9/03/05

 

Jean-Richard Bloch (1884-1947)

Né en 1884 dans une famille de la bourgeoisie juive assimilée (son père, polytechnicien, était ingénieur des chemins de fer), Jean-Richard Bloch fait partie de cette seconde génération de jeunes intellectuels marqués par l'onde de choc du dreyfusisme, qui se retrouvent dans le courant « vitaliste » rêvant de régénérer la vieille société occidentale à la fois sur le plan politique et culturel. Agrégé d'histoire en 1907, il quitte vite l'enseignement pour plonger dans le combat politique et littéraire. Marié à Marguerite Herzog (la soeur d'André Maurois), installé à Poitiers, il milite au Parti socialiste unifié, devenant en 1911 secrétaire fédéral de la Vienne, en même temps qu'il fonde en 1910 la revue L'Effort (puis L'Effort libre), assez proche du courant unanimiste, et publie ses premiers recueils à la NRF, un « livre de contes », Lévy (1912) et un roman, Et Compagnie, histoire d'une famille juive au XIXe siècle (1917).
La guerre est un tournant essentiel : mobilisé en août 1914, blessé trois fois gravement, il approuve, comme tant d'autres intellectuels socialistes, la guerre patriotique, ne se rapprochant de ses amis pacifistes et internationalistes, notamment de Romain Rolland, qu'à l'issue du conflit. Marqué lui aussi par la révolution russe, il soutient la naissance du Parti communiste, mais s'en éloigne avant même la « bolchévisation » du milieu des années 1920. Ces années où il demeure à l'écart du militantisme (malgré un engagement modéré en faveur du pacifisme et même du sionisme) sont les plus riches pour son oeuvre d'écrivain. Il multiplie les expériences littéraires, récits romanesques (La Nuit kurde, 1925), récits de voyage (Sur un cargo, 1924 ; Cacahouettes et bananes, 1929), nouvelles (Les Chasses de Renaut, 1927), pièces de théâtre (Le Dernier empereur, 1926). Surtout, directeur de collection aux éditions Rieder et pilier de la revue Europe, fondée en 1923, il acquiert une grande autorité dans les milieux intellectuels, à la fois par son oeuvre d'essayiste (Carnaval est mort, 1920 ; Destin du théâtre, 1930 ; Destin du siècle, 1931) et par son rôle de médiateur et même de mentor pour les plus jeunes générations.
C'est la montée des tensions, l'essor de la menace fasciste qui éclairent son retour au militantisme politique au lendemain du 6 février 1934 (il est parmi les fondateurs du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes) et son évolution vers le communisme, notamment après un voyage en URSS pour le premier Congrès des écrivains soviétiques en août 1934. Son oeuvre romanesque (Sybilla, 1932) s'interrompt au profit d'un essayisme de plus en plus engagé (Offrande à la politique, 1933 ; Naissance d'une culture, 1936) qui fait de lui une figure type d'intellectuel du Front populaire. Il est un des organisateurs du premier Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, réuni à Paris en 1935, il soutient les républicains espagnols (Espagne ! Espagne !, 1936) et devient avec Aragon co-directeur du quotidien Ce Soir. « Compagnon de route » du Parti communiste auquel il ne réadhère formellement qu'après Munich, il soutient sans faille sa politique, y compris le pacte germano-soviétique et, gagnant l'URSS au printemps 1941, il devient la voix de la France à Radio-Moscou. Rentré en 1944, reprenant la direction de Ce Soir, il est alors un des principaux dirigeants intellectuels du PCF. Très marqué par les épreuves (sa fille France Bloch, déportée et décapitée, est une héroïne de la Résistance), il meurt brutalement en 1947, laissant en guise d'oeuvres testamentaires des livres posthumes parmi les plus sectaires, notamment un « portrait de Staline », L'Homme du communisme (1949).
Écrivain et intellectuel engagé important du premier XXe siècle, Jean-Richard Bloch a été quelque peu oublié depuis les années 1960, alors qu'il a laissé une oeuvre de romancier, de dramaturge, d'essayiste, d'homme de revue, sans compter sa volumineuse correspondance déposée à la Bibliothèque nationale de France (Michel Trebitsch : Avez-vous lu Jean-Richard Bloch ? Conventions et interprétations d'une infortune littéraire). C'est contre cet oubli et pour féconder ces richesses archivistiques qu'a été fondée au printemps 1993 l'association Études Jean-Richard Bloch, animée par une équipe de chercheurs et d'universitaires sous la houlette de Madeleine Rebérioux et de Claude Bloch, fille de l'écrivain, qui publie un bulletin et des cahiers, agit pour la réédition d'œuvres de Jean-Richard Bloch et a organisé en 1997, à l'occasion du cinquantenaire de sa mort, un colloque avec la Bibliothèque nationale de France, dont les actes vont paraître prochainement.


Œuvres de Jean-Richard Bloch


- (d'après la bibliographie publiée par Michel Trebitsch dans le bulletin de l'association Études Jean-Richard Bloch, n° 3-4, printemps 1995, p. 4-13. Sauf indication contraire, le lieu d'édition est Paris)
- Lévy, Premier livre de contes, NRF, 1912.
Rééditions : NRF, édition définitive, 1925 ; « Lévy » , in Jean Albertini, Avez-vous lu Jean-Richard Bloch ?, Éditions sociales, 1981, pp. 146-181.
- ... et Cie, roman, NRF, 1917.
Rééditions : NRF, 1918 ; édition définitive 1925, 1930, 1947 ; Mornay, édition illustrée par Berthold Mahn, 1930 ; Club des Amis du livre progressiste, préf. de R. Rolland et de Pierre Gamarra, 1963 ; Gallimard, 1997, préface de Max Gallo.
- Carnaval est mort, Premiers essais pour mieux comprendre mon temps, NRF, 1920.
- Sur un cargo, A la découverte du monde connu, NRF, 1924, coll. « Les documents bleus » , n° 10.
Réédition : Gallimard, 1933, coll. « Succès » .
- Locomotives, lithographie de Berthold Mahn, NRF, 1924, coll. « Une oeuvre, un portrait » .
Rééditions : in Les Chasses de Renaut, Deuxième livre de contes, NRF, 1927 ; in Prosateurs modernes, anthologie des prosateurs français du XXe siècle, Groningue-La Haye, Librairie L. B. Wolters,
- La Nuit kurde, poème romanesque, NRF, 1925.
Rééditions : NRF, version définitive, 1933 (réimpressions, 1960, 1981) ; La Bibliothèque française, 1946.
- Le Paradis des conditions humaines, bois gravé de H. Van Straten, Anvers, Ed. Lumière, 1925.
Réédition : in Les Chasses de Renaut, Deuxième livre de contes, NRF, 1927.
- Le Dernier empereur. Une histoire, NRF, 1926.
- Dix filles dans un pré, ill. de Marie Laurencin, Au Sans Pareil, 1926 (réédité dans Offrande à la musique).
- Première journée à Rufisque, Les Cahiers nouveaux 22, Ed. du Sagittaire, 1926.
Réédition : in Cacahouettes et bananes, NRF, 1929 ; Luisant, La Bartavelle, 1998.
- Les Chasses de Renaut, Deuxième livre de contes, NRF, 1927.
- Forces du monde, drame écrit pour un musicien d'après une nouvelle de Gobineau, Les Cahiers de Paris, VIII, 2e série, 1927
Réédition : sous le titre L'Illustre magicien in Offrande à la musique, NRF, 1930.
- Cacahouettes et bananes, A la découverte du monde connu, NRF, 1929, coll. « Les documents bleus. L'Univers » , n° 5.
- Offrande à la musique (Dix filles dans un pré, La Nuit kurde, L'Illustre magicien), NRF, 1930.
- Destin du théâtre, NRF, 1930.
- Destin du siècle, Seconds essais pour mieux comprendre mon temps, Rieder, 1931, coll. « Europe » ; PUF, coll. « Quadrige », 1996, présentation de Michel Trebitsch.
- L'Aigle et Ganymède : I. Sybilla, NRF, 1932.
- Offrande à la politique, Troisièmes essais pour mieux comprendre mon temps, Rieder, 1933, coll. « Europe » .
- L'Anoblissement en France au temps de François Ier. Essai d'une définition de la condition juridique et sociale de la noblesse au début du XVIe siècle, Paris, Alcan, 1934.
Réédition : Genève, Megariotis Reprints, s. d. (1981).
- Naissance d'une culture, Quatrièmes essais pour mieux comprendre mon temps, Rieder, 1936.
- Espagne, Espagne !, Éditions sociales internationales, 1936.
Réédition : Le Temps des cerises, 1996, préface de Carlos Serrano.
- Moscou-Paris, Éditions Raison d'être, 1947.
- Toulon et autres pièces (Une perquisition à Paris en 1940, Naissance d'une cité, La première du Mariage de Figaro), NRF, 1948.
1ère édition (en français) : Toulon. Chronique française en trois époques 1942-1943, Moscou, Éditions en langues étrangères, 1944.
Rééditions : Naissance d'une cité, in Jean Albertini, Avez-vous lu Jean-Richard Bloch ?, Éditions sociales, 1981, p. 222-273 ; Toulon, Gémenos, Les Cahiers de l'Égaré, 1998, préface de Jean-Claude Grosse.
- De la France trahie à la France en armes. Commentaires à Radio-Moscou 1941-1944, Éditions sociales, 1949.
- L'Homme du communisme. Portrait de Staline, Éditions sociales, 1949

Anthologies

- Les plus belles pages de Jean-Richard Bloch, présentées par Aragon, La Bibliothèque française, 1948.
- France, oh France !, (en français), Moscou, Éd. Radouga, 1982.

Préfaces


- Le procès de Rosa. Dispositions, plaidoiries et jugement, préface de Jean-Richard Bloch, Librairie Valois, 1930, « Suite politique italienne » , 5.
- Jaroslav Hasek, Le brave soldat Chveik, trad. du tchèque par Henry Horjsi, préface de Jean-Richard Bloch, Gallimard, 1932 (nombreuses rééditions, dont coll. « Folio » et Messidor, 1991).

Représentations théâtrales

- L'Inquiète, pièce en 5 actes, créée au Théâtre de l'Odéon, dir. Antoine, 1911.
- Le Dernier empereur, deuxième version, créée au Théâtre de l'Odéon, 1926, représentée au Studio des Champs-Elysées, décembre 1928, à Berlin, 1928, à Genève, 1928, à Bruxelles au théâtre du Marais, février 1934, diffusée à la radio de Stockholm, 1929, à la radio française, janvier 1937 (publiée NRF, 1926).
- Dix filles dans un pré, ballet imaginaire en trois actes, créé au Studio de l'Ecole d'Art dramatique de Genève, dir. Carmen d'Assilva, 1927, représenté au studio des Champs-Elysées, 1927 (publié dans Dix filles dans un pré, ill. de Marie Laurencin, Au Sans Pareil, 1926).
- Leonhard Frank, Karl et Anna, pièce en trois actes, traduction de Jean-Richard Bloch, créée au Théâtre Gaston Baty, 1928 (publié, Rieder, 1929, coll. "Les masques").
- Sous le genou des Amazones, fable en 4 actes, créée à l'Institut français de Londres par les élèves de l'Université, 1930.
- La première du Mariage de Figaro, pièce en acte, créée dans un spectacle collecitf, à Paris, 1937 (publié dans Commune et repris dans Toulon et autres pièces, NRF, 1948).
- Naissance d'une cité, spectacle de masse, créé au Palais des sports (Vél.D'Hiv.) dans le cadre des représentations de l'Exposition de 1937 (repris dans Toulon et autres pièces, NRF, 1948).
- Toulon, créé en 1944 à Alger et représenté dans de nombreuses villes d'Afrique du Nord, à Paris, au Théâtre de l'Odéon, de décembre 1945 à mai 1946, à Tokyo, au théâtre Zenshinza, en novembre-décembre 1945, à Citta (URSS) en 1946, etc. (repris dans Toulon et autres pièces, NRF, 1948).


Travaux de Michel Trebitsch sur Jean-Richard Bloch

Préface

- Jean-Richard Bloch, Destin du siècle (1931), Paris, PUF, 1996, coll. « Quadrige » , n° 200, p. 3-52.


Articles et contributions

- « 35 lettres de Max Jacob à Jean-Richard Bloch » , Europe, n° 662, juin-juillet 1984, p. 122-155 et n° 664-665, octobre 1984, p. 139-159.
- « Six lettres de Mussolini à Jean-Richard Bloch » , Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine, n° 2, 1987, p. 305-316.
- « Les intellectuels juifs en France dans les années vingt. Quelques questions » , Combats pour la diaspora, n° 20, 2e trimestre 1987, p. 43-56.
« Jean-Richard Bloch (1884-1947) » , in Michel Drouin (dir.), L'Affaire Dreyfus de A à Z, Paris, Flammarion, 1994, p. 143-146.
- « Jean-Richard Bloch intellectuel européen » , dans Tivadar Gorilovics (dir.), Retrouver Jean-Richard Bloch, Studia Romanica, Université de Debrecen, fasc. XVIII, 1994, p. 141-152.
- « L'intellectuel dans l'action. Lettres de Georges Canguilhem à Jean-Richard Bloch (1927-1946) » , Vingtième siècle. Revue d'histoire, n° 50, avril-juin 1996, p. 111-121.
- « Bibliographie de Jean-Richard Bloch, 1e partie » , Etudes Jean-Richard Bloch, Bulletin de l'association Etudes Jean-Richard Bloch, n° 3-4, printemps 1995, p. 4-13.
- « Bibliographie de Jean-Richard Bloch, 2e partie » , Etudes Jean-Richard Bloch, Bulletin de l'association Etudes Jean-Richard Bloch, n° 6, automne 1996, p. 19-25.
- « Jean-Richard Bloch, de la chronique à l'essai » , dans Nicole Racine et Michel Trebitsch, « La revue Europe » , dossier, Lendemains (Berlin), n° 86-87, 1997, p. 121-134.
- « Les écrivains juifs français de l'Affaire Dreyfus à la Seconde Guerre mondiale » , dans Jean-Jacques Becker et Annette Wieviorka (dir.), Les Juifs de France de la Révolution française à nos jours, Paris, Liana Levi, 1998, p. 169-195 (et notice « Jean-Richard Bloch » ).
- « La Mérigote, pour la vie » , in Via Poitiers. Une ville, des écrivains, des voyageurs, anthologie réunie par Alain Quella-Villéger, Jean-Paul Bouchon, Claude Deméocq, Poitiers, Atlantique / Le Torii, 1998, p. 299-321.
- « Jean-Richard Bloch et l'art du commentaire » , dans « L'écrivain journaliste » , Littératures contemporaines, n° 6, Paris, Klincksieck, 1999, p. 121-142.
- « Jean-Richard Bloch : la revue de combat », in Jacqueline Pluet-Despatins, Michel Leymarie et Jean-Yves Mollier (dir.), La Belle Époque des revues 1880-1914, Paris, Éditions de l’IMEC, 2002, p. 101-109.
- « Les réseaux épistolaires de Jean-Richard Bloch », in Annie Angremy et Michel Trebitsch (dir.), Jean-Richard Bloch ou l’écriture et l’action, op. cit., p. 301-309.
- « Jean-Richard Bloch et la défense de la culture », in Paul Aron, Frédérique Matonti et Gisèle Sapiro, Le Réalisme socialiste en France, Sociétés et Représentations (Paris 1), n° 15, 2003, p. 65-76.
« De la situation faite à l’écrivain juif dans le monde moderne : Jean-Richard Bloch, entre identité, littérature et engagement », Archives juives, n°36/2, 2e semestre 2003, P. 43-57.

Études Jean-Richard Bloch

Écrivain et intellectuel engagé important du premier XXe siècle, Jean-Richard Bloch a été quelque peu oublié depuis les années 1960. Aussi faut-il saluer la naissance depuis le printemps 1993 de l'association Études Jean-Richard Bloch, animée par une équipe de chercheurs et d'universitaires sous la houlette de Madeleine Rebérioux et de Claude Bloch, fille de l'écrivain. Plusieurs signes, il est vrai, annonçaient le regain d'intérêt pour l'homme et l'oeuvre : un colloque en avril 1992, dont les actes ont été publiés en 1995 sous le titre Retrouver Jean-Richard Bloch par la revue hongroise Studia Romanica, une superbe exposition au musée Sainte-Croix de Poitiers (avril-juin 1993). La tâche que s'est fixée l'association - réédition d'ouvrages devenus inaccessibles, publication d'inédits et d'études critiques - est à la mesure du monumental fonds Jean-Richard Bloch déposé au Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, que La Revue des revues avait brièvement présenté en 1988 (Christophe Prochasson, "Les papiers de Jean-Richard Bloch", La revue des revues, n° 6, automne 1988, p. 21). Carnets, manuscrits, dossiers de presse et surtout plus de cinquante volumes de correspondance composent un ensemble essentiel et encore peu exploité sur les milieux et réseaux intellectuels d'une guerre mondiale à l'autre

Études Jean-Richard Bloch - Siège social : 64, rue Stendhal - 75020 Paris.


D'ores et déjà dotée d'un bulletin périodique , dont sept numéros ont déjà paru, l'association a tenté de mettre en route des Cahiers Études Jean-Richard Bloch. Un premier Cahier, consacré à l'édition de la correspondance Jean-Richard Bloch - Georges Duhamel (1911-1946), préparée par Wolfgang Asholt et Arlette Lafay, a paru en juin 1996, en co-édition avec les Amis de l'Abbaye et de Georges Duhamel. Surtout, c'est notamment à l'action de l'association qu'on doit plusieurs rééditions d'ouvrages depuis longtemps inaccessibles de Jean-Richard Bloch :

- Destin du siècle (1931), présentation de Michel Trebitsch, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 1996.
- Espagne ! Espagne ! (1937), préface de Carlos Serrano, Paris, Le Temps des cerises, 1996
- ... Et C° (1918), préface de Max Gallo, Paris, Gallimard, 1997.
- Première journée à Rufisque (1926), Luisant, La Bartavelle, 1998.
- Toulon (1944), Gémenos, Les Cahiers de l'Égaré, 1998, préface de Jean-Claude Grosse
- Offrande à la poésie, Poitiers, Le Torii Éditions, 2001.


Plusieurs autres initiatives ont manifesté le regain d'intérêt pour Jean-Richard Bloch. Ses enfants avaient légué sa bibliothèque de 15000 volumes à la bibliothèque municipale de Poitiers. Celle-ci, devenue de la Médiathèque François Mitterrand, a baptisé une de ses salles du nom de l'écrivain (11 juin 1997) et organisé, du 19 septembre au 25 octobre 1998, une vaste exposition sur les « Dédicaces, itinéraires et voyages » de Jean-Richard Bloch. Mais la principale manifestation a été, à l'occasion du cinquantenaire de sa mort, l'organisation les 27 et 28 novembre 1997, en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France, d'un colloque international sur le thème « Jean-Richard Bloch, ou l'écriture et l'action » . Les actes de ce colloque sont parus aux éditions de la BN en 2002.