rapports quotidiens sur la situation politique et militaire à l'Ouest ; rapports mensuels des Corps d'armée allemands ; journaux de guerre de QG allemands ; rapports d'inspections ; rapports de l'état-major « Économie et Armements » en France ; comptes rendus des Commissions d'armistice en France ; rapports du Sicherheitsdienst ; documents sur les camps de Compiègne et de Natzweiler, etc.

- Bobines A 243-A 247 : Catalogues de titres de l'intégralité des documents microfilmés à Alexandria.

- Bobines A 248-A 297 : Documents émanant de l'OKW Wehrwirtschafts-und Rüstungsamt (ordres, plans, rapports concernant l'économie de guerre, la mobilisation et le réarmement allemand).

[297 bobines]

B 50 - B 101 - « BBC French scripts », juin 1940-septembre 1944

Synopsis et textes des émissions françaises diffusées par la BBC (sauf messages personnels)

[51 bobines]

B 165 - B 170 - Interventions de Maurice Schumann  à la BBC

Maurice Schumann (1911-1998) était le porte parole de la France libre à la radio de Londres.

Interventions du 10 août 1940 au 24 septembre 1944.

[6 bobines]

B 175 BBC - Londres : Chansons et slogans, 1942-1944

[1 bobine]

D 24 - Ferdinand Picard

Ingénieur aux usines Renault.

« Carnets de guerre et d'occupation 1939-1945 »

Les usines Renault pendant la guerre.

[1 bobine]


[1]. Les cotes vacantes ARC 002 et suivantes, correspondent à des documents qui ont été reclassés en ARC 1000 n°1 et suivants : Fonds Varia Seconde Guerre mondiale.

[2]. Les originaux sont conservés aux Archives nationales : cote 72 AJ 2208.
[3]. L'intégralité des documents du CERRT sont consultables à la bibliothèque municipale de Toulouse. Voir aussi le fonds Daniel Latapie conservé aux Archives nationales : cote 72 AJ 525-533.
[4]. Créé en 1967 par Henri Michel, alors directeur du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, le Comité international d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale a pour vocation de fédérer les institutions et centres de recherche dans le monde travaillant sur la Seconde Guerre mondiale. Son siège est toujours à l'IHTP et son Secrétaire général est Pierre Lagrou, depuis août 2000.
[5]. Voir aussi le fonds général Cochet conservé aux Archives nationales : cote 72 AJ 435-460.
[6]. Les cahiers originaux sont conservés aux Archives départementales du Vaucluse (cote : 1 J 406).
[7]. Voir aussi le dossier conservé aux Archives nationales : cote 72 AJ 5.
[8]. Voir aussi le fonds Jacques Benet conservé aux Archives nationales : cote 72 AJ 2174-2177.
[9]. Ce témoignage a été remis à Henry Rousso pour la préparation de son livre : Un château en Allemagne. La France de Pétain en exil. Sigmaringen, 1944-1946, Paris, Ramsay, 1980, 441 p.
[10]. Genèse du document inconnue, source non confirmée.