16/04/04
Henri Lefebvre (1901-1991)
Près
de dix ans après sa mort, la pensée d'Henri Lefebvre demeure,
sinon incomprise ou méconnue, du moins mal interprétée,
parce qu'il n'a jamais été facile de la classer sur la table de
Mendeleiev de la « pensée contemporaine ». Trop communiste
pour être philosophe, trop philosophe pour être communiste, Lefebvre
n'a sans doute pas su se construire un profil de carrière susceptible
de le faire reconnaître pleinement par l'une ou l'autre des institutions,
de se muer en académicien de la conscience comme Sartre ou Aron, ou en
apparatchik politique comme Aragon. Cela est bien connu lorsqu'il s'agit de
l'histoire de ses rapports avec le parti communiste. Venant de l'avant-garde
politico-mystique (le groupe Philosophies), il y entre en 1928, mais pour tenter
de faire de la théorie marxiste à l'heure où Staline prépare
la collectivisation et où Thorez va mettre en place la stalinisation
à la française. On comprend que les intellectuels-de-parti n'aient
pas su par quel bout prendre quelqu'un qui travaillait non seulement, le premier
en France, sur les fameux « manuscrits de jeunesse » de Marx destinés
à un si bel avenir de coupure épistémologique, mais aussi
sur Hegel, sur Nietzsche, sur Kierkegaard, sur Pascal. La seule époque
où Henri Lefebvre fera figure de « philosophe officiel »
du PCF durera de la Libération à l'automne 1947, et c'est la seule
où il donnera quelques gages douteux de bonne volonté, en particulier
dans l'« affaire Nizan ». Mais c'est aussi le moment où il
publie des ouvrages bien éloignés de la « science prolétarienne
», en particulier le premier volume de Critique de la vie quotidienne.
Sa rupture avec le stalinisme, progressive dès 1953, ouverte dès
avant 1956, conduira à son exclusion en 1958 (Michel Trebitsch : L'exclusion
d'Henri Lefebvre en 1958 : philosophie et politique)..
On ne peut donc s'étonner que le parti communiste ne se soit pas réellement
intéressé à la pensée de Lefebvre, sauf à
des fins publicitaires, puis pour le condamner, avant de le réintroduire
à partir des années 1980. Ce qui est autrement plus captivant
et même énigmatique, c'est la relation établie par la philosophie
française avec le marxisme lefebvrien. La place qui lui est accordée
dans les (rares) ouvrages sur la question est étonnamment limitée,
voire nulle. Qu'on aimerait rappeler, pourtant, à Vincent Descombes que
Le Même et l'autre est le titre de l'introduction rédigée
par Henri Lefebvre aux Recherches philosophique sur l'essence de la liberté
humaine de Schelling, parues chez Rieder en 1926 ! On peut émettre
l'hypothèse que la méconnaissance à l'égard de Lefebvre
est, en France, à l'exacte mesure de la fascination équivoque
exercée par Heidegger. La phénoménologie à la française,
qu'elle se soit appelée existentialisme dans les années 1950 ou
structuralisme dans les années 1960, ne pouvait susciter qu'un mécanisme
de rejet à l'endroit de la tentative de greffe lefebvrienne. Le débat
avec Henri Lefebvre a été minutieusement circonscrit : quelques
lignes chez Sartre (Critique de la raison dialectique), quelques affrontements
plus sérieux sur Pascal et l'aliénation avec Lucien Goldmann,
c'est-à-dire, indirectement, avec Lukàcs. Voilà pourquoi
ce n'est jamais véritablement la pensée de Lefebvre qui a été
discutée en France (à la différence de l'Allemagne, de
l'Italie et, plus récemment, des États-Unis), mais son statut
de philosophe. Défini avant tout comme sociologue (du quotidien, de la
ville, de l'urbain, avant tout) et enfermé dans cette fonction, il ne
pouvait qu'être perdant face à la montée en puissance de
la sociologie américaine d'un côté, du monolithe bourdivin
de l'autre. Mais personne n'a tenté d'éclairer les choix sociologiques
de Lefebvre par sa posture philosophique, c'est-à-dire la volonté
d'introduire dans la pensée, de faire accéder à la pensée,
comme il aimait à le dire, un certain nombre de concepts, parmi lesquels,
au tout premier rang, celui de quotidienneté et celui de modernité
(Michel Trebitsch : Henri Lefebvre en regard de Michel de Certeau : Critique
de la vie quotidienne). On lui lançait alors un autre reproche oblique
: ses élaborations conceptuelles demeuraient approximatives, sinon fumeuses.
Et depuis quand le « je ne sais quoi » a-t-il empêché
Jankelevitch d'être pris pour un philosophe et non pas pour un essayiste
?
Henri Lefebvre a beaucoup écrit, peut-être trop, et s'il s'est
répété souvent, c'est qu'une même interrogation parcourt
l'ensemble de son oeuvre. Ses premiers textes publiés, en 1924-1925,
sont des « Fragments d'une philosophie de la conscience ». De
La Conscience mystifiée (1936) à Critique de la vie quotidienne
(1947), d'Introduction à la modernité (1962) à
La Fin de l'histoire (1970), de La Présence et l'absence
(1980) à Qu'est-ce que penser ? (1985), il n'a cessé
de vouloir fournir à cette interrogation sur les conditions de la conscience
une réponse qui soit à la fois philosophique et métaphilosophique,
parce que le marxisme lui apparaissait à la fois comme philosophie et
dépassement de la philosophie. Les seuls qui aient réellement
tenté de débattre avec Henri Lefebvre, ce sont les milieux chrétiens
: le personnalisme aux temps de la naissance d'Esprit, des jésuites
comme le Père Calvez au lendemain de la guerre. Ce n'est pas un hasard.
La phénoménologie à la française s'est construite
à la fois contre le marxisme et contre la partie la plus visible, ou
du moins la plus militante, de l'existentialisme chrétien. Peut-être
est-ce ce dernier qui, au bout du compte, l'a emporté ; mais quand se
constitue l'existentialisme sartrien, puis quand se met en branle, via Lévi-Strauss,
Barthes ou Althusser, la victoire structuraliste des « sciences de l'homme
» sur la philosophie, c'est par référence et en situation
polémique par rapport au marxisme. C'est en ce sens que, face à
Marx, il fallait un héros (héraut ?) - Heidegger - et des vérités
marginales (Kojève, Bataille, le Collège de sociologie) ou exotiques
(Lukàcs, Marcuse, l'école de Francfort), et surtout pas chercher,
là, sous nos pieds, si quelqu'un d'autre s'essayait aux mêmes exercices
spirituels : pourquoi des penseurs en temps de détresse ?
Michel Trebitsch
Ouvrages
d'Henri Lefebvre
(NB : cette bibliographie sera progressivement augmentée de celle des
articles d'Henri Lefebvre et des études sur lui. Elle reprend et complète
celle parue dans Rémi Hess, Henri Lefebvre et l'aventure du siècle,
Paris, A. M. Métailié, 1988)
- Schelling, Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté
humaine et sur les problèmes qui s'y rattachent, introduction («
Le même et l'autre », p. 7-64), traduction de Georges Politzer,
Paris, Rieder, 1926.
- (en collaboration avec Norbert Guterman) Karl Marx, Morceaux choisis,
introduction, textes choisis par Paul Nizan et Jean Duret, Paris, NRF, 1934
(rééd. partielle. Karl Marx, Œuvres choisies, Paris,
Gallimard, 1963-1964, 2 vol., coll. « Idées »).
- (en collaboration avec Norbert Guterman) La Conscience mystifiée,
Paris, NRF, 1936, coll. « Les Essais » (rééd., Paris,
Le Sycomore, 1979 ; Paris, Syllepse, 1999, augmentée de La Conscience
privée, préfaces de Lucien Bonnafé et René
Lourau).
- Le Nationalisme contre les nations, préface de Paul Nizan,
Paris, Éditions sociales internationales, 1937, coll. « Problèmes
» (rééd. avec présentation de Michel Trebitsch et
postface d'Henri Lefebvre, Paris, Méridiens Klincksieck, 1988).
- Hitler au pouvoir. Les enseignements de cinq années de fascisme
en Allemagne, Paris, Bureau d'éditions, 1938.
- (en collaboration avec Norbert Guterman) Cahiers de Lénine sur
la dialectique de Hegel, traduction, introduction et notes, Paris, NRF,
1938 (rééd. Paris, Gallimard, 1967, coll. « Idées
»).
(en collaboration avec Norbert Guterman) Hegel, Morceaux choisis, traduction
et introduction, Paris, NRF, 1939 (rééd. Paris, Gallimard, 1969,
2 vol., coll. « Idées »).
- Nietzsche, Paris, Éditions sociales internationales, 1939,
coll. « Socialisme et culture » (rééd. Paris, Syllepse,
avec une préface de Michel Trebitsch, à paraître).
- Le Matérialisme dialectique, Paris, Alcan, 1940, « Nouvelle
encyclopédie philosophique » (rééd. Paris, PUF, 1947,
7e en 1974).
- L'Existentialisme, Paris, Éditions du Sagittaire, 1946.
- Logique formelle, logique dialectique (tome 1 de A la lumière
du matérialisme dialectique), Paris, Éditions sociales, 1947
(2e éd. avec préface, Paris, Anthropos, 1969, 3e éd. Paris,
- Messidor-Éditions sociales, 1982).
- Critique de la vie quotidienne, I. Introduction, Paris, Grasset,
1947, coll. « Les Témoins » (rééd. avec avant-propos,
Paris, L'Arche, 1958, coll. « Le sens de la marche »).
- Marx et la liberté, Genève, Éditions des Trois
collines, 1947.
- Descartes, Paris, Éditions d'Hier et d'aujourd'hui, 1947.
- Pour connaître la pensée de Karl Marx, Paris, Bordas,
1948, coll. « Pour connaître » (2e éd. augmentée
avec préface d'avril 1955, Paris, Bordas, 1956 ; 3e éd. avec préface
de février 1985, Paris, Bordas, 1985).
- Le Marxisme, Paris, PUF, 1948, coll. « Que sais-je ? »
n° 300 (20e éd. 1983).
- Diderot, Paris, Les Éditeurs français réunis,
1949, coll. « Hier et aujourd'hui » (rééd. Diderot,
ou les affirmations fondamentales du matérialisme, Paris, L'Arche,
1983, coll. « Le sens de la marche »).
- Pascal, tome 1, Paris, Nagel, 1949, coll. « Pensées
».
- Contribution à l'esthétique, Paris, Éditions
sociales, 1953.
- Pascal, tome 2, Paris, Nagel, 1954, coll. « Pensées
».
- Musset, Paris, L'Arche, 1955, coll. « Les grands dramaturges
» (2e éd. revue et corrigée, 1970, coll. « Travaux
»).
- Rabelais, Paris, Les Éditeurs français réunis,
1955.
- Pignon, Paris, Édition Falaise, 1956 (2e éd. augmentée,
Paris, Le Musée de Poche, Jacques Goldschmidt, ill., 1970).
- Pour connaître la pensée de Lénine, Paris, Bordas,
1957, coll. « Pour connaître ».
- Problèmes actuels du marxisme, Paris, PUF, 1958 (4e éd.,
1970, coll. « Initiation philosophique »).
- Allemagne, Paris-Zurich, Éd. Braun-Atlantis Verlag, photos
et notices par Martin Hurlimann, 1958.
- La Somme et le reste, Paris, La Nef de Paris, 2 vol., 1959 (2e éd.
tome 2 seulement, Paris, Bélibaste, 1973 ; 3e éd. complète,
présentation de René Lourau, Paris, Méridiens Klincksieck,
1989).
- Critique de la vie quotidienne, II. Fondements d'une sociologie de la
quotidienneté, Paris, L'Arche, 1962.
- Introduction à la modernité, Paris, Éditions
de Minuit, 1962, coll. « Arguments ».
- La vallée de Campan. Étude de sociologie rurale, Paris,
PUF, 1963, coll. « Bibliothèque de sociologie contemporaine ».
- Marx, Paris, PUF, 1964, coll. « Philosophes ».
- Pyrénées, Lausanne, Éd. Rencontre, 1965, coll.
« L'Atlas des voyages ».
- Métaphilosophie, Paris, Éditions de Minuit, 1965, coll.
"Arguments" (rééd. Paris, Syllepse, 2000, préface
de Georges Labica).
- La Proclamation de la Commune, Paris, Gallimard, 1965, coll. «
Trente journées qui ont fait la France ».
- Le Langage et la société, Paris, Gallimard, 1966, coll.
« Idées ».
- Sociologie de Marx, Paris, PUF, 1966, coll. « Sup » (3e
éd. 1974, coll. « Le sociologue »).
- Position : contre les technocrates, Paris, Gonthier, 1967 (rééd.
Vers le cybernanthrope, contre les technocrates, Paris, Denoël-Gonthier,
1971, coll. « Médiations »).
- Le Droit à la ville, Paris, Anthropos, 1968.
- La Vie quotidienne dans le monde moderne, Paris, Gallimard, 1968,
coll. « Idées ».
- L'Irruption de Nanterre au sommet, Paris, Anthropos, 1968 (rééd.
Mai 1968, l'irruption de Nanterre au sommet, Paris, Syllepse, 1998,
oréface et postface de René Lourau, René Mouriaux, Pierre
Cours-Salies).
- Du rural à l'urbain, Paris, Anthropos, 1970.
- La Révolution urbaine, Paris, Gallimard, 1970, coll. «
Idées ».
- La Fin de l'histoire, Paris, Editions de Minuit, coll. « Arguments
», 1970.
- Le Manifeste différentialiste, Paris, Gallimard, 1971, coll.
« Idées ».
- Au-delà du structuralisme, Paris, Anthropos, 1971.
- La Pensée marxiste et la ville, Paris-Tournai, Castermann,
1972, coll. « Mutations-Orientations ».
- Trois textes pour le théâtre (Dans le ventre du cheval,
L'incendiaire, Je-tu(e)-il ou : le chant du signe), Paris, Anthropos, 1972.
- (avec Pierre Fougeyrollas) Le Jeu de Kostas Axelos, Montpellier,
Fata Morgana, 1973;
- Espace et politique (Le droit à la ville II), Paris, Anthropos,
1973.
- La Survie du capitalisme, la reproduction des rapports de production,
Paris, Anthropos, 1973.
- La Production de l'espace, Paris, Anthropos, 1974.
- Le Temps des méprises, Paris, Stock, 1975, coll. « Les
grands leaders ».
- Hegel, Marx, Nietzsche ou le royaume des ombres, Paris-Tournai, Castermann,
1975, coll. « Synthèses contemporaines ».
- L'Idéologie structuraliste, Paris, Seuil, 1975, coll. «
Points » (rééd. partielle de Au-delà du structuralisme).
- De l'État, Paris, UGE, coll. « 10:18 », 4 tomes
:
1. L'État dans le monde moderne, 1976.
2. Théorie marxiste de l'État de Hegel à Mao,
1976.
3. Le mode de production étatique, 1977.
4. Les contradictions de l'État moderne (La dialectique et/de
l'État), 1978.
- (en collaboration avec Catherine Régulier) La Révolution
n'est plus ce qu'elle était, Paris, Editions libres-Hallier, 1978.
- La Présence et l'absence. Contribution à la théorie
des représentations, Paris, Castermann, 1980, coll. « Synthèses
contemporaines ».
- Une pensée devenue monde. Faut-il abandonner Marx ?, Paris,
Fayard, 1980.
- Critique de la vie quotidienne, III. De la modernité au modernisme
(Pour une métaphilosophie du quotidien), Paris, L'Arche, 1981, coll.
« Le sens de la marche ».
- Qu'est-ce que penser ?, Paris, Publisud, 1985.
- Le Retour de la dialectique. Douze mots-clefs pour le monde moderne,
Paris, Messidor-Editions sociales, 1986, coll. "Théorie".
- Lukacs 1955, Paris, Aubier, 1986 (avec Patrick Tort, Etre marxiste
aujourd'hui).
- (en collaboration avec le groupe de Navarrenx) Du contrat de citoyenneté,
Paris, Syllepse et Périscope, 1991.
- Éléments de rythmanalyse. Introduction à la connaissance
des rythmes, préface de René Lourau, Paris, Syllepse, 1992.
Travaux
de Michel Trebitsch sur Henri Lefebvre
Préfaces
- Henri Lefebvre, Le Nationalisme contre les nations, réédition,
Paris, Méridiens Klincksieck, 1988, p. 7-17.
- Henri Lefebvre, Critique of Everyday
Life. Volume I. Introduction, traduction anglaise, Londres, Verso,
1991, p. IX-XXVIII.
- Henri Lefebvre,
Critique of Everyday Life. Volume II. Foundations
for a Sociology of the Everyday, traduction anglaise, Londres, Verso,
2002, p. IX-XXIX.
- Henri Lefebvre, Nietzsche, réédition, Paris, Syllepse,
à paraître.
- Henri Lefebvre, Critique of Everyday
Life. Volume III. (1981),
traduction anglaise, Londres, Verso, à paraître 2004.
Articles et contributions
- « Le philosophe et le politique », dans Henri Lefebvre, Lukàcs
1955 / Patrick Tort, Etre marxiste aujourd'hui, Paris, Aubier, 1986,
p. 21-24.
- « Le renouveau philosophique avorté des années trente
», entretien avec Henri Lefebvre, Europe, n° 683, mars 1986,
p. 28-40.
- « Les mésaventures du groupe Philosophies (1924-1933) »,
La Revue des revues, n° 3, printemps 1987, p. 6-9.
- « Le groupe Philosophies, de Max Jacob aux Surréalistes »,
dans Jean-François Sirinelli (dir.), « Générations
intellectuelles », Cahiers de l'IHTP, n° 6, novembre 1987,
p. 29-38.
- « Henri Lefebvre et la revue Avant-Poste : une analyse marxiste
marginale du fascisme », Lendemains, n° 57, 1990, p. 77-88.
- « Le groupe Philosophies et les surréalistes (1924-1925) »,
Mélusine, n° XI, 1990, p. 63-86.
- « Philosophie et marxisme dans les années trente : le marxisme
critique d'Henri Lefebvre », dans Régine Robin (dir.), L'Engagement
des intellectuels dans la France des années trente (Actes du colloque
de l'UQAM, Montréal, mai 1989), Université du Québec à
Montréal, 1990, p. 12-44 (version anglaise dans « Engagement
: French cultural politics in the Thirties », Annals of Scholarship,
1991, vol. 8, n° 1, p. 9-32.).
- « Henri Lefebvre : Critique de la vie quotidienne », Revue
M, n° 50, décembre 1991, p. 27-33.
- « Correspondances d'intellectuels. Le cas des lettres d'Henri Lefebvre
à Norbert Guterman (1935-1947) », dans Nicole Racine et Michel
Trebitsch (dir.), Sociabilités intellectuelles. Lieux, milieux, réseaux,
Cahiers de l'IHTP, n° 20, mars 1992, p. 70-84.
- « Le front commun de la jeunesse intellectuelle. Le "Cahier de
revendications" de décembre 1932 », dans Gilbert Merlio (dir.),
Ni gauche, ni droite : les chassés-croisés idéologiques
des intellectuels français et allemands dans l'entre-deux-guerres,
Bordeaux, Editions de la MSH d'Aquitaine, 1995, p. 209-227.
- « Henri Lefebvre », dans Jacques Julliard et Michel Winock (dir.),
Dictionnaire des intellectuels, Paris, Seuil, 1996, p. 691-693.
- « Henri Lefebvre et la critique radicale », dans Séminaire
de recherche « Les années 68 : événements, cultures
politiques et modes de vie » (IHTP, 17 mars 1997), Lettre d'information,
n° 23, juillet 1997, p. 1-23.
- « Voyages autour de la révolution. Les circulations de la pensée
critique de 1956 à 1968 », in G. Dreyfus-Armand, R. Frank, M.-F.
Lévy, M. Zancarini-Fournel, Les Années 68. Le temps de la
contestation, Bruxelles, Complexe, 2000, p. 69-87.
- « Henri Lefebvre en regard de Michel de Certeau : Critique de la vie
quotidienne », in Christian Delacroix, François Dosse, Patrick
Garcia, Michel Trebitsch (dir.), Michel de Certeau, les chemins d’histoire,
Bruxelles, Complexe, 2002, p. 141-157.
- « Henri Lefebvre et l’autogestion », in Frank Georgi (dir.),
Autogestion. La dernière utopie ? (actes du colloque CHS, Paris
1, juin 2001), Paris, Publications de la Sorbonne, 2003, p. 65-77.
Sites web sur
Henri Lefebvre
Rob Shields :
http://www.carleton.ca/~rshields/lefebvre.htm
Lefebvre et l’urbain :
http://www.univ-tours.fr/editions/som27.htm
Sites situationnistes :
http://www.notbored.org
http://www.chez.com/debordiana/francais
Séminaire Georges Pérec :
http://www.associationperec.org/seminaire/200102/matthieuremy.html
Stuart Elden
http://www.anarchitektur.com/aa01-lefebvre/elden.html
http://home.clara.net/stuart.elden/ppg.htm
Andrew Merrifield :
http://www.rgs.org/trans/93184/93184006.pdf